Âme de pirate de Charlotte Macaron

Titre du roman: Âme de pirate
Auteur: Charlotte Macaron
Date de sortie: 9 janvier 2020
Editeur: 404 éditions
Genre: Aventure, fantastique, suspense, thriller
Partenariat: Netgalley
Prix: 7,99

Résumé:
« Il ne fait jamais bon aller dans les Mortes-Îles. Naviguer dans ce labyrinthe d’îles, si proches les unes des autres qu’elles frôlent la coque des navires qui s’y aventurent, affronter le brouillard opaque qui les recouvre, et les ombres qui s’y cachent, relève de la folie furieuse ! Mais, poursuivi par la Marine Royale, l’équipage pirate du Saule pleureur n’a pas le choix. Ils ne se laisseront pas intimider par la sombre réputation des Mortes-Îles. Ils ont à leur bord les meilleurs navigateurs, et rien n’arrêtera leur soif de liberté. Pourtant ce labyrinthe leur réserve bien des épreuves et ils n’en sortiront peut-être pas indemnes… »

Avis: 
C’est un roman que j’ai reçu en format epub dans ma liseuse. À son ouverture, j’étais étonnée qu’il n’ait pas beaucoup de pages. C’est une nouvelle d’une cinquantaine de pages environ où on se plonge directement dans l’univers des pirates, à l’entrée des Mortes-Îles. Pour résumer, c’est un équipage pirate qui est poursuivi par la Marine Royale. Une course-poursuite en pleine mer, qui va les conduire à se mettre en danger… Et surtout à démontrer une complicité entre les pirates. 

Le roman manque de description envers les personnages. On n’a pas le temps de bien les connaître et de s’attacher. On sait seulement que Jack Akerley est le capitaine du bateau Saule pleureur et qu’il est très discret et que son second est une femme prénommée Ramona Lakja. L’équipage est très peu décrit. Tout comme l’action, ils sont montrés en surface, comme si le narrateur était seulement externe. Je trouve ça dommage. 

Le roman raconte la traversée dans les brumes ainsi que la course poursuite. Il y a de la magie où diverses légendes et contes fantomatiques y sont contées, le chant : Larme du pirate qui est à la fois un hymne et une prière. C’est un peu comme une formule. J’ai beaucoup aimé ce chant et ce côté magique qui mélange piraterie et magie. 

Ce roman est un peu court pour l’histoire. Charlotte Macaron raconte en beauté cette poursuite, qui n’ait pas tout le temps facile pour les pirates ni même la Marine Royale. Cette part de magie qui accompagne les pirates durant ce voyage me fait rêver et voyager à leurs côtés. Toutefois, je trouve dommage qu’il soit aussi court. J’aurai aimée qu’elle approfondisse les personnages pour qu’on s’identifie à eux et pour qu’on s’attache. Je dois chapeau quand même à cette nouvelle qui nous met dans le bain dès le départ. Je recommande ce livre.  

Je remercie Netgalley France de m’avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l’aurais jamais lu.

Les mots d’Owen de Gilles Voirin

Titre du roman: Les mots d’Owen
Auteur: Gilles Voirin
Date de sortie: 3 janvier 2020
Editeur: Nombre7
Total de pages: 380
Genre: Littérature générale
Prix: 19,90  

Résumé:
« Katmandou, Garden of Dreams, 1er août 2018, Owen reçoit un mail inattendu de Juliette, son amie des années Lycée, ses pensées s’évadent et voltigent. Elles remontent le temps comme un funambule avance sur son fil. Qui est Owen ? Petit garçon à l’enfance improbable et adulte inachevé, Owen nous offre un univers d’émotions, avec des personnages profondément attachants, des moments de vie drôles, délicats ou éprouvants, mais toujours authentiques. De Katmandou à Cannes, en passant par Paris, impossible d’oublier ce petit bonhomme aux yeux bleus « couleur carrelage de la salle de bains ». Des émotions et des mots, posés sur les maux, comme autant de possibles et de pensables. Des mots qui ne s’effacent pas, comme le dit Owen lui-même : « L’oubli est passé devant moi comme une insulte qu’on ne dit pas ». Des mots pour se réfugier, pour se construire, et se perdre parfois pour mieux se retrouver ensuite : Les mots d’Owen. Dans ce récit à fleur de peau et de mots. »

Avis: 
Je viens de fermer ma liseuse et le seul mot qui me vient à l’esprit, c’est « wah ». Je tiens à remercier Gilles Voirin de m’avoir envoyé le roman, car sans quoi, comme je le dis dans mes partenariats, je ne l’aurais jamais lu. Je vais être honnête comme dans toutes mes critiques et écrire sur mon ressenti.

Pour résumer, c’est l’histoire d’Owen, un jeune homme, qui n’a pas eu une vie facile. Il a trois demi-frères, de pères différents et son père à lui ne l’a pas désiré. Il est parti bien avant sa naissance. Sa mère lui donne la vie et refuse de lui donner un nom, car elle ne veut pas d’un garçon, mais d’une fille Isabelle. Ce sera son aide-soignante qui lui trouvera un nom. Il grandit, avec pour seule famille, sa mère, qui ne pense qu’à trouver « l’homme ». On assiste à son évolution physique, social, mais aussi mental.

Je me suis sentie proche d’Owen, car c’est un garçon assez solitaire. Il se sent mieux avec des livres qu’avec des gens. Il est intelligent pour son âge et assez sage. Il n’a eu que comme modèle une mère assez égocentrique et un père inconnu. Il se rapproche de Juliette en primaire, qui restera son amie à jamais. Du côté amour, on ne sait que très peu de choses sur le sujet. Il n’est jamais tombé amoureux et a eu des relations sans lendemain. J’ai beaucoup aimé Juliette qui a une passion: elle croque tout ce qui lui inspire. J’ai adoré ce côté d’elle. Je me suis même demandée s’ils allaient finir ensemble… Tous les amis d’Owen m’ont touchée parce qu’ils sont tout un côté attachant et arrivent à un moment où Owen a besoin d’eux. Leurs venues sont magiques. Même si ce roman n’a rien de fantastique, j’ai trouvé beaucoup de moments magiques.

Quant à la fin… J’ai aimé cette fin qui allait bien avec ce roman. J’avoue mettre attendu à autre chose, mais je me suis dit que ma fin à moi était trop fleur bleue et ne collait pas au roman. Mais je n’ai pas été déçu, loin de moi !

Pour décrire le livre, je dirais que c’est un coup de coeur. J’ai eu du mal à le commencer parce que j’ai eu du mal à me situer dans les dates (moi et les dates ça fait deux). J’ai quand même réussi à me repérer et une fois que j’ai pris le coup de main, j’ai enchaîné les pages tels de la nourriture. Je me suis nourrie de ses pages dans les transports, chez moi et même à la fac. J’ai été conquis par la plume de Gilles Voirin et c’est en fermant les yeux que je lirais son deuxième roman si c’est dans ses projets. 

Le serveur de Matias Faldbakken

Titre du roman: Le serveur
Auteur: Matias Faldbakken
Date de sortie: 15 janvier 2020
Editeur: Fayard
Total de pages: 256
Genre: Restauration, littérature norvégienne, satire
Prix: 20,00

Résumé:
« Le Hills est d’un temps où le cochon était du cochon et le porc du porc, comme aime à dire le Maître d’hôtel. Chaque jour, raide dans son habit, le serveur de ce grand établissement d’Oslo se tient là, comme il aurait pu le faire il y a cent ans, si ce n’est davantage. Il veille, attend, se tient prêt. Il circule dans la salle, prend les commandes, sert et débarrasse. Les tables sont parfaitement dressées, les verres s’entrechoquent, les couverts vont et viennent sur la porcelaine avant d’être portés à la bouche. Tout est à sa place, l’ordre est immuable. Jusqu’au jour où un vent de changement s’engouffre dans le sillage d’une belle jeune femme qui prend place, l’air de rien, au milieu des habitués. Son apparition a tôt fait d’enrayer la mécanique parfaitement huilée du restaurant, menaçant les fondations de cet écrin de la vieille Europe – et l’équilibre fragile du serveur brusquement dépassé. »

Avis: 
Quand j’ai ouvert ma liseuse pour lire ce roman, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai hésité. Et cette hésitation s’est sentie lorsque je me suis mise à lire les premières pages. À terme du premier chapitre, je me suis dit « ça a l’air d’être un roman racontant plusieurs histoires à la suite et à dire vrai, je ne suis pas fan ». Je l’ai reposé et j’ai attendu quelques jours avant de le reprendre. Pour résumer l’histoire, c’est un serveur qui raconte ce qu’il vit au quotidien dans son restaurant toute la journée. C’est un restaurant très chic. Il a servi des clients réguliers: le cochon qui était avec un couple d’amis et ensuite un autre groupe pas très réglo. Une femme rentre dans le restaurant par la suite, mais on ne sait pas son nom. Le serveur l’appelle « la femme-enfant ». Elle a été attendue par le cochon, mais elle lui a posé un lapin. Elle revient par la suite, mais on ne sait rien d’elle. Un ami au serveur vient aussi de temps en temps avec sa fille Anna, prend la même table et dîne avec elle. Les choses se corsent quand les deux groupes de clients échangent et que l’ami du serveur s’intéresse à la « femme-enfant ». Y aurait-il de la jalousie dans l’air?

C’est une histoire assez atypique que je lis. Après avoir commencé « réellement » la lecture, je me suis laissé emporter par le roman. Il faut dire que je ressemble assez bien au serveur. Il est constamment dans l’émotion et tente de le cacher en étant neutre. Il aime que son quotidien soit bien rangé, bien cadré et n’aime pas l’imprévu. Il note chaque habitude du client et les heures où le client vient manger. Quand le client a du retard, il faut dire qu’il s’inquiète assez vite. J’ai l’impression qu’il n’aime pas la cave, car c’est un endroit clos où il fait noir. Mon hypothèse serait qu’il n’aime pas l’inconnu et que la cave lui rappelle ce qui ne peut pas contrôler. J’aime assez les clients. 

J’ai beaucoup apprécié la fin, car ce n’est pas la fin d’un roman, mais la fin d’une journée. J’aime cette simplicité qu’apporte le roman à raconter la journée d’un serveur. C’est un personnage assez typique qui peut être représenté par la majorité des lecteurs. On voit sa journée se dérouler comme si on était dans le roman, à sa place. Il assez facile à lire et j’aime cette légèreté.

Pour conclure, j’ai aimé l’histoire, les personnages, cette simplicité à raconter la journée comme si c’était la nôtre. Mais je n’ai pas aimé le roman, parce que ce n’était pas un roman fait pour moi. Je l’ai trouvé long à lire et j’ai eu du mal à me mettre dedans. Il y a des romans géniaux qui ne sont pas faits pour tout le monde… Le mieux est de se faire sa propre opinion. 

Je remercie Netgalley France de m’avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l’aurais jamais lu.

Il faut beaucoup aimer les hommes de Marie Darrieussecq

Titre du roman: Il faut beaucoup aimer les hommes
Auteur: Marie Darrieussecq
Date de sortie: 5 mars 2015
Editeur: Folio
Total de pages: 304
Genre: Amour, Aventure.
Prix: 8,00  

Résumé:
« Une femme rencontre un homme. Coup de foudre. Il se trouve que l’homme est noir. « C’est quoi, un noir ? Et d’abord, c’est de quelle couleur ?  » la question que pose Jean Gewnet dans « Les nègres, » cette femme va y être confrontée comme par surprise.
Et c’est quoi, l’Afrique ? Elle essaie de se renseigner. Elle lit, elle pose des questions. C’est la Solange du dernier roman de Marie Darrieussecq, « Clèves, » elle a fait du chemin depuis son village natal, dans sa « tribu » à elle, ou tout le monde était blanc. » 

Avis: 
Je l’ai lu il y a longtemps. C’est une critique que j’ai posté sur Instagram et que j’ai décidé de reprendre pour le rendre plus complet. 

C’est un des rares livres que j’ai adoré de la première à la dernière page. Aucune envie de le poser sur ma table de chevet. J’ai aimé la plume de l’auteure, qui nous emmène, tel un film dans l’Afrique ainsi que la France… Un court roman qui retrace une histoire d’amour entre un noir et une blanche. Solange est une actrice assez connue « sort » avec Kouhouesso, les yeux pleins de rêves, qui rêve d’écrire son propre film et de le produire. On voit la femme tomber amoureuse au fil des pages et l’homme être attiré par son rêve.

On voit dès le début que l’histoire est impossible entre eux avec leurs couleurs de peau ainsi que leurs rêves trop différents. Elle est amoureuse de Kouhouesso. Lui, il aime à sa façon sans jamais l’exprimer. Ils sont attirés l’un à l’autre, tels des aimants. 

Solange est attirée par l’histoire de l’Afrique. Elle questionne souvent sur le sujet.

Lorsque le projet de Kouhouesso devient réel, ils partent tous les deux avec l’équipe de tournage en Afrique. Elle se rapproche de ses questions ainsi que de son partenaire.

Je suis tombée amoureuse de ce livre au même titre que Solange pour Kouhouesso. L’histoire d’amour m’a énormément touché, car on sait qu’il n’est pas possible. C’est en partie à cause du regard de la société. Je m’identifie à Solange, car comme moi, c’est une sentimentale qui s’accroche à l’amour. Elle est dans l’émotion constamment et refuse de se séparer de son amour. Elle s’intéresse à son histoire, car c’est un moyen de s’intéresser à lui et donc de l’approcher un peu plus. Lui, en revanche, ne montre pas vraiment ces sentiments. C’est quelqu’un de fier et de mon point de vue, c’est quelqu’un qui n’a pas besoin de mots pour exprimer ce qu’il ressent. Il a seulement besoin de le montrer. Il est plus terre à terre qu’elle. Ce sont deux opposés qui s’attirent au même titre qu’ils s’éloignent. 

Quant à la fin… Je ne garde pas un joli souvenir. C’est tout ce que je peux dire.

Marie Darrieussecq est une auteure que j’admire, car elle m’a touchée avec ses mots. J’ai lu seulement deux livres d’elle et les deux m’ont fait de l’effet (dans le mauvais comme dans le bon sens). J’aime sa plume et j’avoue que pour le moment, c’est l’une de mes auteures favorites.

Livres lus du même auteur:  
Truismes

L’Atlantide de Pierre Benoît

Titre du roman: L’Atlantide
Auteur: Pierre Benoît 
Date de sortie: 10 janvier 1973
Editeur: Edition Famot
Total de pages: 247
Genre: Aventure, Science-Fiction, Fantastique
Prix: 7,30

Résumé:
« Au cours d’une exploration dans le Sahara, deux officiers français, André de Saint-Avit et Jean-Marie-François Morhange sont capturés et se retrouvent dans un palais merveilleux, un véritable paradis terrestre. Ils apprennent alors qu’ils sont prisonniers d’une femme, la reine, la sultane, la souveraine absolue du Hoggar, Antinéa, petite-fille de Neptune, la dernière descendante des Atlantes, et que, dès qu’ils l’auront vue, ils renieront tout pour elle, famille, patrie, honneur… »

Avis: 
Après avoir lu le livre, j’ai fait des recherches sur L’Atlantide et j’ai appris beaucoup de choses. Le mythe a été inventé par Platon dans Critias et Timée. Au fil du temps, deux groupes se sont créés: les chercheurs et des historiens qui ont tenté de trouver cette fameuse île et les chercheurs qui disaient que cette île n’était qu’un mythe et seulement un mythe. Des écrivains ont fait des romans sur cett île mystérieuse dont Pierre Vidal-Naquet (L’Atlantide, histoire d’un mythe). Pierre Benoît s’est essayé à cet exercice ce qui a donné ce roman. 

Pierre Benoît imagine alors 3 personnages: André de Saint-Avit, Jean-Marie-François Morhange et le narrateur. Ils font une exploration dans le Sahara. Ils ne se connaissent pas et doivent partir en mission ensemble. Tout ne se passe pas aussi bien que prévu. Ils se font capturer par la reine Antinéa. Elle les retient prisonniers dans son palais qui est sur l’Atlantide. Ils font alors des découvertes qui feront froid dans le dos. Je ne vous dis pas plus. À vous de le découvrir. 

Ce roman regorge de symboles mythologiques. On apprend qu’Antinéa est la petite-fille de Neptune (Dieu Grec des eaux vives et des sources). L’histoire tourne autour des Grecs du temps des Mycéniens et des Minoens (1700 à 1200 av J.-C) et au Ve siècle apr J.-C. Toute la magie règne entre les symboles qui conduisent les deux personnages dans la bonne direction et les révélations liées à cette île. Les Touaregs sont les habitants du Sahara central. Ils sont aussi au service de la reine Antinéa. Ce roman a un côté historique mais j’ai préféré le côté mythologique, assez magique. 

Je n’ai pas eu d’attaches envers les personnages, car ce sont des explorateurs et je n’ai rien d’une exploratrice. Il y a donc 3 personnages: André de Saint-Avit, Jean-Marie-François Morhange et le narrateur de l’histoire. Le premier chapitre parle d’un manuscrit disparu rédigé par le lieutenant Olivier Ferrière. André fait le récit de ses aventures et qui se poursuit pendant tout le roman. 

J’ai beaucoup aimé l’écriture de Pierre Benoît qui arrive à prendre un mythe pour en faire une histoire concrète mais irréaliste. Même si au début, je n’ai pas accroché au roman, car l’action s’installe dès la première page sans trop d’explication, la suite m’a fait fantasmer. J’ai imaginé chaque moment, chaque page et le résultat était à la hauteur. La fin n’est pas spectaculaire, mais le livre, lui, est impressionnant. Il mérite amplement le grand prix du roman de l’Académie française. 

Le salaire de la peur de Georges Arnaud

Titre du roman: Le salaire de la peur
Auteur: Georges Arnaud
Date de sortie: 12 octobre 2002
Editeur: Edition Famot
Total de pages: 254
Genre: Aventure, suspens
Prix: 4,79

Résumé:
« Ils ont été pris au piège de ce port sordide du littoral sud-américain, dans un décor de fin du monde.
Pour ces vagabonds des tropiques, aventuriers faméliques, criminels, il ne reste plus qu’à mourir sur place ou récolter quelques dollars pour fuir cet enfer. 
Quitte à y laisser leur peau, un Français et trois autres desperados acceptent une mission suicide : convoyer, sur des pistes impraticables, un camion hors d’usage chargé de nitroglycérine. 
Un camion qui prend des allures de destin. Commence alors une épopée de l’angoisse pure et de l’absurde… »

Avis: 
J’ai eu énormément de mal à me mettre dans ce roman. Ce n’est pas un roman que je lirais en temps normal. Je n’aime pas les romans à suspense où l’histoire tourne autour d’une mission. Je ne me suis pas arrêtée à cela. J’ai continué à lire. Je l’ai lu, car on m’en a fait cadeau. Même si le début est long, j’ai commencé à m’accrocher à ce livre quand l’action commence : quand les 4 chauffeurs ont été choisis et que la mission commence.

Pour résumer, 4 personnes choisies grâce à des tests vont prendre la route pour ramener un camion contenant de la nitroglycérine dans un autre lieu. Ces 4 personnes ne se connaissent pas et vont devoir risquer leur vie pour mener cette mission à son terme. La récompense, c’est beaucoup d’argent. Mais le problème est le suivant : la nitroglycérine est très dangereuse. Elle est instable, une seule goutte tombe en dehors et le camion explose : menant les 4 personnes à mourir. Est-ce que la vie vaut plus que l’argent ?  

Je ferai donc une petite chronique pour vous dire ce que j’en pense. J’ai réussi à m’attacher à deux personnages qui forme un duo : Sturner et Mihalescu. Ce sont deux hommes qui vont tenter leur vie pour ramener la nitroglycérine à bon port. Ils sont au coeur de l’histoire. J’ai vécu leurs histoires à travers leurs yeux et j’ai ressenti leurs peurs, mais aussi leurs courages et leurs volontés. Il y a aussi un autre duo présent dans le roman, mais il m’a moins marqué: Luigi et Bimba. 

Quand les 4 personnes ont pris la route, je n’ai pas réussi à lâcher le roman. Il y a sans cesse des revirements et c’est ça qui m’a fait tenir. Je ne vous dirais rien, de peur de tout dévoiler. 

J’ai eu du mal avec le style de l’auteur, car, d’un paragraphe à l’autre, il change de point de vue sans mentionner de qui il parle. Il parle aussi des personnages en nommant soit avec le prénom, soit avec le nom de famille, mais jamais avec les deux. À force, je me suis souvent perdue et j’ai dû relire la page à maintes reprises.

Pour finir, je suis assez dubitative. J’ai beaucoup aimé les personnages, l’histoire quand les 4 prennent la route et la fin qui est scotchant, mais pas aussi prévisible. Mais le style de l’auteur et le début de l’histoire m’ont quelque peu freiné et m’ont laissé un arrière-goût amer. Je dirais donc que je ne l’ai pas autant apprécié que cela. Dites-moi ce que vous en avez pensé si vous l’avez lu…