La Joie de Georges Bernanos

Titre du roman: La Joie
Auteur: Georges Bernanos
Date de sortie: 12 septembre 1999
Editeur: Edition de Crémille
Total de pages: 258
Genre: Drame, folie
Prix: 12,56

Résumé:
« M. de Clergerie, sa mère (qui joue la comédie de la folie) et sa fille, Chantal, ont provisoirement quitté Paris pour un séjour à Laigneville. Ils profitent de l’agréable été normand. Au cours d’une discussion avec son père, la jeune Chantal laisse percevoir sa nature mystique, sa pureté et sa simplicité, mais elle ne se sent pas prête pour prendre le voile. Son père souhaite pourtant qu’elle s’établisse: il est surtout soucieux de sa carrière de savant et du fauteuil qu’il brigue à l’Académie. Une scène avec sa grand-mère qui a perdu la raison montre les aptitudes étranges et comme surnaturelles de Chantal de Clergerie: elle semble capable de communiquer avec les âmes… »

Avis: 
Ce roman était agréable à lire, mais je me perdais souvent entre les personnages et le contexte. Je vais essayer de vous résumer ce que j’ai compris. L’histoire tourne autour de Chantal. Elle et sa famille vont à Laigneville pour un court séjour. Son père veut qu’elle soit dans la religion, mais elle a un autre projet. Elle est d’une nature rêveuse et rêve au grand amour. Sa mère n’a que très peu de voix dans l’histoire. Sa grand-mère Françoise perd la tête et révèle des histoires qui n’ont ni queue ni tête. Elle vit sa vie jusqu’au jour où son père parle de mariage pour elle. Elle doit alors faire un choix.

J’ai beaucoup apprécié la grand-mère folle qui n’a pas peur des mots. Elle raconte des histoires avec aucun sens, prend des personnes pour des autres. Je l’ai apprécié, car elle m’a rappelé une histoire que j’avais écrite qui avait pour thème principal la folie. Ça montre aussi que la folie est l’un des contraires de la joie qui a donné son titre à l’oeuvre. J’ai aussi apprécié Chantal qui veut vivre sa vie comme bon lui chante et qui n’hésite pas à le dire à son père, académicien. 

Pour parler de la fin, que dire… La fin va bien avec le déroulement du roman, mais je ne l’aime pas pour autant. Je ne vais pas vous le dévoiler, mais je n’aime pas les romans qui se terminent mal. Je referme le livre en ressentant de la colère contre l’auteur qui a pu imaginer une telle fin et contre le roman. Je sais que la vraie vie ne se termine pas toujours bien, mais j’aimerais que le roman est cette possibilité et même cette obligation. Mais cela reste mon avis.

Pour en conclure, je m’excuse par avance de cette courte critique. Je suis en panne d’inspiration, car ce roman ne m’a pas inspiré. Je pense, qu’en grande partie, c’est dû au siècle de l’auteur, mais aussi à l’histoire. Malgré une écriture que j’ai aimée, je n’ai pas été touché par l’histoire. Elle ne m’a pas fait d’effet. C’est mon ressenti. J’ai pourtant lu des histoires de ce siècle, mais je ne sais pas. Quand on n’a pas le feeling avec le roman, rien y fait. C’est comme ça ! J’espère ne pas vous dégouter du roman. Comme je le dis souvent, il ne faut se fier qu’à son ressenti. Lisez-le pour savoir ce que vous en pensez.  

Paris-Saint-Denis de Paul Besson

Titre du roman: Paris-Saint-Denis
Auteur: Paul Besson
Date de sortie: 30 octobre 2019
Editeur: J.C. Lattès
Total de pages: 200
Genre: Autobiographie
Prix: 18,00

Résumé:
« Paul a trente ans. Il termine ses études, enchaîne les petits boulots, cherche un appartement avec sa copine. Il entre dans l’âge adulte à reculons : il boit, fume trop, travaille peu ou mal, sort la nuit, marche pendant des heures, se perd. Il aimerait habiter Paris, mais c’est à Saint-Denis qu’il trouve un appartement. Certains lui ont dit que c’était la ville la plus dangereuse de France, d’autres la cité des rois. Mais c’est une autre ville qu’il découvre. Il raconte un monde qu’on ne voit pas, des hommes qui vivent la nuit. Un dealer de crack lui sauve la vie, un coiffeur virtuose lui apprend à se taire, une caissière lui enseigne la patience. »

Avis: 
C’est un roman qui se lit très facilement et très vite. C’est un homme du nom de Paul qui est en M2 philosophie. Si en M1, il avait des bonnes notes et avait un avenir tout tracé, la M2 s’avère compliqué. Il ne pense qu’à être artiste et ne pense plus à son master. Il a une copine. Carine a terminé ses études et a une bonne situation. Elle subvient aux besoins des deux. Ils habitent dans un studio sur Paris. Ils voudraient trouver plus grand, mais sont assez exigeants. Ils s’installent donc à Saint-Denis où la vie est complètement différente de Paris. Il y a un autre mode de vie, une autre population. Il va donc devoir s’adapter au nouveau climat.

J’ai été attirée par le roman, car je vais à l’université de Paris 8 qui se trouve à Saint Denis. J’ai donc connu la ville grâce à elle. En lisant le livre, j’ai reconnu quelque endroit et j’ai donc pu entrevoir la vie de l’auteur comme si le film passait au travers de ma télé. Ça m’a fait bizarre, mais en même temps, j’ai pris du plaisir. Je lisais des extraits de roman à mon copain et je pouvais dire que je connaissais tel endroit ou encore m’identifier à certains passages.

Paul Besson écrit simplement son histoire sans mettre de couleurs. Il montre son quotidien. Je l’ai aimé pour plusieurs raisons. C’est un artiste qui veut vivre de sa passion et comme tout bon artiste, il s’y met à fond. Il va jusqu’à oublier ses études, son couple, sa vie. J’aime énormément les artistes, car moi-même, je veux vivre de ma passion donc j’admire ça. C’est quelqu’un qui vit dans l’émotion chaque jour. Quand une impulsion lui prend, il faut qu’il s’en occupe maintenant avant que l’impulsion s’en aille. Il a un côté rêveur que j’ai aussi donc je n’ai pas eu de mal à rentrer dans sa peau. Mais ce qui m’a déplu en lui, c’est qu’il prend des drogues pour rentrer dans un état second. J’ai toujours eu les drogues en horreur et je sais que ce n’est pas un bon moyen pour s’échapper du quotidien qu’il subit. Il a ce côté « je ramène les choses au lendemain », ce côté « flemmard ». Mais malgré tout, ça ne m’empêche pas de m’identifier à lui, car je suis un peu comme ça même si je le suis moins maintenant.

J’ai aimé la plume de l’auteur, mais ce que j’ai trouvé dommage, c’est que le roman était trop simple. Il ne perd pas le lecteur dans son histoire personnelle. Il montre de but en blanc sa vie sans filtre. Il montre ses émotions, ses problèmes, là n’est pas le souci. Mais je trouve qu’il manquait quelque chose. Peut-être un peu plus de pages pour qu’on puisse rentrer davantage dans sa tête ou peut-être un changement dans l’écriture (qu’il ne soit pas aussi simple à lire). Je ne sais pas.

Même si ce n’est pas un coup de coeur, ça reste un livre agréable à lire. Je le conseille comme lecture si vous voulez vous vider la tête. Je remercie Netgalley France de m’avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l’aurais jamais lu.

L’Atlantide de Pierre Benoît

Titre du roman: L’Atlantide
Auteur: Pierre Benoît 
Date de sortie: 10 janvier 1973
Editeur: Edition Famot
Total de pages: 247
Genre: Aventure, Science-Fiction, Fantastique
Prix: 7,30

Résumé:
« Au cours d’une exploration dans le Sahara, deux officiers français, André de Saint-Avit et Jean-Marie-François Morhange sont capturés et se retrouvent dans un palais merveilleux, un véritable paradis terrestre. Ils apprennent alors qu’ils sont prisonniers d’une femme, la reine, la sultane, la souveraine absolue du Hoggar, Antinéa, petite-fille de Neptune, la dernière descendante des Atlantes, et que, dès qu’ils l’auront vue, ils renieront tout pour elle, famille, patrie, honneur… »

Avis: 
Après avoir lu le livre, j’ai fait des recherches sur L’Atlantide et j’ai appris beaucoup de choses. Le mythe a été inventé par Platon dans Critias et Timée. Au fil du temps, deux groupes se sont créés: les chercheurs et des historiens qui ont tenté de trouver cette fameuse île et les chercheurs qui disaient que cette île n’était qu’un mythe et seulement un mythe. Des écrivains ont fait des romans sur cett île mystérieuse dont Pierre Vidal-Naquet (L’Atlantide, histoire d’un mythe). Pierre Benoît s’est essayé à cet exercice ce qui a donné ce roman. 

Pierre Benoît imagine alors 3 personnages: André de Saint-Avit, Jean-Marie-François Morhange et le narrateur. Ils font une exploration dans le Sahara. Ils ne se connaissent pas et doivent partir en mission ensemble. Tout ne se passe pas aussi bien que prévu. Ils se font capturer par la reine Antinéa. Elle les retient prisonniers dans son palais qui est sur l’Atlantide. Ils font alors des découvertes qui feront froid dans le dos. Je ne vous dis pas plus. À vous de le découvrir. 

Ce roman regorge de symboles mythologiques. On apprend qu’Antinéa est la petite-fille de Neptune (Dieu Grec des eaux vives et des sources). L’histoire tourne autour des Grecs du temps des Mycéniens et des Minoens (1700 à 1200 av J.-C) et au Ve siècle apr J.-C. Toute la magie règne entre les symboles qui conduisent les deux personnages dans la bonne direction et les révélations liées à cette île. Les Touaregs sont les habitants du Sahara central. Ils sont aussi au service de la reine Antinéa. Ce roman a un côté historique mais j’ai préféré le côté mythologique, assez magique. 

Je n’ai pas eu d’attaches envers les personnages, car ce sont des explorateurs et je n’ai rien d’une exploratrice. Il y a donc 3 personnages: André de Saint-Avit, Jean-Marie-François Morhange et le narrateur de l’histoire. Le premier chapitre parle d’un manuscrit disparu rédigé par le lieutenant Olivier Ferrière. André fait le récit de ses aventures et qui se poursuit pendant tout le roman. 

J’ai beaucoup aimé l’écriture de Pierre Benoît qui arrive à prendre un mythe pour en faire une histoire concrète mais irréaliste. Même si au début, je n’ai pas accroché au roman, car l’action s’installe dès la première page sans trop d’explication, la suite m’a fait fantasmer. J’ai imaginé chaque moment, chaque page et le résultat était à la hauteur. La fin n’est pas spectaculaire, mais le livre, lui, est impressionnant. Il mérite amplement le grand prix du roman de l’Académie française. 

Le Cercle de Dave Eggers

Titre du roman: Le Cercle
Auteur: Dave Eggers
Date de sortie: 8 juin 2017
Editeur: Gallimard
Total de pages: 576
Genre: Science-fiction, dystopie
Prix: 8,50

Résumé:
« Quand Mae Holland est embauchée par le Cercle, elle n’en revient pas. Installé sur un campus californien, ce fournisseur d’accès Internet relie les mails personnels, les réseaux sociaux, les achats des consommateurs et les transactions bancaires à un système d’exploitation universel, à l’origine d’une nouvelle ère hyper-numérique, prônant la civilité et la transparence. Alors que la jeune femme parcourt les open-spaces, les immenses cafétérias en verre, les dortoirs confortables pour ceux qui restent travailler le soir, la modernité des lieux et l’intense activité la ravissent. Mae n’en croit pas sa chance de travailler pour l’entreprise la plus influente qui soit – même si le campus l’absorbe entièrement, l’éloignant de plus en plus de ses proches, même si elle s’expose aux yeux du monde en participant au dernier projet du Cercle, d’une avancée technologique aussi considérable qu’inquiétante. »

Avis: 
Mae Holland est employée dans une entreprise de misère. Annie, une de ses amies lui téléphone pour lui dire qu’elle lui a obtenu un entretien dans son entreprise le Cercle. Elle le passe haut la main et se retrouve au plus bas de l’échelle: à l’Expérience client. Elle se montre pleine de volonté malgré la maladresse dont elle fait preuve (oubli de s’intégrer…). Elle voit le Cercle comme un paradis (les dortoirs, les restaurants, les lieux…). En retour, on attend de Mae qu’elle partage toutes ses données, ses faits et gestes et même ses pensées. Son père souffre de la sclérose en plaques. Ayant une mutuelle qui ne couvre pas tous les soins, sa mère est surmené. Le Cercle les prend sous son aile. Mais tout cela n’est pas gratuit et ils se rendent assez vite compte que tout n’est pas gratuit. Sa famille s’éloigne. Que doit-elle faire ?

La technologie est au cœur du roman et Dave Eggers va jusqu’à montrer les limites de toute la technologie. On se téléporte dans le futur pour voir ce qui va arriver si on ne met pas de limites à notre vie. Plus de vie privée, plus de secret, tout est exposé avec des caméras. Les personnes décrivent leur vie par seconde et l’once d’humanité de chacun d’eux s’envole. Tout le monde devient des sujets et celui qui ne veut pas s’intégrer, est rejeté par la société. 

Je n’ai pas eu particulièrement d’attaches dans ce roman. Le seul qui m’a donné un peu d’espoir est l’ami d’enfance de Mae, Il ne veut pas s’intégrer à ce mode de vie et va jusqu’à disparaître lorsque l’heure est grave. C’est un artiste qui n’est pas présent sur les réseaux sociaux. Il s’éloigne de Mae lorsqu’il voit qu’elle est à 100% pour cette secte. 

Dave Eggers, traduit par Emmanuelle et Philippe Aronson, nous donne à réfléchir sur la société actuelle et sur celle de demain. En écrivant ce livre, il montre que derrière le fictif, une part de réel sommeille. À celui ou celle qui est présent(e) sur les réseaux sociaux, ne lisez pas ce livre, car ils pourraient vous dégoûter de Facebook, Instagram et pleins d’autres. 

J’ai beaucoup aimé l’histoire et surtout cet univers. J’ai beaucoup appris et me suis beaucoup posé de questions comme par exemple: Si on mettait des caméras partout, ça donnerait quoi ? Si on implantait des puces à nos enfants dès le plus jeune âge, seraient-ils libres? Même si elles n’ont pas de réponses concrètes, elles m’ont donné un aperçu de cette société. Je dirais que le livre a fait son travail parce que ça me fait me questionner sur la société actuelle et sur le futur. Lisez-le et dites-moi ce que vous en pensez!

Ceux qu’on aime de Victoria Hislop

Titre du roman: Ceux qu’on aime 
Auteur: Victoria Hislop
Date de sortie: 10 octobre 2019
Editeur: Les escales
Total de pages: 496 
Genre: Historique. 
Partenariat: Netgalley
Prix: 22,50

Résumé:
« Athènes, 1941. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Grèce, après avoir été libérée de l’occupation allemande est ruinée et le pays devient le théâtre d’une guerre civile. 
Révoltée par les injustices qui touchent ses proches, la jeune Themis décide de s’engager dans l’armée communiste et se révèle prête à tout, même à donner sa vie, pour défendre ses droits et sa liberté.
Quand elle est emprisonnée sur l’île de Makronisos, Themis doit prendre une décision qui la hantera à jamais pour protéger ceux qu’elle aime.
Au crépuscule de sa vie, Themis prend conscience qu’il faut parfois rouvrir certaines blessures pour en guérir d’autres, et lève enfin le voile sur son passé tourmenté. »

Avis: 
Je viens de finir le roman… Et je dois dire que je suis sous le choc. D’où mon retard de quelques heures sur la chronique… J’ai eu du mal à rentrer dans le roman. Vraiment eu beaucoup de mal. Mais une fois que le roman démarre, je n’ai simplement pas réussi à lâcher le livre des mains. En une journée, j’ai lu les deux tiers du livre.

J’ai énormément apprécié le roman. J’ai beaucoup appris sur l’histoire de la Grèce pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Je suis tombée amoureuse de la Grèce et je compte bien y retourner. Lire ce livre m’a montré que la Grèce a énormément subi et perdu à cause des grands pays tels que l’Allemagne et les États-Unis. Mais écrire un article relatant des faits historiques ne m’intéresse pas. Ce livre l’explique beaucoup mieux.

C’est l’histoire d’une famille qui vit à Athènes. Tout va bien dans leur ville. Quand la guerre éclate, l’économie s’effondre, emportant toute la famille. Les parcours prennent des tournures différentes. On suit la vie de Themis, qui est alors jeune quand la guerre éclate. Elle n’a besoin que de l’école pour être heureuse. Mais chaque événement va la conduire à prendre une décision. Je vous laisse le plaisir de le lire. J’espère que vous ressentirez le même plaisir que moi !

Je m’identifie assez à Themis. Benjamine de sa famille, elle est assez solitaire et transparente. Elle est protégée par son entourage, surtout par sa grand-mère. Elle est courageuse et prend du caractère au fil des pages. Je ne peux pas mais l’envie de vous dire ce qui m’attire chez elle me brûle les lèvres, ou devrais-je dire les doigts. Je suis tout simplement en admiration sur sa vie. 

J’ai été bluffé par son livre et par sa manière d’écrire. Elle connaît aussi bien la Grèce, comme si elle avait vécu à cette époque. Je sais qu’elle est passionnée par ce pays, mais elle a dû mener les recherches pour faire ce roman. Chaque détail, chaque ville et chaque élément lié aux guerres ont été repris dans le même contexte. On pourrait se dire qu’elle a été touchée de près ou de loin à cette histoire. Je compte m’intéresser à cette auteure de très près. Si vous voyez des chroniques par la suite parlant de ces romans, ce serait normal.

Parlons de mon ressenti sur la fin… La fin, j’ai été scotchée et en fermant le livre, je me suis dit que je n’avais pas perdu ma journée. Elle est juste géniale comme tout le livre. Cette chronique est assez courte, mais je ne peux pas en dire autant que je le voudrais pour ne pas vous casser ce plaisir. Alors lisez-le… 

Je remercie Netgalley France de m’avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l’aurais jamais lu. C’est un coup de coeur. Lisez-le et dites-moi ce que vous en pensez dans les commentaires.

Le salaire de la peur de Georges Arnaud

Titre du roman: Le salaire de la peur
Auteur: Georges Arnaud
Date de sortie: 12 octobre 2002
Editeur: Edition Famot
Total de pages: 254
Genre: Aventure, suspens
Prix: 4,79

Résumé:
« Ils ont été pris au piège de ce port sordide du littoral sud-américain, dans un décor de fin du monde.
Pour ces vagabonds des tropiques, aventuriers faméliques, criminels, il ne reste plus qu’à mourir sur place ou récolter quelques dollars pour fuir cet enfer. 
Quitte à y laisser leur peau, un Français et trois autres desperados acceptent une mission suicide : convoyer, sur des pistes impraticables, un camion hors d’usage chargé de nitroglycérine. 
Un camion qui prend des allures de destin. Commence alors une épopée de l’angoisse pure et de l’absurde… »

Avis: 
J’ai eu énormément de mal à me mettre dans ce roman. Ce n’est pas un roman que je lirais en temps normal. Je n’aime pas les romans à suspense où l’histoire tourne autour d’une mission. Je ne me suis pas arrêtée à cela. J’ai continué à lire. Je l’ai lu, car on m’en a fait cadeau. Même si le début est long, j’ai commencé à m’accrocher à ce livre quand l’action commence : quand les 4 chauffeurs ont été choisis et que la mission commence.

Pour résumer, 4 personnes choisies grâce à des tests vont prendre la route pour ramener un camion contenant de la nitroglycérine dans un autre lieu. Ces 4 personnes ne se connaissent pas et vont devoir risquer leur vie pour mener cette mission à son terme. La récompense, c’est beaucoup d’argent. Mais le problème est le suivant : la nitroglycérine est très dangereuse. Elle est instable, une seule goutte tombe en dehors et le camion explose : menant les 4 personnes à mourir. Est-ce que la vie vaut plus que l’argent ?  

Je ferai donc une petite chronique pour vous dire ce que j’en pense. J’ai réussi à m’attacher à deux personnages qui forme un duo : Sturner et Mihalescu. Ce sont deux hommes qui vont tenter leur vie pour ramener la nitroglycérine à bon port. Ils sont au coeur de l’histoire. J’ai vécu leurs histoires à travers leurs yeux et j’ai ressenti leurs peurs, mais aussi leurs courages et leurs volontés. Il y a aussi un autre duo présent dans le roman, mais il m’a moins marqué: Luigi et Bimba. 

Quand les 4 personnes ont pris la route, je n’ai pas réussi à lâcher le roman. Il y a sans cesse des revirements et c’est ça qui m’a fait tenir. Je ne vous dirais rien, de peur de tout dévoiler. 

J’ai eu du mal avec le style de l’auteur, car, d’un paragraphe à l’autre, il change de point de vue sans mentionner de qui il parle. Il parle aussi des personnages en nommant soit avec le prénom, soit avec le nom de famille, mais jamais avec les deux. À force, je me suis souvent perdue et j’ai dû relire la page à maintes reprises.

Pour finir, je suis assez dubitative. J’ai beaucoup aimé les personnages, l’histoire quand les 4 prennent la route et la fin qui est scotchant, mais pas aussi prévisible. Mais le style de l’auteur et le début de l’histoire m’ont quelque peu freiné et m’ont laissé un arrière-goût amer. Je dirais donc que je ne l’ai pas autant apprécié que cela. Dites-moi ce que vous en avez pensé si vous l’avez lu…

Chloé des loups d’Alexandra Ughetto

Titre du roman: Chloé des Loups
Auteur: Alexandra Ughetto
Date de sortie: 17 octobre 2019
Editeur: Robert Laffont
Total de pages: 448 
Genre: Fantaisie, Développement personnel
Prix: 16,90

Résumé:
« Brise d’abord tes chaînes si tu veux choisir ta vie ! Chloé, tu es l’ultime descendante de l’ultraviolente lignée des loups, et tu es destinée à devenir une guerrière. Mais tu refuses cet héritage d’angoisses et de colère. Heureusement, pour t’aider, il y a Annabelle, ton amie, qui dissipe tes craintes d’un éclat de rire. C’est elle qui te pousse à explorer ton coeur et le monde autour de toi. Cela t’encourage à écrire dans ton carnet tes pensées lumineuses… Dès lors, tout change pour toi. Tu apprends à maîtriser tes émotions et à conquérir ta puissance intérieure.C’est à cette condition que tu seras libre. »

Avis:
Deux histoires s’entremêlent dans ce roman comme deux époques. Je n’ai pas l’habitude de lire ce genre de roman donc j’avoue mettre un peu perdu dès le départ. Cela ne m’a pas arrêté pour le coup. Chloé est une adolescente de 17 ans qui a un lourd secret. Fille unique, elle a des relations conflictuelles avec ses parents qui la pousse à perpétuer l’héritage de sa famille. Elle est accompagnée d’Annabelle, sa meilleure amie, mais aussi sa moitié et son guide. Elles vivent une aventure afin de savoir le secret de Chloé. Qui est-elle? Et il y a Aelig… Qui est-elle? 

L’univers du roman est très différent de notre univers. À première vue, il paraît complexe, mais au fil des pages, on comprend mieux cet univers et on apprend à l’apprécier. Ce que j’en ai pensé? Il m’a fait rêver… Avec ses passerelles et ces löcelles, je me suis imaginée à faire partie de ce monde. La description de l’auteur quand elle nous décrit la maison de Chloé et les deux pontons reliés à elle: le ponton paternel et le ponton maternel est juste magique. Le fait qu’elle puisse ouvrir sa passerelle et par la simple pensée, voyager n’importe où. Wah, je suis époustouflé !

Les personnages m’ont quasi tous plus. Pour une fois, mon personnage préféré n’est pas le personnage principal. Je me retrouve plus chez Annabelle. C’est une fille pleine de vie qui adore lire et qui adore apprendre. Elle brave les interdits pour le simple fait d’apprendre ce que l’école n’instruit pas: le fait de pensée. Elle va aider Chloé dans sa quête de l’identité. Chloé est une fille assez négative à cause de sa famille à première vue. Elle vit dans la peur et dans l’angoisse surtout la nuit. Mais au fur et à mesure des pages, elle combat cette image et cette peur et elle devient une belle fille. J’ai haï son père qui tente, par tous les moyens, de la rallier au secret de famille. Il utilise la colère et la peur et s’il n’obtient pas satisfaction, il n’hésite pas à utiliser la violence. Sa mère ne fait rien pour la protéger. J’ai éprouvé de la tristesse face à Chloé, mais je l’ai trouvé aussi courageuse… 

J’ai beaucoup apprécié la plume de l’auteure. Elle construit son roman sans perdre le lecteur. Elle mêle le fantastique au développement personnel. Ce roman est très philosophique. Il nous parle des émotions et tente de les définir.  Il m’a appris beaucoup de choses comme contrôler la peur et la colère. Elle nous fait réfléchir à ce que sont les émotions et surtout ce qu’est la vie au-delà de l’univers.

Pour résumer, j’ai adoré l’histoire, les personnages et surtout l’univers. Si une suite est prévue, je veux en être. Je remercie Netgalley France de m’avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l’aurais jamais lu. Lisez-le et dites-moi ce que vous en pensez dans les commentaires.

L’amour est dans le chai de Tamara Balliana

Titre du roman: L’amour est dans le chai
Auteur: Tamara Balliana
Date de sortie: 3 décembre 2019
Editeur: Amazon Publishing France
Nombre de volume: 1
Total de pages: 296
Genre: Romance
Prix: 9,99

Résumé:
« Léonie, aspirante actrice dont la carrière n’a jamais réellement décollé, est de retour dans son village natal de Cadenel. Désabusée, elle n’a d’autre choix que de remplacer sa sœur Laetitia, en congé maternité, au domaine viticole où celle-ci travaille. Mais dès son retour, elle tombe nez à nez avec Enzo, son voisin d’enfance qu’elle a toujours détesté. Comme un fait exprès, alors qu’elle pensait qu’il avait lui aussi quitté la région, leurs chemins ne cessent de se croiser. Heureusement, Léonie peut compter sur le soutien de ses nouvelles amies du clan des célibataires malgré elles pour lui redonner le sourire. »

Avis:
Léonie est une femme qui arrive dans sa ville natale. Elle est perdue et perçoit le retour dans sa ville comme un échec. Elle s’installe chez ses parents et s’occupe du domaine de sa soeur mariée et enceinte. Elle est célibataire avec très peu d’amies. Léonie est donc seule avec des rêves envolés. Quand elle tombe sur Enzo, il y a de l’animosité dans l’air et à partir de là, je n’ai pas pu lâcher le roman. Je m’imaginais plein de suite entre ses deux personnages. Il y a eu de la tristesse, de la joie, mais aussi beaucoup de frustrations. Énormément de frustration. J’ai même, à un moment donné, détesté l’auteure. Je lui ai pardonné quand j’ai fermé mon livre et que je l’ai rangé dans ma bibliothèque. Je ne suis pas rancunière. 

Celle dont j’ai eu le plus d’affinités est le personnage principal Léonie. Elle sourit à la vie alors qu’elle a échoué dans sa carrière. Son histoire m’a touchée. Même si au début, elle n’a pas d’enthousiasme à travailler, elle y prend goût. Elle noue des liens facilement et pour cela je l’envie. Elle devient amie avec une bande de fille de son ancien lycée. Elle n’a pas peur de dire les choses. Son seul défaut serait son manque de confiance en elle. Elle rate des choses évidentes, car elle ne prend pas en compte sa juste valeur.  Pour Enzo, j’avoue m’imaginer un personnage sexy et un peu bad boy. J’avoue que dès le départ, j’ai cerné ce personnage. Il est maladroit et ne montre pas facilement ce qu’il ressent. Pour cela, je le classe dans les personnages masculins favoris. Je vous avoue qu’en cherchant bien, je n’ai pas de personnages dont j’ai détesté. J’ai eu pour tous, un ou plusieurs atomes crochus.  

J’ai adoré le scénario de ce roman. Il est bien construit et m’a fait fondre du début à la fin. Au début, j’ai cru à une pièce de théâtre et je n’aime pas ce genre-là. J’ai failli abandonner mais j’ai continué la lecture. J’ai apprécié les courts chapitres et le fait qu’elle nomme les personnages dans les titres pour savoir qui parle m’a bien aidé. J’ai regretté néanmoins, qu’Enzo ne parle pas beaucoup. Il fait partir des personnages principaux au même titre que Léonie. Avoir la version des deux aurait eu plus d’importance (selon moi). 

J’ai énormément appréciée la plume de l’auteure. Elle m’a donnée beaucoup de plaisir à lire son roman, mais aussi beaucoup de frustration. Elle m’a, aussi, montré que Léonie n’abandonne pas facilement et qu’elle obtient ce qu’elle désire à la fin même si ce n’est pas ce qu’elle espérait. J’ai beaucoup aimé la fin même si elle était évidente. Elle m’a quand même surprise. Ceux qui auront lu le roman, comprendrons.

Je remercie Netgalley France de m’avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l’aurais jamais lu. C’est un coup de cœur. Lisez-le et dites-moi ce que vous en pensez dans les commentaires.

The Hundredth Queen de Emily R. King

Titre du roman: The Hundredth Queen
Auteur: Emily R. King
Date de sortie: 29 octobre 2019
Editeur: Amazon Crossing
Total de pages: 387
Genre: Fantaisie, fiction, romance…
Prix: 9,99

Résumé:
« Kali est une fille de 18 ans, élevée par les soeurs dans l’empire Taranchand. Elle est sujette aux fièvres et à cause de ses fièvres, elle a pris du retard sur son éducation. Avec son amie Jaya, elle veut rester chez les soeurs pour en devenir à son tour, mais son destin la fera changer de voie. Le grand rajah Tarek la veut comme épouse. Elle n’a pas le choix et doit le suivre dans son royaume. Son but deviendra de combattre pour garder sa place en tant que centième rani. Séparé de Jaya, son garde Deven Naik sera son seul allié. Ses fièvres pourront-elles la sauver? Que cachent-ils? »

Avis:
J’ai beaucoup aimé ce roman. Petit à petit, je me lance dans la fantaisie et je peux dire que je ne suis pas déçue. Le scénario est tellement bien construit que je me suis crue dans un film. Je ne pouvais pas lâcher le roman tellement que j’étais prise dedans.

L’univers m’a fait rêver… J’ai adoré le monde des rois et reines et je me suis imaginée dans un monde comme Aladin.

Pour les personnages, j’ai beaucoup aimé Kalinda, de son surnom Kali. C’est une fille dont je me suis beaucoup attachée. Elle parait faible à première vue, mais ce n’est qu’un masque. C’est une grande émotive qui fonctionne avec son coeur. C’est ce qui l’a conduit souvent à des problèmes. Elle n’est pas un cliché de la femme parfaite et c’est ce qui m’a fait l’aimer davantage. Elle est maigre et ne se trouve pas jolie. Seuls ses cheveux la mettent en avant. Jaya est sa meilleure amie depuis toujours. Cela m’a rendu triste quand elles se sont quittées, car elle n’avait pas été réclamée. C’est l’un des personnages les plus importants dans ce roman, car Kali puisse la force en Jaya. C’est l’une des raisons de son combat. Deven, que dire de Deven… C’est mon personnage favori. C’est le chevalier qui tente de sauver sa princesse. Il est aux côtés de Kali lors de son aventure. Il est attaché à son devoir. Il y a souvent conflit entre son coeur et son devoir. Je l’aime, parce qu’il se préoccupe de tout le monde et donne sans jamais rien demandé. Je n’ai pas aimé en revanche le rajah Tarek et sa première épouse (vous verrez si vous lisez le roman).

J’ai énormément appréciée la plume de l’auteure. Elle ne rentre pas beaucoup dans la description, mais on arrive à s’imaginer le décor. Pour moi, ce n’est pas bon trop de description et elle a décrit comme il le faut. Il y a beaucoup d’actions et des retournements de situations (ce que j’ai apprécié aussi). Elle ne perd pas le lecteur.

Je remercie Netgalley France de m’avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l’aurais jamais lu. C’est un coup de coeur. Lisez-le et dites-moi ce que vous en pensez dans les commentaires.