L’affaire de l’esclave Furcy de Mohammed Aïssaoui

Titre du roman: L’affaire de l’esclave Furcy 
Auteur: Mohammed Aïssaoui 
Date de sortie: 8 février 2011 
Editeur: Folio 
Total de pages: 240 
Genre: Historique, Essai, Témoignage. 
Prix: 6,90

Résumé: 
« Le 16 mars 2005, les archives concernant « L’affaire de l’esclave Furcy » étaient mises aux enchères, à l’hôtel Drouot. Elles relataient le plus long procès jamais intenté par un esclave à son maître, trente ans avant l’abolition de 1848. Cette centaine de documents – des lettres manuscrites, des comptes rendus d’audience, des plaidoiries – illustrait une période cruciale de l’Histoire. 
Les archives révélaient un récit extraordinaire : celui de Furcy, un esclave âgé de trente et un ans, qui, un jour d’octobre 1817, dans l’île de la Réunion que l’on appelle alors île Bourbon, décida de se rendre au tribunal d’instance de Saint-Denis pour exiger sa liberté.Après de multiples rebondissements, ce procès, qui a duré vingt-sept ans, a trouvé son dénouement le samedi 23 décembre 1843, à Paris. Malgré un dossier volumineux, et des années de procédures, on ne sait presque rien de Furcy, il n’a laissé aucune trace, ou si peu. J’ai éprouvé le désir – le désir fort, impérieux – de le retrouver et de le comprendre. De l’imaginer aussi. » 

  

Avis: 
J’ai dû acheter le livre dans le cadre d’un de mes cours de littérature francophone l’année dernière, mais je ne l’ai pas lu faute de motivation. Je l’ai laissé dans ma pile à lire pendant des mois. Au moment de vider cette pile, je me suis donnée le défi de le lire jusqu’au bout. Et vous savez quoi ? Je regrette de ne pas l’avoir lu plus tôt. Pour résumer, c’est un esclave du nom de Furcy qui demande à être libre, car la loi dit qu’une mère affranchie donc libre accorde à ses enfants de moins de sept ans une liberté pour ne pas être séparé de la mère. Le problème est que durant sa vie d’esclave, sa mère n’a su que très tard qu’elle était libre. Son fils, Furcy, a donc exigé ce qu’il lui revenait de droit. Ce n’est pas au goût de son maître, qui ne veut pas le rendre libre, car il est précieux. Un long procès qui mettra en valeur une société qui refuse le changement et des maîtres (noirs ou blancs) impitoyables.
 
Dans ce roman, on suit la trace de Furcy, de sa mère Madeleine ainsi que des membres qui ont tenté de l’aider et ceux qui ont tenté de l’enfoncer par peur du changement. On assiste aux nombreux procès, où l’on voit un Furcy neutre, qui ne veut pas montrer ces émotions. J’ai été touchée par l’histoire de Furcy, car tout comme sa mère, il a été esclave alors qu’il ne le devait pas. Madeleine est une Indienne née au bord du Gange. Vendu à une religieuse, les deux femmes passent trois ans à Lorient. Sur la route du retour, elles font une escale sur l’île Bourbon où la religieuse, fatigué de son voyage, la confie à Madame Routier avec la promesse de l’affranchir, car elle doit retourner dans son pays. La promesse n’est pas tenue, car qui veut se séparer d’une « esclave gratuite » !  

J’ai éprouvé diverses émotions dans ce livre : l’injustice de voir que beaucoup d’hommes enlèvent la liberté aux esclaves afin de les utiliser comme bon leur semblait. J’ai été en colère de voir que certains maîtres osaient dire que les esclaves étaient trop chers à s’en occuper. Leurs conditions de vie étaient horribles. J’ai été choquée que cet esclavage n’était pas seulement entre blancs et noirs, mais aussi entre noirs et noirs. Les esclaves affranchis qui voulaient des esclaves à leur tour : un cercle vicieux qui ne s’arrêtaient jamais… Mais j’ai aussi ressenti de la joie de voir tant d’hommes défendre le cas de Furcy, de la tristesse de voir qu’il ne gagnait jamais ces procès et aussi de l’espoir de me dire qu’à la fin, il sortirait en homme libre. 

Ce livre m’a fait tant ressentir des sensations que je n’ai pas pu le lâcher. Alors que je ne pensais que ce n’était qu’un énième livre que je ne lirai jamais, j’ai été agréablement surprise… En faisant des recherches, j’ai appris que Mohammed Aïssaoui n’était pas historien, mais écrivain. Il a fait un beau travail afin de raconter l’histoire d’un esclave peu connu. Il n’a pas pu rester neutre, car il s’est attaché à Furcy. Il le dit lui-même que l’Histoire a gardé seulement les témoignages des maîtres, mais très peu de témoignages d’esclave. Ils n’avaient pas le droit d’écrire, ni même d’apprendre à lire. On m’a toujours dit qu’écrire était une arme. Ainsi les maîtres pouvaient garder les esclaves dans le silence et l’ignorance. C’est un gros coup de coeur et je le conseille fortement !! 

 

 

Les jolis garçons de Delphine de Vigan

Titre du roman: Les jolis garçons
Auteur: Delphine de Vigan
Date de sortie: 10 février 2010
Editeur: Le livre de poche
Total de pages: 160
Genre: Nouvelles, romance
Prix: 6,70

Résumé:
«Prenez un homme qui aime les femmes, le corps des femmes surtout. Il a une quarantaine d’années, il est beau mais fatigué. Prenez une femme qui aime les hommes, la peau des hommes mais pas seulement. Elle va avoir trente ans, elle est jolie quand elle y prête attention, parfois on se retourne sur elle, on la dévisage, parfois elle est grise, on ne la voit pas. Trois hommes dans la vie d’Emma. Trois rencontres sur des musiques différentes, basses et douloureuses, rieuses et légères, hantées par un même motif : l’illusion. Combien de fois faut-il rejouer la fable pour être capable de s’en défaire ?»

Avis:
Cette auteure est l’une de mes favoris. Mais j’avoue que c’est loin d’être un coup de coeur. Pour résumer, c’est l’histoire d’Emma qui va avoir 30 ans et qui tombe amoureuse trois fois. Les hommes n’ont aucun point commun, mais Emma se comporte toujours de la même manière. Elle s’oublie… Elle s’imagine vivre une histoire passionnante, vivre avec la personne toute sa vie. Mais non, elle vit dans l’illusion.

Je n’ai pas réussi à m’attacher à Emma. Emma est certes jolie et intelligente, je ne la comprends pas. Pour la première histoire avec son premier amour, Mark Stevenson, je n’ai pas tout compris. Elle vit une relation illusoire. Pour comprendre, je crois qu’il faut le vivre. Pour ma part, cela m’a mise mal à l’aise. Pour Ethan Castor et Milan Mikaev, j’ai accroché plus facilement. Emma a su dès le départ que l’histoire était impossible, mais a quand même tenté sans mettre les sentiments. Elle se disait amoureuse, mais son comportement ne le montrait pas. Sur les trois histoires, j’ai préféré celui de Milan Mikaev. C’est une histoire qui m’a énormément touché, car elle a dû vivre dans l’ombre de Milan. Elle a tenté le tout pour le tout que cette histoire fonctionne quitte à voir déformer sa vie à la seule fin de mettre Milan au-devant de la scène. Elle a su quand il fallait s’arrêter.

Les trois histoires ont pour thème l’illusion. Dans chacune des histoires, on voit qu’Emma se perd dans ses histoires d’amours. On sort de l’image de la femme belle, avec un beau corps et un désir. On redécouvre une facette d’elle : une femme raisonnable qui cherche à vivre des expériences même si parfois, on peut voir qu’elle peut à tout moment flancher.  Je n’ai pas aimé le livre. Je ne pense pas que ce soit l’écriture de Delphine de Vigan, car elle reste une des préférées. Je pense que le thème ne me plait pas. Pour lire et apprécier un livre, j’ai besoin d’avoir ce lien avec le personnage : pour m’identifier à lui, le comprendre. L’apprécier ou pas est un autre point. Je n’ai rien eu avec Emma. Je n’ai pas pu m’identifier à elle, car ses actions et ses réactions sont à l’inverse des miennes. Par exemple, je ne peux pas envisager une histoire d’amour avec un homme marié ou m’effacer pour que mon homme soit sur le devant de la scène. Elle oui… Je ne dis pas que c’est un mauvais livre, car c’est loin de la vérité. C’est un bon livre, avec une bonne plume et un bon sujet (l’illusion), mais ce livre n’est pas fait pour moi. J’ai entendu dire qu’il fallait pour tous les goûts… Je tiens donc à prendre ma revanche plus tard et voir si mon avis reste le même ou pas…

Livres lus du même auteur:
Les loyautés

Les gens heureux lisent et boivent du café de Agnès Martin-Lugand

Titre du roman: Les gens heureux lisent et boivent du café
Auteur: Agnès Martin-Lugand
Date de sortie: 5 septembre 2019
Editeur: Pocket
Total de pages: 192
Genre: Romance, deuil
Prix: 6,50 € 

Résumé:
«Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. » Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.»

Avis:
J’ai acheté ce livre il y a un moment. Il était dans ma pile à lire, au chaud, dans ma bibliothèque. J’ai donc décidé de le sortir de cette pile afin de le lire. Le résultat m’a quelque peu surprise. Pour résumer, Diane a perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture il y a un an. Déprimé, triste et en deuil, elle suit le cours de sa vie dans son appartement à se remémorer ses souvenirs. Elle décide de partir quasiment du jour au lendemain en Irlande, là où son mari aurait aimé aller avec elle, pour faire son deuil et avancer. Elle quitte tout : sa famille, ses amis. Arrivé là-bas, elle fait sa vie en tentant d’avancer. Mais est si facile?

Je me suis attachée à Déborah. C’est une femme qui s’est vu priver des deux amours de sa vie. Elle tente au mieux de se relever, mais ce n’est pas facile. Tout lui fait penser à eux et ce n’est pas facile d’avancer dans un milieu pareil. Son meilleur ami est présent dans cette période. J’ai aimé la voir avancer, rire comme avant, s’ouvrir aux autres petit à petit et la faire aimer de nouveau. Elle m’a fait comprendre qu’on peut se remettre de tout, même de l’impossible, si on le veut. Avec le temps, on peut tout combattre. 

La fin m’a frustrée… Ne pas vous dire la fin m’est difficile, mais je ne vous le dirai pas à vous d’aller chercher. La fin m’a surprise, car je m’attendais à un happy end (mince, j’ai un peu spoiler). Je m’attendais à une fin un peu cliché. Mais pas du tout et c’est ça qui m’a frustrée. Cette fin était à la hauteur du livre. J’ai compris son choix.

Ce que je peux reprocher à ce livre, c’est que le titre ne va pas avec l’histoire. Quand j’ai eu le livre en main pour la première fois, j’ai pensé lire un roman parlant de livre, de librairie, mais avec du positif. Je n’ai pensé à aucun moment que ce livre allait parler de deuil et de renouveau. Ce n’est pas la librairie (son nom est : Les gens heureux lisent et boivent du café) qui est mise en valeur dans le roman, mais bien Déborah, la femme dont la vie ne lui a pas fait de cadeau. J’ai trouvé ça dommage et ça m’a permis de comprendre les critiques négatives à l’égard du livre.

Mon avis général ? Même si le titre du roman m’a dérangée, j’ai été agréablement surprise par le roman. Je l’ai lu en une journée. Je l’ai dévorée. J’ai vécu à travers elle… J’ai beaucoup aimé la plume d’Agnès Martin-Lugand, qui est à la fois simple, mais belle. Elle écrit comme si on regardait un film. On pourrait se demander s’il n’a pas un côté réaliste dans ce qu’elle écrit parce qu’écrit sur une personne en deuil n’est pas facile quand on ne l’a pas vécu soi-même. J’ai hâte de découvrir ce tome 2 afin de continuer à rêver à travers Déborah. 

Petit pays de Gaël Faye

Titre du roman: Petit pays
Auteur: Gaël Faye
Date de sortie: 28 août 2017
Editeur: Le livre de poche 
Total de pages: 224
Genre: Autobiographie, témoignage

Prix: 7,90  

Résumé:
«En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire.
Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…»

Avis:
J’ai découvert ce livre grâce à une bande-annonce au cinéma. Ce roman a été adapté en film et sa sortie était prévue le 18 mars 2020. Le confinement dû au Coronavirus a fait reporter la date de sortie au 26 août prochain. Dans la salle de cinéma, en regardant la fameuse bande-annonce de ce film, j’ai acheté le livre et je me suis promis de le lire avant la sortie du film. J’ai donc tenu cette promesse. Pour résumer, l’histoire se passe en 1992. Gaby, de son vrai nom Gabriel, a dix. Il vit avec ses parents et Ana, sa petite soeur, au Burundi. On assiste à son quotidien. Il est jeune, insouciant innocent, fais des bêtises… Il vit sa vie… Tout s’enchaîne lors des premières élections… Ils vont doit élire un nouveau président qui se fera tué quelque temps plus tard. La guerre entre les Tutsi et les Hutu va s’accentuer.

J’ai beaucoup appris au niveau histoire. En achetant ce livre, je n’avais aucune idée que Burundi était un pays et ce qui s’était passé… En me mettant dans la tête de Gaby, j’ai vécu le début de sa vie. J’étais contente lors des premières élections, triste lorsque le président s’est fait tuer, en colère quand la guerre entre les Tutsi et les Hutu touchait tout le monde. Tout le monde voulait combattre, y compris les enfants. J’ai vu les enfants grandir d’un seul coup alors qu’ils n’avaient même pas atteint le collège. Ça m’a révolté. Je me suis ensuite renseignée sur internet pour en apprend plus. Le génocide des Tutsi au Rwanda, qui est accolé au Burundi, a fait des milliers, voire des millions de morts en seulement trois mois. Ma colère n’était que plus grande.

Je me suis beaucoup attachée à Gaby. Je l’ai vu jouer, rire, être avec ses amis. Je l’ai regardé voler des mangues pour les manger à se remplir l’estomac. J’ai remarqué son changement quand la guerre a éclaté. Il préférait lire et s’évader plutôt que de prendre les armes avec ses amis. J’ai voulu le protéger de tout ce qu’il vivait afin qu’il garde son âme d’enfant…

La fin m’a beaucoup attristé. Elle m’a laissé sans voix. Mais j’ai compris que c’était nécessaire. 

Mon avis? J’ai adoré le livre et j’ai hâte de voir son adaptation en film. Je connaissais Gaël Faye de nom et par sa musique. Je l’ai découverte en tant qu’auteur et sa plume est magnifique. Il a su raconter son histoire en ne perdant pas le lecteur. Son autobiographie m’a laissé sans voix.

Après elle de Céline Musmeaux

Titre du roman: Après elle
Auteur: Céline Musmeaux
Date de sortie: 15 mai 2020
Editeur: Nymphalis
Genre: Romance
Partenariat: Céline Musmeaux
Prix: 17,99

Résumé:
« Déborah et Julie étaient meilleures amies. Comme dans toute amitié, il y avait des hauts et des bas. Ce soir-là, elles devaient rester ensemble, mais elles se sont disputées et séparées. Déborah est rentrée chez elle. Julie n’est jamais revenue. Elle a été découverte morte au petit matin. Traumatisée par cette disparition violente, Déborah a essayé de mettre fin à ses jours. Après plusieurs mois d’hospitalisation, les médecins la pensent prête à reprendre une vie « normale ». C’est donc fébrilement qu’elle fait son retour au lycée pour recommencer son année de terminale. Ceux qu’elle a connus ont eu leur Bac, elle espère se faire oublier. Mais dès le premier jour, elle tombe sur Johan, le « petit frère » de Julie, et il n’a plus rien de petit. Les retrouvailles sont glaciales. Le fantôme de Julie rôde autour d’eux et va mettre à mal les deux adolescents qui tentent de se reconstruire. Entre culpabilité et colère, ce qui les unit finira-t-il par les détruire ? »

Avis: 
C’est le troisième livre que je lis de cette auteure et je ne suis toujours pas déçue. Pour résumer, Déborah vient de perdre sa meilleure amie à la suite d’une soirée qui a dégénéré. Elle fait une tentative de suicide et se retrouve à l’hôpital. Après plusieurs mois d’hospitalisation, elle reprend le chemin du lycée en pensant faire une terminale assez tranquille. Malheureusement, le frère de Julie, Johan, n’est pas du même avis. Déborah est, à ses yeux, coupable du meurtre de sa soeur. Il va alors s’en prendre à elle. 

J’ai énormément aimé Déborah. C’est une fille assez simple et timide qui n’aime pas être mise en avant. Avec Julie, elles formaient un beau duo : Julie, une fille qui aime se mettre en avant, draguer et dire ce qu’elle pense et Déborah qui est son ombre. J’ai vu l’évolution de Déborah: qui passe par la période complète du deuil. Elle passe les 7 étapes. Il y a d’abord la phase du choc où on apprend ce qu’il s’est passé et la cause de sa tentative de suicide. Le déni vient au début du roman, quand elle s’impose les trois règles afin de faire croire que tout va bien. La colère arrive quand il y a le rapprochement entre ses deux personnages : Déborah et Johan. Vient la tristesse quand elle se prend les reproches de son copain et que ses larmes coulent. La résignation apparaît lorsqu’elle se dit que la mort de Julie ne sera pas punie. L’acceptation et la reconstruction apparaissent quand le crime est résolu et qu’elle peut passer à autre chose. (J’espère avoir dit le moins de choses possible).

Johan est quelqu’un que j’ai beaucoup apprécié aussi, car il change tout au loin du livre. On se dit que c’est un crétin, mais on comprend sa douleur et on compatit. Tout comme Déborah, il passe par le deuil, mais c’est ensemble qu’ils pourront se reconstruire.

Quant à la fin, j’ai aimé comment se termine le livre et j’ai aimé le dernier chapitre qui explique beaucoup de choses.

Je ne suis toujours pas déçue de Céline Musmeaux. Elle a une belle plume et des sujets intéressants. Je n’ai pas tout lu, mais sur les trois qu’elle m’a envoyés, je dirais que c’est le meilleur. L’histoire est très bien écrite, le sujet intéressant, on passe par beaucoup d’émotions comme les personnages. On est dans leurs têtes et dans leurs vies. Hâte à son prochain roman…

Livres lus du même auteur:
○ Le match de nos cœurs
○ Mes mots pour ta mélodie
La théorie des contraires

Les loyautés de Delphine de Vigan

Titre du roman: Les loyautés
Auteur: Delphine de Vigan 
Date de sortie: 28 août 2019
Editeur: Le livre de poche 
Total de pages: 192
Genre: Psychologie
Prix: 16,00

Résumé:
«Chacun de nous abrite-t-il quelque chose d’innommable susceptible de se révéler un jour, comme une encre sale, antipathique, se révélerait sous la chaleur de la flamme ? Chacun de nous dissimule-t-il en lui-même ce démon silencieux capable de mener, pendant des années, une existence de dupe ?»

Avis: 
Delphine de Vigan reste une de mes auteures favoris. C’est un court roman qui raconte une histoire assez sombre. Pour résumer, deux amis, Mathis et Théo, fréquentent le même collège. Théo a des parents divorcés tandis que Mathis a une vie assez tranquille. Sa mère est femme au foyer et son père travaille. Les deux enfants sont en train de basculer. Leur professeur est assez inquiète et n’hésite pas à s’inquiéter pour l’un des enfants. Quitte à se mettre les autres professeurs à dos. 

Théo est le personnage principal. Il a 13 ans, est en 5ème. Ses parents ne se parlent jamais. Un contexte familial assez complexe. Tout gravite autour de lui. Mathis, son meilleur ami, qui n’hésite pas à le suivre dans ses bêtises, car il a pour but de le sauver, sa professeure qui se voit en effet miroir à travers Théo, la mère de Mathis qui ne l’apprécie guère. Théo vit assez mal cette situation et en a assez d’être au milieu de cette situation. Il tente par tous les moyens d’oublier.

Hélène, la professeure des deux collégiens, m’a touchée. Elle a un passé sombre avec un père qui l’a battait et une mère qui fermait les yeux. Comme dit l’expression : qui ne dit mot consens. Elle grandit avec ce traumatisme et quand elle voit Théo, elle s’imagine qu’il vit la même chose. Elle va donc vouloir l’aider, même si pour cela, elle doit aller à l’encontre de son métier et de ses collègues. 

J’ai à la fois aimé et détesté la fin. Comme l’expression dit si bien: il m’a laissé sur ma faim. C’est une fin ouverte, où seul toi, le lecteur, est en mesure d’inventer la fin. Elle nous laisse sur un moment crucial et nous dit : que veux-tu qu’il se passe ensuite ?  

Ce roman est peut-être court, mais il est intense. Il est bouleversant. Ce roman m’a pris qu’il est dur de sauver quelqu’un qui ne veut pas être sauvé. Je l’ai adoré et je le conseille. 

Livres lus du même auteur:
Les jolis garçons

La maison du bord de mer de Larème Debbah

Titre du roman: La maison du bord de mer
Auteur: Larème Debbah
Date de sortie: 19/09/2019
Editeur: Librinova
Total de pages: 262
Genre: Thriller
Prix: 14,90

Résumé: 
« Deux femmes dont le destin va être bouleversé, par des secrets, des mensonges, des trahisons. Une disparition incompréhensible. Une réalité inconcevable. La vie peut nous paraître belle et sournoise, délicate et destructrice, exceptionnelle et tragique. Comment rester rationnel face à ces irruptions inattendues qui nous arrachent à nos êtres chers ? Comment réagir et donner un sens à ce que nous ne pouvons concevoir ? Comment apprendre à revivre, à sourire lorsque le pire s’abat sur nous ? Parce que dans le fond, la vie est belle, quoi qu’elle puisse nous réserver. »

Avis: 
Je tiens à remercier Netgalley pour cet envoi. Pour résumer, deux couples vivent heureux dans leur ménage. Enfin, heureux est un bien grand mot… Rachel a un travail qui lui prend du temps et une grande ambition. Son compagnon est père au foyer. Il élève leurs jumeaux par choix et non par contrainte. Chloé est psychiatre et maman de deux enfants elle aussi. Son mari travaille dans le social. Il aide des jeunes défavorisés et va jusqu’à même s’attacher à eux. Il en oublie parfois ses propres enfants. Leur point commun? Leurs enfants se connaissent, car ils sont scolarisés dans la même école. Il suffit d’un jour, d’une décision (ou dans ce livre-là, plusieurs décisions, pour que le destin dérive…)

Dans cette histoire, je me suis beaucoup attachée aux personnages féminins. J’ai admiré Rachel pour sa force de caractère et son besoin de pardonner. Quant à Chloé, j’ai aimé son besoin d’aider les gens, quitte à mettre son couple entre parenthèses. Chloé veut aider Rachel malgré les circonstances. Ce lien d’amitié qui, au début, était improbable, voire impossible, est rendu possible grâce aux deux femmes et à leurs caractères (je ne vous en dis pas plus…)

Je n’ai pas été surprise par la fin, car en lisant le livre, on comprend que ça ne peut que se terminer d’une seule façon. Je l’ai beaucoup aimé à en verser une petite larme.

L’auteure, Larème Debbah, parle dans ce roman, d’un sujet assez délicat. Elle l’a su y mettre beaucoup de sensibilité. Elle a su donner à Rachel, le pouvoir du pardon, car ce n’est jamais facile de pardonner quelqu’un… Elle nous a montrés que le pardon est toujours possible et que l’amitié peut être improbable, mais pas impossible. J’ai aimé sa plume, son histoire et son style. Je n’ai pas vu défiler les pages et à la toute fin, j’avais encore l’histoire dans ma tête. Je dirais que c’est un coup de coeur…

Une enquête à la Belle-Epoque Tome 1 : La lettre froissée de Alice Quinn

Titre du roman: Une enquête à la Belle-Epoque Tome 1 : La lettre froissée
Auteur: Alice Quinn
Date de sortie: 7 novembre 2017
Editeur: Amazon Publishing
Total de pages: 415 
Genre: Fantastique, historique, policier, polar
Prix: 19,00

Résumé:
« Cannes, printemps 1884. Plus rien ne semble devoir sourire à Miss Gabriella Fletcher : l’aristocrate britannique, déjà déclassée en raison de sa ruine et de ses préférences amoureuses, vient de perdre son emploi en même temps que son amante, et son avenir s’annonce bien sombre. C’est alors qu’elle tombe sur une petite annonce qui pourrait bien devenir sa planche de salut… La voilà gouvernante de Filomena Giglio, dite « Lola » : sa villa « Les Pavots » est dans un état déplorable et ses murs sont pour le moins dissolues, mais cette patronne hors du commun n’est pas pour déplaire à Miss Fletcher, loin de là. Malheureusement, le répit est de courte durée. Un messager inattendu ? un certain Maupassant ? débarque, porteur malgré lui d’une mauvaise nouvelle : Lola, dont la rente va être suspendue, risque l’expulsion. Une sorte de fatalité semble s’acharner sur la jeune femme quand, peu de temps après, son amie d’enfance Clara, qui l’avait justement appelée à l’aide quelques jours plus tôt, est retrouvée morte dans des circonstances troublantes. »

Avis: 
J’ai découvert cette saga grâce à Netgalley. Ils m’ont envoyé le tome 3 alors que je ne n’avais lu ni le 1 ni le 2. Je me suis empressée d’acheter les deux premiers tomes et me voilà, devant vous (façon de parler), pour vous présenter ce premier tome. Je n’ai lu que celui-là pour le moment et il m’a donné l’eau à la bouche. Je compte bien lire les livres de Maupassant après cette saga, mais je vais trop vite. Pour résumer, l’histoire se passe en 1884. Miss Gabriella Fletcher se retrouve chassée de son ancien travail et donc de son ancien logement à cause d’une aventure. Une annonce vient changer sa vie. Elle se présente chez ladite personne qui la prend à ses services. S’ensuit une aventure assez délirante avec Maupassant, un écrivain à en devenir, sa patronne Lola Deslys et elle. L’aventure: ils doivent résoudre un meurtre quand tout le monde croit à un suicide et trouver de l’argent afin de ne pas perdre leur logement. 

Je suis très vite entrée dans cette époque du 19ème siècle, une époque qui m’a toujours fait fantasmer. Les auteurs classiques, les calèches, les plumes… Bref, une époque rêvée.

Je me suis attachée à tous les personnages, mais mon coeur a chaviré pour Miss Gabriella Fletcher. J’ai adoré ce côté assez unique… Le fait qu’elle soit homosexuelle à une époque où c’est très mal vu, où l’on considère que la femme n’a qu’un devoir, c’est de se marier et de faire des enfants (oui je sais que ça fait deux devoirs). Bref, j’ai aussi aimé la découvrir tout au long du roman. Le fait qu’elle ait souffert avec Lady Sarah, qu’elle n’ait pas eu une vie facile, qu’elle se doit de protéger Lola…J’ai été à deux doigts de tomber amoureuse d’elle. J’ai dit à deux doigts… Maupassant m’a aussi beaucoup touché. Un écrivain à en devenir, un journaliste assez connu en quête d’action et un homme qui a des soucis de santé. On ne peut que l’aimer. 

Quant à la fin, je ne peux pas encore m’exprimer, car il me faut lire les autres tomes afin de vous donner mon avis. En tout cas, je peux vous dire que ce premier tome est une réussite.

Mon avis général, j’ai adoré le livre. J’ai aimé l’époque, une époque rêvée… J’aurais voulu vivre au siècle du roman, mais je suis née fin 20ème siècle donc bon… J’ai tout imaginé, à croire que j’étais dans un film. Les vêtements, les lieux, les personnages, tout passait de mes pupilles à mon cerveau. Et tout ça, grâce à l’écriture d’Alice Quinn. Je n’ai pas trouvé de défaut à ce livre. L’enquête est excellente, je me suis doutée presque à la fin de qui était le coupable, l’histoire était bien construite et j’ai trouvé que les personnages ne se laissaient pas faire. Surtout Lola ! Hâte de découvrir le tome 2…