Histoire de la violence de Edouard Louis

Titre du roman: Histoire de la violence
Auteur: Edouard Louis
Date de sortie: 07/01/2016
Editeur:
Le Seuil
Total de pages: 221
Genre:
Autobiographie, témoignage
Prix: 18,00

Résumé:
« J’ai rencontré Reda un soir de Noël. Je rentrais chez moi après un repas avec des amis, vers quatre heures du matin. Il m’a abordé dans la rue et j’ai fini par lui proposer de monter dans mon studio. Ensuite, il m’a raconté l’histoire de son enfance et celle de l’arrivée en France de son père, qui avait fui l’Algérie. Nous avons passé le reste de la nuit ensemble, on discutait, on riait. Vers six heures du matin, il a sorti un revolver et il a dit qu’il allait me tuer. Il m’a insulté, étranglé, violé. Le lendemain, les démarches médicales et judiciaires ont commencé. Plus tard, je me suis confié à ma soeur. Je l’ai entendue raconter à sa manière ces événements. En revenant sur mon enfance, mais aussi sur la vie de Reda et celle de son père, en réfléchissant à l’émigration, au racisme, à la misère, au désir ou aux effets du traumatisme, je voudrais à mon tour comprendre ce qui s’est passé cette nuit-là. Et par là, esquisser une histoire de la violence. »

Avis:
Pour résumer, c’est l’histoire d’une rencontre il y a 8 ans. Edouard rencontre Reda à Place de la République à Paris en rentrant chez lui. Il le séduit et Edouard l’invite chez lui sans savoir ce qu’il va se produire. Ils discutent, font l’amour plusieurs fois. Vers 6 heures du matin, Reda sort un pistolet et le menace de le tuer. Il se met à l’étrangler et le viol avant de se faire mettre à la porte par Edouard. Le lendemain, il raconte tout à la police et de longues démarches commencent.

Edouard écrit ce roman pour comprendre ce qu’il s’est produit. Il raconte son histoire en double narration pour tenter d’analyser son histoire et pour apporter une vision extérieure. Il raconte, de son point de vue, ce qu’il a vécu de personnel avec Reda et invente une sœur imaginaire pour raconter ce qui est aspect médical, judiciaire.

Quand il raconte sa liaison avec Reda, il n’y a pas de haine dans ses yeux. Seulement de l’incompréhension. Il raconte sa soirée avec lui, sa relation charnelle tout au long de la nuit et le changement brutal de la passion vers la violence.

Non seulement, on observe ce changement brutal qui conduit Reda à sa tentative de meurtre et aussi au viol, mais on observe une seconde violence : la violence des policiers.

Il nous raconte dans cette histoire, qu’il a été poussé par son entourage à aller voir la police. Là-bas, il a dû pleurer, car sans larmes, il ne se sentait pas légitime. Il pensait que les policiers ne les croiraient pas. Il ne le voulait pas raconter ce qu’il a vécu, mais il se sentait obligé. Il voulait avoir le droit à l’oubli, le droit de dire qu’il ne voulait pas de cette histoire.

J’ai aimé ce roman, car il n’a pas décrit seulement la scène, mais il a ajouté sa touche personnelle. Il a créé une sœur pour raconter ce qu’il ne voulait pas raconter. Il a donner son avis sur Reda sans lui donner le mauvais rôle. Il n’a pas eu de haine à son égard alors qu’il a subi des menaces, des violences et le viol. Il a voulu libérer la parole à travers l’écrit et montrer aux minorités qui subissent le viol et la violence en général que raconter son histoire ne fait pas d’eux des victimes, mais des gens qui veulent s’en sortir. Il nous a montré qu’il ne faut pas avoir honte de son histoire et parler pour se faire entendre. Il ne faut pas être une victime de son histoire, mais prendre sa vie en main. Je le conseille vivement et compte m’intéresser de près à cet auteur surprenant !

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