Poétique de l’emploi de Noémi Lefebvre

Titre du roman: Poétique de l’emploi
Auteur: Noémi Lefebvre
Date de sortie: 8 février 2018
Editeur: Verticales
Total de pages: 112
Genre: Polar, policier, histoire vraie
Prix: 12,00

Résumé:
« J’évitais de penser à chercher un travail, ce qui est immoral, je ne cherchais pas à gagner ma vie, ce qui n’est pas normal, l’argent je m’en foutais, ce qui est inconscient en ces temps de menace d’une extrême gravité, mais je vivais quand même, ce qui est dégueulasse, sur les petits droits d’auteur d’un roman débile, ce qui est scandaleux, que j’avais écrit à partir des souvenirs d’une grande actrice fragile rescapée d’une romance pleine de stéréotypes, ce qui fait réfléchir mais je ne sais pas à quoi. » Les dix leçons aux jeunes poètes d’aujourd’hui donnent à ce livre fulgurant la dimension d’un nouveau Traité de savoir-survivre à l’usage des désoeuvrés volontaires. »

Avis: 
Cet ouvrage a été compliqué à lire puisqu’il traite de plusieurs sujets philosophiques. Je ne suis pas dans ce domaine et pour vous faire une critique à la hauteur du livre, il faudrait que je l’étudie de plus près. Donc je vais essayer de faire de mon mieux… 

Pour résumer, c’est l’histoire d’une femme qui vit avec son père et qui refuse de travailler. Elle vit de ses écrits: livres, poèmes. Elle échange avec son père à propos de la poésie, de la politique et de ses idées et lui pose des questions sur ces sujets. Son père ne semble pas vouloir lui répond sérieusement. Il est souvent ironique et semble avoir tout le temps raison, il sait tout sur tout.

L’histoire se passe à Lyon en 2016. L’héroïne est une chômeuse qui, je pense, vit chez son père. Elle parle souvent de Klemperer (écrivain et philologue) et Kraus (écrivain et poète). Je me suis demandée pourquoi elle parlait d’eux. J’ai cherché sur wikipédia et j’ai trouvé ses informations. Ces deux écrivains ont pour point commun d’avoir vécut à la même période, d’être juifs, mais dans deux pays différents. Klemperera subi cette montée du nazisme, car à leurs arrivées, il a dû cesser d’enseigner à Dresde en Allemagne malgré le fait qu’il s’est converti. Il a écrit Lingua Tertii Imperii: la langue du Troisième Reich qui est évoqué dans le roman. Kraus a vécu une partie de sa vie à Vienne, en Autriche. Il décide de ne pas publier des textes dénonce le nazisme pour protéger ses proches. Néanmoins, quelques extraits ont été rendus publics. Je dirais qu’elle en parle beaucoup, car elle est aussi face à un gros changement. (Je vous laisse lire le roman). 

La poésie est au coeur de l’ouvrage. Elle énumère en 10 leçons ce qu’elle est et ce qu’elle doit faire. Elle veut écrire des poèmes et ce fait une image assez irréelle alors que la situation est assez grave. Avec les manifestations contre la loi du travail et les attentats, elle tente de s’évader dans la poésie. 

Un court roman qui m’a fait réfléchir au rôle du père. Si dans l’Enfance politique, Noémi parle du rôle de la mère et de la fille qui ont dû mal à vivre ensemble, dans Poétique de l’emploi, le personnage et son père ont une relation assez compliquée. Le père ne cesse de lui parler comme un être dépourvu d’intelligence et le personnage principal souhaite que son père sorte de sa vie. S’engage un dialogue où le père et son enfant auront une opinion assez différente. 

J’ai aimé le roman, mais moins que L’enfance politique, qui reste un coup de coeur. 

Livres lus du même auteur:  
L’enfance politique

L’enfance politique de Noémi Lefebvre

Titre du roman: L’enfance politique
Auteur: Noémi Lefebvre
Date de sortie: 5 février 2015
Editeur: Verticales
Total de pages: 170
Genre: Fiction littéraire
Prix: 19,00

Résumé:
« Réfugiée chez sa vieille mère, Martine regarde des séries dans son lit sans rien faire. S’installe alors une régression en miroir, conflictuelle et fusionnelle, traversée d’autres épreuves : tentatives de suicide puis camisole chimique. À l’hôpital, Martine refuse de passer aux aveux pour guérir et se lance dans une archéologie de l’enfance politique : et si le trauma ne tenait pas à quelque secret de famille mais résultait des barbaries du XXe siècle? La violence qui l’a sidérée serait ainsi la poursuite de la guerre par d’autres moyens. Au lecteur de faire la part ici de ce qui relève de la confusion mentale ou de l’extralucidité»

Avis: 
Je viens de finir cette lecture et je dois dire que j’ai beaucoup de choses à dire. Cette chronique sera différente des autres. Pour résumer, on se situe dans la tête de Martine. Elle nous raconte qu’elle vit chez sa mère et qu’elle est atteinte du syndrome de la clinophilie. Sur passeportsante.net, la clinophilie désigne le fait de vouloir rester toujours dans son lit, ou par extension, de rester chez soi et de ne plus vouloir, ou ne plus pouvoir sortir. Il ne s’agit pas d’une maladie en tant que telle, elle est davantage le symptôme de multiples pathologies psychiatriques. Dans ce roman, nous allons découvrir les pensées de Martine, mais aussi son lien avec sa mère et ses hallucinations à voir un chien, alors qu’elle n’en a pas.

J’ai eu du mal à rentrer dans le livre, car ce n’est pas le genre de livres que je lis d’habitude. Ce livre m’a été conseillé par une de mes professeurs et il faut dire que j’en suis ravie. Je l’ai dévoré en deux jours. Être dans la tête du personnage principal, Martine, m’a perturbé au début, mais j’ai vite pris goût. Elle est complexe et cela se ressent dans ce qu’elle écrit. Ses pensées sont brouillon. Elle fait des répétitions, change de sujet sans préparer le lecteur. Ses phrases manquent quelques fois de ponctuation, comme si ses pensées n’avaient pas de limites, ni de cadre. Ce roman se révèle être un long monologue de Martine, marqué non pas par le style littéraire, mais par l’oralité.

Martine a une quarantaine d’année et a une vie posée. Elle a deux enfants, un mari, une maison et un travail. Du jour au lendemain, elle quitte tout pour retourner chez sa mère. Elle revient au stade enfantin. On ne sait pas beaucoup sur sa vie d’avant. Elle omet volontairement ces détails pour montrer qu’elle veut gommer sa vie « d’avant ». À partir de ce retour, elle ne fait que dormir, manger, fumer et surtout, regarder des séries et documentaires à la TV. Une sorte de routine s’installe entre ses deux femmes de même sang. 

(Si vous ne voulez pas être spoiler, arrêtez vous à là, sinon continuez) 

Elle détaille sa relation avec sa mère : à la fois l’amour qu’elle lui porte, mais aussi sa colère face à sa gentillesse. Elle accepte que Martine revienne chez elle et lui laisse même son lit, quitte à dormir sur le fauteuil. Au fil des pages, on apprend à connaître la mère dans les yeux de Martine : une mère douce, mais aussi vulgaire… Le père de Martine n’a pas sa voix dans l’histoire, car on apprend très tôt qu’il est mort. Elle relie sans cesse son père avec la guerre d’Algérie. On apprend qu’il a combattu dans cette guerre, mais on ne sait pas s’il est mort là-bas ou pour une tout autre raison. Sa mère a donc une place importante dans ce livre. Martine va rejeter la faute sur sa mère par rapport à sa vie, mais aussi son échec. 

Suite à ça, elle parle d’elle et de sa « maladie » Elle ne se dit pas qu’elle est malade. Elle nie la vérité pour s’installer dans une sorte d’imaginaire. Elle fait plusieurs tentatives de suicide, se retrouve à l’HP (hôpital psychiatrique) à la demande de sa mère. Elle revient sur ses rêves, souvenirs qui sont entremêlés et évoque un viol politique dont elle ne se souvient plus et qui peut être à la racine de ses problèmes actuels. Elle n’en parle que vaguement. Dès sa sortie de l’HP, elle va devoir changer et se reprendre en main.

J’ai énormément apprécié l’histoire, l’écriture de Noémi Lefebvre et le sujet. Pendant tout le roman, je n’ai plus été moi, mais Martine, une femme de quarante ans qui n’aime pas la société et préfère le cocon familial. C’est un coup de coeur et je le conseille les yeux fermés. 

Livres lus du même auteur: 
Poétique de l’emploi

Sans nouvelles de Gurb de Eduardo Mendoza

Titre du roman: Sans nouvelles de Gurb
Auteur: Eduardo Mendoza
Date de sortie: 1994
Editeur: Seuil
Total de pages: 125
Genre: Satire, Science-fiction
Prix: 6,50

Résumé:
« Deux extraterrestres débarquent pour une mission d’étude. Le lieu : la terre. Sujet : les hommes. L’auteur de ce journal a la responsabilité de cette mission. Croyant bien faire, il envoie son subalterne Gurb au contact de la zone et de la « faune autochtone », métamorphosé pour l’occasion en une forme qu’il imagine totalement passe-partout : Madonna. Il ne lui faudra pas plus de 20 heures pour qu’il disparaisse et que, sans nouvelles de lui, le narrateur se voit contraint de partir à sa recherche et à la découverte de Barcelone et des habitudes terrestres. Notre héros se retrouve alors à son insu au centre d’aventures pour le moins désopilantes. »

Avis: 
Ce livre m’a fait rire du début jusqu’à la fin. Des rebondissements à tout bout de champ et des situations inimaginables. Combien de fois je me suis pris la tête dans les mains en me disant « mais ce n’est pas vrai » enchaîné de fous rire. Quand tu es à la maison, ça passe encore. Mais quand tu es dans le RER et que tu te mets à rire à cause du livre, tu te vois mal expliquer « excusez-moi de rires, mais l’extra-terrestre vient de se faire écraser 3 fois et il a dû repêcher sa tête sous une voiture » ou encore « pardonnez-moi, mais le narrateur a encore fait des siennes en cassant le balai sur la tête de la concierge ». Pour résumer, c’est deux extraterrestres qui arrivent sur Terre avec pour mission d’analyser la Terre et ses habitants afin de faire un rapport. Pour y arriver, ils décident de prendre une identité. Gurb se transforme en Madonna. Il part en mission, mais disparaît quelques heures après. Son compagnon va donc devoir aller le retrouver, mais étant donné qu’il ne connaît rien de cette planète, il va lui arriver que des péripéties. 

Je me suis attachée aux deux personnages. C’est un duo qui fait rire, car malgré leurs oppositions, ils se marient bien ensemble. Que son compagnon part à sa rencontre, il lui arrive pleins de galères. Il se rend compte que finalement il a besoin de Gurb. Son compagnon m’a fait rire, car il se mettait dans des situations en réagissant jamais de la bonne manière. On apprend à connaitre Gurb par son compagnon, mais on s’attache à ce petit extraterrestre bête, mais important. 

Tout comme l’intrigue, j’ai beaucoup aimé la fin. Sans le faire exprès, en feuilletant les pages, j’ai lu la dernière phrase du livre et je me suis « qu’est-ce que j’ai fait ». Je pensais savoir la fin. Mais finalement, j’ai été surprise par cette fin. Je ne m’y attendais pas. 

J’ai beaucoup aimé le thème du roman. Le fait que deux extraterrestres débarquent sur Terre est original. J’ai pleuré de rire à chaque moment du livre où l’extraterrestre en charge de retrouver Gurb subissait les péripéties. J’ai adoré le fait que ce ne soit pas un simple roman, mais un journal de bord: à inscrire l’heure et tout ce qui se passe. Ça passe par des courtes phrases, des répétitions comiques ou des longues phrases quand il décrit l’action ou l’endroit. Il finit pratiquement toujours par les conditions de la Terre. J’ai accroché au style de l’auteur, car à travers ce court roman, il fait une critique de la société de Barcelone. C’est accrocheur et décalé.

C’est un coup de cœur et un livre que je relirais de temps en temps, car il fait rire et surtout, il me fait penser à autre chose. 

Le serveur de Matias Faldbakken

Titre du roman: Le serveur
Auteur: Matias Faldbakken
Date de sortie: 15 janvier 2020
Editeur: Fayard
Total de pages: 256
Genre: Restauration, littérature norvégienne, satire
Prix: 20,00

Résumé:
« Le Hills est d’un temps où le cochon était du cochon et le porc du porc, comme aime à dire le Maître d’hôtel. Chaque jour, raide dans son habit, le serveur de ce grand établissement d’Oslo se tient là, comme il aurait pu le faire il y a cent ans, si ce n’est davantage. Il veille, attend, se tient prêt. Il circule dans la salle, prend les commandes, sert et débarrasse. Les tables sont parfaitement dressées, les verres s’entrechoquent, les couverts vont et viennent sur la porcelaine avant d’être portés à la bouche. Tout est à sa place, l’ordre est immuable. Jusqu’au jour où un vent de changement s’engouffre dans le sillage d’une belle jeune femme qui prend place, l’air de rien, au milieu des habitués. Son apparition a tôt fait d’enrayer la mécanique parfaitement huilée du restaurant, menaçant les fondations de cet écrin de la vieille Europe – et l’équilibre fragile du serveur brusquement dépassé. »

Avis: 
Quand j’ai ouvert ma liseuse pour lire ce roman, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai hésité. Et cette hésitation s’est sentie lorsque je me suis mise à lire les premières pages. À terme du premier chapitre, je me suis dit « ça a l’air d’être un roman racontant plusieurs histoires à la suite et à dire vrai, je ne suis pas fan ». Je l’ai reposé et j’ai attendu quelques jours avant de le reprendre. Pour résumer l’histoire, c’est un serveur qui raconte ce qu’il vit au quotidien dans son restaurant toute la journée. C’est un restaurant très chic. Il a servi des clients réguliers: le cochon qui était avec un couple d’amis et ensuite un autre groupe pas très réglo. Une femme rentre dans le restaurant par la suite, mais on ne sait pas son nom. Le serveur l’appelle « la femme-enfant ». Elle a été attendue par le cochon, mais elle lui a posé un lapin. Elle revient par la suite, mais on ne sait rien d’elle. Un ami au serveur vient aussi de temps en temps avec sa fille Anna, prend la même table et dîne avec elle. Les choses se corsent quand les deux groupes de clients échangent et que l’ami du serveur s’intéresse à la « femme-enfant ». Y aurait-il de la jalousie dans l’air?

C’est une histoire assez atypique que je lis. Après avoir commencé « réellement » la lecture, je me suis laissé emporter par le roman. Il faut dire que je ressemble assez bien au serveur. Il est constamment dans l’émotion et tente de le cacher en étant neutre. Il aime que son quotidien soit bien rangé, bien cadré et n’aime pas l’imprévu. Il note chaque habitude du client et les heures où le client vient manger. Quand le client a du retard, il faut dire qu’il s’inquiète assez vite. J’ai l’impression qu’il n’aime pas la cave, car c’est un endroit clos où il fait noir. Mon hypothèse serait qu’il n’aime pas l’inconnu et que la cave lui rappelle ce qui ne peut pas contrôler. J’aime assez les clients. 

J’ai beaucoup apprécié la fin, car ce n’est pas la fin d’un roman, mais la fin d’une journée. J’aime cette simplicité qu’apporte le roman à raconter la journée d’un serveur. C’est un personnage assez typique qui peut être représenté par la majorité des lecteurs. On voit sa journée se dérouler comme si on était dans le roman, à sa place. Il assez facile à lire et j’aime cette légèreté.

Pour conclure, j’ai aimé l’histoire, les personnages, cette simplicité à raconter la journée comme si c’était la nôtre. Mais je n’ai pas aimé le roman, parce que ce n’était pas un roman fait pour moi. Je l’ai trouvé long à lire et j’ai eu du mal à me mettre dedans. Il y a des romans géniaux qui ne sont pas faits pour tout le monde… Le mieux est de se faire sa propre opinion. 

Je remercie Netgalley France de m’avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l’aurais jamais lu.

La planète des singes de Pierre Boulle

Titre du roman: La planète des singes
Auteur: Pierre Boulle
Date de sortie: 4 septembre 2001
Editeur: Famot
Total de pages: 250
Genre: Dystopie, Science-fiction
Prix: 11,01

Résumé:
« Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie ? C’est la question que se posUlysse Mérou, lorsque, de leur vaisseau spatial, ils observent le paysage d’une planète proche de Bételgeuse: on y aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celle de notre terre.
Après s’y être posés, les trois hommes découvrent que la planète est habitée par des singes.
Ceux-ci s’emparent d’Ulysse Mérou et se livrent sur lui à des expériences. Il faudra que le journaliste fasse, devant les singes, la preuve de son humanité…. »

Avis: 
La planète des singes, un livre qui, de par le titre, ne m’intéressait pas. Je l’ai lu sans avoir lu le résumé. Je me suis jetée à l’eau comme un petit poisson. 

Le roman parle de deux protagonistes qui découvrent une bouteille avec une histoire à l’intérieur. 3 astronautes vont sur une planète encore peu connus. Leur but est de voir s’il y a une vie au-delà de la Terre. Il leur faut 2 ans afin de gagner la planète qui se nommera Soro. Elle est semblable à la Terre, mais la vie là-bas est très différente. Les singes sont les « humains » et les « humains » sont des singes… On suit donc l’histoire d’un des 3 astronautes qui se fait capturer. À travers ce roman, on voit les changements qu’il va apporter en bien ou en mal (à vous de découvrir)… 

J’ai adoré l’univers. Le fait que ça se passe dans une autre galaxie m’a fait réfléchir à plein de choses : comment sera le futur, est-ce-que les gens d’autres galaxies vivent comme nous ou bien différemment… Le fait que les singes sont au centre de l’attention montre qu’il nous considère comme des animaux au même titre que nous avec les singes et les animaux en général. Ils sont aussi curieux que nous. Ils font des tests sur les hommes, parlent, mangent, pensent, ont des corps de métier. Ils sont différents, mais dans un sens, pas tant que ça. C’est tout cela qui m’a plus.

Je ne me suis identifiée à aucun personnage, mais il y en a deux que j’ai beaucoup apprécié. Le personnage principal est futé, intelligent et surtout capable de s’adapter dans les pires situations. Je l’ai aimé parce qu’il a su faire preuve de sang-froid lorsqu’il était retenu contre son gré dans une prison et il a su être futé pour sortir et sauver sa peau. Il s’est défendu devant des êtres qui pensaient que cet homme n’était qu’un animal alors qu’il était bien plus. Zira est un personnage qui peut sembler froide, mais qui est capable de beaucoup plus par amour. Je me suis beaucoup attachée à elle. Elle a sauvé le prisonnier, car elle a fait confiance à son instinct, quitte à se mettre les autres à dos. Elle m’a ému.

J’ai beaucoup aimé le contexte aussi parce que c’est l’une des premières fois que je lis un roman qui parle d’espace et d’une vie au-delà de la Terre. La plume de l’auteur est précise et on rentre dans son univers assez facilement. Par contre, la fin ne m’a pas plus. Elle m’a un peu déçu. Quand je lisais les pages, je m’imaginais une fin géniale qui allait au-delà de mes rêves, mais j’ai vite compris qu’à trop rêver, on est parfois déçu… Au-delà de la fin, le roman est génial. Un coup de coeur…

Le journal de Claire Cassidy de Elly Griffiths

Titre du roman: Le journal de Claire Cassidy 
Auteur: Elly Griffiths
Date de sortie: 2 janvier 2020
Editeur: Hugo Thriller
Total de pages: 444 
Genre: Thriller, Policier, Polar, Fiction
Prix: 19,95

Résumé:
« Dans le collège anglais où elle enseigne, Claire Cassidy donne chaque année un cours sur un classique de la littérature gothique,  » L’Inconnu « , de R.M. Holland. Cet écrivain a vécu et enseigné dans le même collège que Claire, qui, fascinée par ce personnage qui hante encore les murs de l’établissement, travaille à l’écriture de sa biographie. Mais un jour, Ella, sa collègue et amie est retrouvée morte. À côté de son corps, une citation de  » L’Inconnu « … La littérature et la vraie vie entrent alors en collision, et Claire devient suspecte aux yeux de la police. Et le mystère s’épaissit lorsqu’elle ouvre son journal intime, ce journal dans lequel elle écrit chaque jour, et découvre une écriture qui n’est pas la sienne :  » Bonjour, Claire. Tu ne me connais pas.  » L’Inconnu, lui, connaît Claire, jusqu’à ses moindres secrets. »

Avis: 
Je n’ai pas l’habitude de lire des thrillers et j’avoue avoir eu du mal à rentrer dans le livre. Pour résumer, voici l’histoire: une jeune femme Claire Cassidy est professeur dans un collège. Ce collège était le lieu où résidait R.M. Holland où elle doit écrire un livre sur sa vie. Elle est passionnée par le roman « L’Inconnu » de ce défunt écrivain. Tout se passe bien jusqu’à ce qu’un individu décide de tuer les professeurs de ce collège. Le lien entre ses meurtres: Claire Cassidy. Le meurtrier s’adresse à elle à travers les corps et son journal. 

Comme dans chaque critique, je réponds à la question: dans quel personnage je me suis identifiée… Et ce n’est pas le personnage principal Claire Cassidy. Je l’ai beaucoup aimé. Elle n’hésite pas à aider les autres quitte à s’oublier elle-même et on dirait qu’elle porte le poids des responsabilités sur les épaules. Son divorce avec son ex-mari et le fait qu’elle est encaissée le fait qu’il a fait sa vie ailleurs l’a rendent attachante, mais j’ai aussi trouvé qu’il manquait de profondeur au personnage. Le fait qu’on ne sache pas beaucoup son passé ni qu’on ne sait pas qui elle est vraiment fait que je n’ai pas réussi à m’attacher. Je me suis plus attachée à sa fille Georgie de son vrai nom Georgia. J’ai vu beaucoup de points communs avec moi: le fait qu’elle adore écrire, est rebelle, a des parents divorcés et sort avec un homme plus âgé qu’elle, j’ai cru me voir dans ce personnage. J’ai trouvé qu’elle était plus importante dans le roman… Je vais vous parler d’un dernier personnage: Harbinder. J’ai trouvé qu’elle sortait du cliché du policier banal. J’étais étonnée qu’elle soit une femme tout d’abord, car le nom ne nous laisse pas penser son sexe. Je pense que c’est voulu. Ensuite, le fait qu’elle soit une ancienne étudiante du fameux collège fait qu’elle est plus attachée à l’enquête qu’un policier lambda. Et enfin, j’ai aimé qu’elle soit gay. J’ai même pensé que Claire et elle allaient finir ensemble. Je l’ai adoré.

J’ai énormément apprécié la fin. C’est une bonne chute… Je ne suis pas spécialiste des thrillers donc je ne peux pas trop en parler. Je peux juste dire que je ne m’attendais pas au coupable ni comment ça allait se terminer… Je pensais que c’était quelqu’un d’autre. J’ai aimé que l’auteure ait mis le texte de l’Inconnu à la fin. J’ai pu lire la nouvelle en entier et du coup mieux comprendre. 

Pour conclure, j’ai beaucoup aimé le roman. L’auteure était fluide et sa plume m’a fait que je n’ai pas pu lâcher le livre. Je l’ai dévoré de la première à la dernière page. Je le conseille les yeux fermés ou devrai-je dire les yeux grands ouverts. Attention quand même à ne pas oublier le monde extérieur…

Je remercie Netgalley France de m’avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l’aurais jamais lu.

Il faut beaucoup aimer les hommes de Marie Darrieussecq

Titre du roman: Il faut beaucoup aimer les hommes
Auteur: Marie Darrieussecq
Date de sortie: 5 mars 2015
Editeur: Folio
Total de pages: 304
Genre: Amour, Aventure.
Prix: 8,00  

Résumé:
« Une femme rencontre un homme. Coup de foudre. Il se trouve que l’homme est noir. « C’est quoi, un noir ? Et d’abord, c’est de quelle couleur ?  » la question que pose Jean Gewnet dans « Les nègres, » cette femme va y être confrontée comme par surprise.
Et c’est quoi, l’Afrique ? Elle essaie de se renseigner. Elle lit, elle pose des questions. C’est la Solange du dernier roman de Marie Darrieussecq, « Clèves, » elle a fait du chemin depuis son village natal, dans sa « tribu » à elle, ou tout le monde était blanc. » 

Avis: 
Je l’ai lu il y a longtemps. C’est une critique que j’ai posté sur Instagram et que j’ai décidé de reprendre pour le rendre plus complet. 

C’est un des rares livres que j’ai adoré de la première à la dernière page. Aucune envie de le poser sur ma table de chevet. J’ai aimé la plume de l’auteure, qui nous emmène, tel un film dans l’Afrique ainsi que la France… Un court roman qui retrace une histoire d’amour entre un noir et une blanche. Solange est une actrice assez connue « sort » avec Kouhouesso, les yeux pleins de rêves, qui rêve d’écrire son propre film et de le produire. On voit la femme tomber amoureuse au fil des pages et l’homme être attiré par son rêve.

On voit dès le début que l’histoire est impossible entre eux avec leurs couleurs de peau ainsi que leurs rêves trop différents. Elle est amoureuse de Kouhouesso. Lui, il aime à sa façon sans jamais l’exprimer. Ils sont attirés l’un à l’autre, tels des aimants. 

Solange est attirée par l’histoire de l’Afrique. Elle questionne souvent sur le sujet.

Lorsque le projet de Kouhouesso devient réel, ils partent tous les deux avec l’équipe de tournage en Afrique. Elle se rapproche de ses questions ainsi que de son partenaire.

Je suis tombée amoureuse de ce livre au même titre que Solange pour Kouhouesso. L’histoire d’amour m’a énormément touché, car on sait qu’il n’est pas possible. C’est en partie à cause du regard de la société. Je m’identifie à Solange, car comme moi, c’est une sentimentale qui s’accroche à l’amour. Elle est dans l’émotion constamment et refuse de se séparer de son amour. Elle s’intéresse à son histoire, car c’est un moyen de s’intéresser à lui et donc de l’approcher un peu plus. Lui, en revanche, ne montre pas vraiment ces sentiments. C’est quelqu’un de fier et de mon point de vue, c’est quelqu’un qui n’a pas besoin de mots pour exprimer ce qu’il ressent. Il a seulement besoin de le montrer. Il est plus terre à terre qu’elle. Ce sont deux opposés qui s’attirent au même titre qu’ils s’éloignent. 

Quant à la fin… Je ne garde pas un joli souvenir. C’est tout ce que je peux dire.

Marie Darrieussecq est une auteure que j’admire, car elle m’a touchée avec ses mots. J’ai lu seulement deux livres d’elle et les deux m’ont fait de l’effet (dans le mauvais comme dans le bon sens). J’aime sa plume et j’avoue que pour le moment, c’est l’une de mes auteures favorites.

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Truismes

Truismes de Marie Darrieussecq

Titre du roman: Truismes
Auteur: Marie Darrieussecq 
Date de sortie: 23 avril 1998
Editeur: Gallimard
Total de pages: 148
Genre: Fantastique, Dystopie
Prix: 6,90

Résumé:
« Le directeur a été très gentil avec moi le jour de mon embauche. J’ai eu la permission de gérer ma parfumerie toute seule. Ca marchait bien. Seulement, quand les premiers symptômes sont apparus, j’ai dû quitter la parfumerie. Ce n’était pas une histoire de décence ni rien ; c’est juste que tout devenait trop compliqué. Heureusement, j’ai rencontré Edgar, et Edgar, comme vous le savez, est devenu président de la République. C’était moi, l’égérie d’Edgar. Mais personne ne m’a reconnue. J’avais trop changé. Est-ce que j’avais raté la chance de ma vie ? En tout cas, je ne comprenais toujours pas très bien ce qui m’arrivait. C’était surtout ce bleu sous le sein droit qui m’inquiétait. »

Avis: 
Je l’ai lu en très peu de temps, mais il faut dire que le roman m’a dérouté. C’est une jeune femme vivant chez sa mère et profitant de sa situation. Elle ressent le besoin de travailler et va demander à un directeur de parfumerie. Elle est tout de suite acceptée, car elle est belle et désirée. Elle est en couple avec un homme. Celui-ci ne veut pas qu’elle travaille, car il dit, que travailler, perverti la pensée. Il pense donc qu’elle ne sera plus la même si elle travaille. Tout se passe bien dans la parfumerie. Elle fait son travail, ramène des clients et le directeur est conquis. Mais subitement, elle s’enlaidit et les clients commencent à la fuir. Elle grossit, son homme ne veut plus la toucher… Elle touche le fond. Elle se transforme…

A première vue, il faut dire que j’étais été attiré par ce roman, car on me l’a conseillé. J’ai lu le résumé et je me suis dit qu’il avait l’air bien. Je m’attendais à un beau roman où tout finit bien. Mais pas du tout ! A chaque page, mon étonnement était encore plus grand. Je ne dirais pas que je n’ai pas aimé, mais le résultat est déroutant.

Le personnage principal m’a rebuté. A première vue, elle a l’air d’être belle et sûre d’elle, mais dès le départ, je n’ai pas réussi à m’attacher. Elle m’avait l’air trop parfaite et il faut dire que je n’ai pas vraiment apprécié ce qu’elle dégageait. Mais au fil des pages, son regard sur elle change. Là non plus, je n’ai pas aimé. Il faut dire que la suite est bizarre. Vous n’allez peut-être pas me comprendre, car vous n’avez pas lu le livre. Il faut dire qu’avec les hommes qu’elle rencontre, tout n’est pas rose. 

Que dire de la fin… Je ne l’ai pas aimé ! Elle m’a déçue, mais en même temps, c’était logique. Donc ça allait avec l’histoire. 

Dans l’ensemble, même si ma chronique dit le contraire, j’ai aimé le roman. J’ai adoré la plume de Marie Darrieussecq. Elle écrit d’une façon qui m’emporte dans le roman, mais qui me mettait mal à l’aise. Oui, c’est bien ce mot mal à l’aise. Dès que j’avançais dans l’histoire, j’étais surprise par la femme, mais aussi par ses décisions. J’ai repensé à une question qu’on m’a posée un jour: pourquoi lisez-vous? Je dirais que j’ai lu ce livre pour me divertir d’une certaine manière. Dans ce livre, je ne me suis pas diverti. J’ai été mal à l’aise face au comportement de la femme et de la société. Il m’a fait réfléchir au regard de la société et surtout au regard envers la femme qui se doit d’être parfaite alors qu’elle ne peut pas l’être. Je dirais donc pour finir que Truisme est un roman qui m’a laissé sans voix et surtout sans avis fixe… 

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