Eldrid Tome 2 de Camille Endell

Titre du roman: Eldrid Tome 2
Auteur: Camille Endell
Date de sortie: 3 janvier 2020
Nombre de volume: 3
Editeur: HLAB
Genre: Historique
Prix: 7,99

Résumé:
« Alors que les rois d’Angleterre et du Danemark signent une paix fragile, dans les deux pays, on rêve de vengeance et de combat. Isolée dans un village loin des côtes anglaises, Eldrid, elle, tente d’accomplir la tâche que lui a confiée Erling Bjarnason : espionner les Saxons pour le compte des Danois. Mais comment mener à bien sa mission quand, où qu’elle soit, on la traite comme une ennemie ? Pour les Saxons, elle est une espionne barbare. Pour les Danois, elle n’est qu’une esclave qui les a trahis. Elle-même ne sait plus qui elle est vraiment. Il est pourtant grand temps pour Eldrid de choisir son camp. Car la trêve est sur le point d’être rompue, et sa décision pourrait bien déterminer l’issue de la guerre à venir… »

Avis: 
Dans ce deuxième volet, Eldrid doit choisir entre ces deux pays: les Saxons ou les Danois. Une fois de plus, Erling Bjarnason, son chef de clan, l’abandonne en lui donnant la mission d’espionner les ennemis. Si le premier tome s’achève par le mariage d’Eldrid et Godwin, le deuxième annonce trahison, kidnapping et retour sur ses terres (pas dans cet ordre-là). 

J’ai beaucoup aimé la transformation d’Eldrid. Dans le 1er tome, on va qu’elle est danoise et qu’elle n’hésite pas à trahir Godwin pour aller retrouver son chef. Dans le 2e tome, elle se considère encore danoise, mais son passé ne cesse de ressurgir et la fait douter de son origine. Elle a quelques souvenirs de sa vie d’avant, la vie quand les Danois ont décimé sa famille. Ses sentiments évoluent en même temps que sa vie. Elle se rend compte des facettes des deux personnages masculins, Erling et Godwin… Ce que j’ai moins aimé chez elle, c’est qu’Eldrid a toujours besoin d’être secouru par Godwin. Son impulsivité la conduit toujours à des ennuis et Godwin, qui ne se résigne pas à la laisser tomber pour son propre bien et la sauve souvent. Du côté d’Erling, tout lui échappe, sa vie, ses fonctions et son esclave… Il tente de se les réappropriér. Quant à Godwin, il est partagé entre son amour et son devoir. Il doit choisir les deux choses qu’ils aiment le plus au monde. Le tome 2 s’annonce avec plein de choix, de décisions et de déceptions…

Ce tome 2 se lit très vite et très facilement, comme le tome 1. Il n’y a pas beaucoup d’aventure, car l’action, contrairement au tome 1, tourne autour des 3 personnages principaux. Le triangle est toujours présent. Eldrid est partagé entre les deux hommes, Godwin est amoureux d’Eldrid et Erling veut à tout prix se venger de sa soi-disant trahison. Je pense qu’il a des sentiments pour Eldrid, mais est dans le déni. La guerre continue d’être présente. Des rails, des plans pour piéger l’autre et les rois des deux pays qui veulent l’Angleterre. Qui va gagner cette guerre? La réponse est dans le tome 3. 

Je ne suis pas déçue de ce tome 2. Ce que je peux reprocher à ce tome 2, c’est le côté d’Eldrid qui doit être sauvé par Godwin, ce côté un peu princesse. Mais dans son ensemble, j’ai adoré. Godwin commence à se rendre compte qu’il a peut-être une chance et ça j’adore. Je suis dans la team Godwin et ce rapprochement entre les deux personnages, je ne peux que le valider… J’ai hâte et en même temps je suis triste de terminer ce tome 3. J’aurais enfin ma réponse. Team Godwin ou Team Erling ??

Je remercie Netgalley France de m’avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l’aurais jamais lu.

Livres lus du même auteur:  
Eldrid Tome 1
Eldrid Tome 3

Eldrid Tome 1 de Camille Endell

Titre du roman: Eldrid Tome 1
Auteur: Camille Endell
Date de sortie: 13 novembre 2019
Nombre de volume: 3
Editeur: HLAB
Genre: Historique
Prix: 7,99

Résumé:
« Angleterre, XIe siècle. Les combats entre Saxons et Vikings ravagent le pays tout entier. Eldrid est née saxonne, mais a été capturée très jeune par les hommes du Nord. Elle a grandi au sein d’un clan viking et nourrit depuis toujours un amour défendu pour Erling Bjarnason, le chef de la horde. Alors qu’un raid saxon approche, ceux qu’elle considère désormais comme les siens décident de partir pour le Danemark. Mais un affrontement sanglant survient, et seule Eldrid, du fait de ses origines, échappe au massacre.Elle est recueillie par Godwin, un soldat saxon. Pour lui, elle est une captive qu’il vient de libérer. Pour elle, il est l’homme qui a exécuté ceux qu’elle aime.Pour survivre, Eldrid devra choisir. Liens du cœur ou liens du sang ? Dans un pays déchiré par la guerre, il n’y a pas de compromis possible… »

Avis: 
Ce roman se lit très vite et très facilement. Je ne suis pas adepte de fiction historique à part quand ça parle de royauté. Mais là, j’ai accroché du début à la fin. Pour résumer, c’est l’histoire d’une femme qui a été élevée par les Vikings en tant qu’esclave. Une guerre se crée entre Saxons et Vikings et Eldrid a un choix à faire. Rester parmi les « siens » ou rejoindre les Saxons. Elle rejoint les Saxons non pas par choix, mais par devoir. Elle doit infiltrer les rangs des Saxons pour son chef. Par amour, elle obéit aux ordres, mais où s’arrête cet amour quand sa vie est en jeux?

Je me suis assez facilement identifiée à Eldrid. C’est une femme forte en caractère, mais qui a tendance à se soumettre par amour. Tant qu’elle aime quelqu’un, elle peut lui donner sa vie sans limites. Elle a aussi ce côté rebelle, qui n’écoute pas les ordres et qui fait souvent l’inverse de ce qu’on lui ordonne. Elle n’a pas sa langue dans sa poche. Quand elle a quelque chose à dire, elle le dit haut et fort, quitte à se prendre des coups et des reproches. J’ai été touchée par sa fidélité et sa dévotion non seulement envers son maitre et son chef, mais aussi envers la religion qui l’a accueilli. Les deux hommes m’ont aussi touchés. Ils ont beau être fort et puissant, ils ont aussi un coeur et n’hésite pas à protéger ce qu’ils aiment. 

Il y a un triangle amoureux qui se crée tout au long du roman. Eldrid est au coeur de ce triangle amoureux. Erling Bjarnason est le chef des Viking et le maitre d’Eldrid. Il fait tout pour la repousser, ce qui a le don de m’exaspérer. Quand Eldrid rencontre Godwin (je ne sais pas si c’est voulu ou non le jeu de mot « dieu gagne » qui peut faire référence à la religion, mais aussi qu’il soit le chef des armés), c’est elle qui le repousse. Elle comprend alors à son tour, ce que s’est d’être aimé à sens unique. Les deux hommes se croisent, se recroisent avec pour unique but de gagner cette guerre et de vaincre l’ennemi. J’ai hâte de découvrir les deux autres tomes pour savoir qui gagnera le coeur d’Eldrid. En tout cas, pour ma part, je suis team Godwin. 

J’ai aimé le roman dans son ensemble. Le style de Camille Endell est simple, mais en même temps, il faut avoir des connaissances historiques. Il y a plein de mots dont j’ai eu besoin d’aller chercher afin de comprendre. Il m’a fallu un temps d’adaptation avant que le schéma du livre soit net dans ma tête. Au final, j’ai passé un bon moment et j’ai hâte de voir ce que donne la suite. Je croise les doigts pour qu’elle soit avec Godwin…

Livres lus du même auteur: 
Eldrid Tome 2
Eldrid Tome 3

Elle était belle ma mère… de Valérie Timsit

Titre du roman: Elle était belle ma mère…
Auteur: Valérie Timsit
Date de sortie: 11 novembre 2017
Editeur: Auto édition 
Total de pages: 243
Genre: Souvenirs d’enfance, témoignage, fiction
Prix: 19,90

Résumé:
« C’est un sujet délicat et triste, mais il vous renvoie si loin dans l’émotion que l’on y trouve un cocktail d’amour assez surprenant pour nous permettre également de rire et de toujours faire référence à quelque chose de notre vie. C’est un bouillon de sentiments dans lequel on se noie ou bien l’on survie. C’est aussi un besoin de ne pas faire taire ses souvenirs et de permettre à notre mémoire de ne pas s’éteindre. »

Avis: 
Quand j’ai eu ce livre entre les mains, j’avais une idée assez précise du roman. Je pensais voir l’histoire d’un homme ou d’une femme qui perd sa mère et qui vit sans elle. Je pensais voir les souvenirs d’avant sa mère, puis la période du deuil. J’avoue été surprise quand j’ai commencé le roman. Ce n’était pas du tout ce que j’imaginais et j’ai eu du mal à commencer le roman. Pour résumer, on se retrouve dans la tête du personnage. On ne sait rien: ni son nom, ni son âge… J’ai seulement su son sexe avec l’accord toujours au masculin donc j’en ai déduit que c’était un homme. Cet homme ou ce petit garçon a eu une relation fusionnelle avec sa mère. Fils unique et sans père, il grandit dans une maison avec sa mère. On le voit grandir et s’éloigner de sa mère quand il devient adulte. Tout le roman est vu à travers ses yeux et par période, à travers son imagination.

J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le personnage, car on ne sait rien et ça m’a perturbé. Je pense qu’elle voulait qu’on s’identifie à lui assez facilement en restant dans le flou. J’ai quand même, avec un peu d’effort, à voir à travers ses yeux et j’avoue avoir aimé être dans sa tête. J’ai aimé le côté enfantin du personnage qui prend chaque situation et arrive à le transformer en quelque chose de magique. J’ai adoré le lien entre les deux personnages: une mère seule, mais qui fait tout son possible pour que son fils soit heureux et un fils rêveur qui idéalise sa mère. J’ai envié ce lien, mais si le lien entre ma mère et moi est quand même proche. 

A ce livre, je n’ai pas trouvé de fin en elle-même. Je pensais terminer sur le décès de sa mère et en savoir un peu plus, mais non. Peut-être qu’il a été mentionné, mais je n’ai pas de trace dans la tête. J’aurais aimé savoir de quoi elle est morte. Ça ne gâche en aucun cas la beauté du livre. Je n’ai pas été déçu, loin de là.

Dans l’ensemble, même si j’ai eu du mal au début, j’ai aimé le livre. J’ai aimé voir l’évolution de l’enfant en adulte, le fait qu’il idéalise sa mère, la magie qu’il dévoile à chaque moment du livre. J’ai adoré voir que son imagination prenait de la place et que sa mère le soutenait. J’ai trouvé extrêmement beau le lien entre les deux personnages, qui sont seuls contre tout le monde et le fait que l’on voit ses coups de colère qui sont calmés par un geste ou un cadeau de la mère. Le livre raconte une belle histoire et comme le dit c’est bien le titre, elle était belle sa mère…

Les sans-sommeils de Elisa Delbarre

Titre du roman: Les sans-sommeils
Auteur: Elisa Delbarre
Date de sortie: 4 avril 2019
Editeur: Autoédition
Total de pages: 482
Genre: Fiction
Prix: 0,99

Résumé:
« Paris et sa proche banlieue, de nos jours. Tandis que Rhéa passe ses nuits dans les livres pour oublier la misère de sa condition, Zoé se lasse de n’avoir trouvé que le sommeil comme remède à sa solitude. Du temps où elles étaient meilleures amies, elles avaient pourtant juré de ne jamais se séparer. À l’aube de l’âge adulte, cette amitié d’enfance semble n’être plus qu’une lointaine illusion. Mais en quête de vérité, Zoé se lance un jour à la poursuite de sa meilleure amie, disparue deux années auparavant, explorant un univers parisien dont elle ignorait jusqu’à l’existence, et espérant que chaque nouvelle rencontre la rapprochera de celle qu’elle recherche. C’était sans compter sur Gauthier, un ancien garçon de leur école dont elle était amoureuse à l’époque, et qui a brusquement recroisé le chemin de Rhéa… »

Avis: 
Pour vous avouer, j’ai eu beaucoup de mal à faire la critique. J’ai tellement aimé le livre que je ne savais pas quoi en dire. J’ai pu prendre un peu de recul pour réfléchir et mettre des mots sur ce que j’en pensais. Pour résumer, c’est l’histoire de trois jeunes: Rhéa, Zoé et Gautier unis par le passé, mais séparés par l’avenir. On part à la découverte de leurs histoires, mais aussi de leurs retrouvailles… On voit leurs déboires à travers leurs yeux. 

Pour commencer, j’ai apprécié les trois personnages. Zoé est une fille perdue, qui a tendance à trop suivre les règles. Elle fait des études par défaut et suit le même chemin que sa soeur. Rhéa est une fille qui a arrêté ses études et qui vit actuellement dans un appartement à louer. Elle n’a pas le bac ni de papiers et doit se prostituer pour survivre. Gauthier est un garçon qui a dû quitter son école à la suite du divorce de ses parents et arrive dans un quartier huppé. Il doit s’adapter pour s’intégrer. On part à la découverte de ces trois jeunes adultes, tout marqués par la vie. Ils ont tous des caractères différents.

J’ai aimé le roman, mais la fin n’était pas ce que j’attendais. Elle m’a surprise dans le bon sens. D’un côté, j’ai envie de dire que je n’ai pas aimé la fin parce que je suis quelqu’un qui adore les histoires qui ont un happy end. Mais d’un autre côté, elle est bien parce que c’est tout à fait représentatif du roman. Si vous voulez savoir de quoi je parle, lisez le roman !

En lisant le livre, je me suis dit qu’on pouvait tous se reconnaître dans ces personnages parce qu’ils sont assez réels. Ils ont une vie certes pas très joyeuse, mais assez proche de notre vie pour qu’on puisse, pendant un roman, se mettre à leur place et vivre leur vie. Je pourrais dire que c’est un coup de coeur, car je l’ai réellement aimé, au point de le lire très vite. Peu de livres m’ont fait cet effet: l’effet que je ne peux pas lire un autre, car celui-là est trop ancré dans ma mémoire, ce livre qui attend une chose, que je passe à autre chose, un livre qui me prend aux tripes. Bref, si vous l’avez compris : je l’ai adoré. 

Les mots d’Owen de Gilles Voirin

Titre du roman: Les mots d’Owen
Auteur: Gilles Voirin
Date de sortie: 3 janvier 2020
Editeur: Nombre7
Total de pages: 380
Genre: Littérature générale
Prix: 19,90  

Résumé:
« Katmandou, Garden of Dreams, 1er août 2018, Owen reçoit un mail inattendu de Juliette, son amie des années Lycée, ses pensées s’évadent et voltigent. Elles remontent le temps comme un funambule avance sur son fil. Qui est Owen ? Petit garçon à l’enfance improbable et adulte inachevé, Owen nous offre un univers d’émotions, avec des personnages profondément attachants, des moments de vie drôles, délicats ou éprouvants, mais toujours authentiques. De Katmandou à Cannes, en passant par Paris, impossible d’oublier ce petit bonhomme aux yeux bleus « couleur carrelage de la salle de bains ». Des émotions et des mots, posés sur les maux, comme autant de possibles et de pensables. Des mots qui ne s’effacent pas, comme le dit Owen lui-même : « L’oubli est passé devant moi comme une insulte qu’on ne dit pas ». Des mots pour se réfugier, pour se construire, et se perdre parfois pour mieux se retrouver ensuite : Les mots d’Owen. Dans ce récit à fleur de peau et de mots. »

Avis: 
Je viens de fermer ma liseuse et le seul mot qui me vient à l’esprit, c’est « wah ». Je tiens à remercier Gilles Voirin de m’avoir envoyé le roman, car sans quoi, comme je le dis dans mes partenariats, je ne l’aurais jamais lu. Je vais être honnête comme dans toutes mes critiques et écrire sur mon ressenti.

Pour résumer, c’est l’histoire d’Owen, un jeune homme, qui n’a pas eu une vie facile. Il a trois demi-frères, de pères différents et son père à lui ne l’a pas désiré. Il est parti bien avant sa naissance. Sa mère lui donne la vie et refuse de lui donner un nom, car elle ne veut pas d’un garçon, mais d’une fille Isabelle. Ce sera son aide-soignante qui lui trouvera un nom. Il grandit, avec pour seule famille, sa mère, qui ne pense qu’à trouver « l’homme ». On assiste à son évolution physique, social, mais aussi mental.

Je me suis sentie proche d’Owen, car c’est un garçon assez solitaire. Il se sent mieux avec des livres qu’avec des gens. Il est intelligent pour son âge et assez sage. Il n’a eu que comme modèle une mère assez égocentrique et un père inconnu. Il se rapproche de Juliette en primaire, qui restera son amie à jamais. Du côté amour, on ne sait que très peu de choses sur le sujet. Il n’est jamais tombé amoureux et a eu des relations sans lendemain. J’ai beaucoup aimé Juliette qui a une passion: elle croque tout ce qui lui inspire. J’ai adoré ce côté d’elle. Je me suis même demandée s’ils allaient finir ensemble… Tous les amis d’Owen m’ont touchée parce qu’ils sont tout un côté attachant et arrivent à un moment où Owen a besoin d’eux. Leurs venues sont magiques. Même si ce roman n’a rien de fantastique, j’ai trouvé beaucoup de moments magiques.

Quant à la fin… J’ai aimé cette fin qui allait bien avec ce roman. J’avoue mettre attendu à autre chose, mais je me suis dit que ma fin à moi était trop fleur bleue et ne collait pas au roman. Mais je n’ai pas été déçu, loin de moi !

Pour décrire le livre, je dirais que c’est un coup de coeur. J’ai eu du mal à le commencer parce que j’ai eu du mal à me situer dans les dates (moi et les dates ça fait deux). J’ai quand même réussi à me repérer et une fois que j’ai pris le coup de main, j’ai enchaîné les pages tels de la nourriture. Je me suis nourrie de ses pages dans les transports, chez moi et même à la fac. J’ai été conquis par la plume de Gilles Voirin et c’est en fermant les yeux que je lirais son deuxième roman si c’est dans ses projets.