La vie est facile, ne t’inquiète pas d’Agnès Martin-Lugand

Titre du roman: La vie est facile, ne t’inquiète pas
Auteur: Agnès Martin-Lugand
Date de sortie: 02/06/2016
Editeur:
Pocket
Total de pages: 251
Genre:
Romance
Prix: 6,70

Résumé:
Depuis un an que Diane est rentrée d’Irlande, elle a tourné la page sur son histoire tumultueuse avec Edward, bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. 
C’est là, aux « Gens heureux lisent et boivent du café », son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné, et surtout il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car Diane sait qu’elle ne se remettra jamais de la perte de sa fille.
Pourtant, un événement inattendu va venir tout bouleverser : les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé, vont s’effondrer les unes après les autres.

Avis :
On quittait une Diane qui venait de quitter l’Irlande pour s’occuper de sa librairie. Elle laissait derrière elle Edward, un homme qu’elle avait rencontrer là-bas. J’avais hâte de lire la suite pour espérer un happy end. Pour résumer, Diane est retourné à Paris pour s’occuper à plein temps de sa boutique. Elle a tourné la page sur Edward et tente de reconstruire sa vie. Elle fait son deuil de sa fille et de son mari. Elle rencontre Olivier, un homme qui vient tout juste d’arrivé à Paris. Elle décide de lui laisser une chance d’entrer dans sa vie mais tout ne se passe pas comme prévu : Diane n’arrive pas à se projeter dans le futur et refuse catégoriquement d’avoir des enfants et un élément va revenir sur Paris pour un événement.

Malgré le choix de retourner sur Paris, que je n’ai pas apprécié du tout, je continue d’être attaché à Diane. Je l’envie pour sa combativité face aux épreuves qu’elle endure : la perte de son mari et de sa fille, le fait de faire face à sa famille quand il y a de l’argent en jeu… Sa boutique fonctionne bien. Elle a rencontré un homme Olivier avec qui elle redécouvre l’amour petit à petit. Sa relation avec son meilleur ami se passe plutôt bien. Vous me direz : mais alors c’est tout? Mais pas du tout ! Quelque chose ou plutôt quelqu’un va débarquer dans sa vie telle une tempête et va tout brusquer… Je ne dirais rien de plus.

Quant à la fin, c’est une fin que j’aime pour deux raisons : elle est réaliste et elle se termine bien. Ce n’est pas comme dans le tome 1, dont la fin m’avait en quelque sorte frustrée. Là, je ne peux qu’applaudir l’auteure.

Mon avis général ? J’ai trouvé le tome 2 très bien. Comme le tome 1, je l’ai lu en très peu de temps. Il faut dire que la plume d’Agnès Martin-Lugand est très agréable à lire. On ouvre le livre et on a l’impression d’être dans un film. Quand un auteur ou une auteure me donne cette impression, je ne peux que l’adopter.

Pour clore l’histoire, je dirais que les deux tomes sont bien. Néanmoins, je trouve dommage que les livres soient si courts. J’aurais voulu avoir davantage de descriptions concernant l’Irlande ou les personnages, avoir plus d’actions. Qu’ils soient plus longs. Mais je vous le conseille de tout cœur. Ils font partie de mes coups de cœur.

Livres lus du même auteur:
Les gens heureux lisent et boivent du café

Les gens heureux lisent et boivent du café de Agnès Martin-Lugand

Titre du roman: Les gens heureux lisent et boivent du café
Auteur: Agnès Martin-Lugand
Date de sortie:  05/06/2014
Editeur: Pocket
Total de pages: 192
Genre: Romance, deuil
Prix: 6,50 € 

Résumé:
«Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. » Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.»

Avis:
J’ai acheté ce livre il y a un moment. Il était dans ma pile à lire, au chaud, dans ma bibliothèque. J’ai donc décidé de le sortir de cette pile afin de le lire. Le résultat m’a quelque peu surprise. Pour résumer, Diane a perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture il y a un an. Déprimé, triste et en deuil, elle suit le cours de sa vie dans son appartement à se remémorer ses souvenirs. Elle décide de partir quasiment du jour au lendemain en Irlande, là où son mari aurait aimé aller avec elle, pour faire son deuil et avancer. Elle quitte tout : sa famille, ses amis. Arrivé là-bas, elle fait sa vie en tentant d’avancer. Mais est si facile?

Je me suis attachée à Diane. C’est une femme qui s’est vu priver des deux amours de sa vie. Elle tente au mieux de se relever, mais ce n’est pas facile. Tout lui fait penser à eux et ce n’est pas facile d’avancer dans un milieu pareil. Son meilleur ami est présent dans cette période. J’ai aimé la voir avancer, rire comme avant, s’ouvrir aux autres petit à petit et la faire aimer de nouveau. Elle m’a fait comprendre qu’on peut se remettre de tout, même de l’impossible, si on le veut. Avec le temps, on peut tout combattre. 

La fin m’a frustrée… Ne pas vous dire la fin m’est difficile, mais je ne vous le dirai pas à vous d’aller chercher. La fin m’a surprise, car je m’attendais à un happy end (mince, j’ai un peu spoiler). Je m’attendais à une fin un peu clichée. Mais pas du tout et c’est ça qui m’a frustrée. Cette fin était à la hauteur du livre. J’ai compris son choix.

Ce que je peux reprocher à ce livre, c’est que le titre ne va pas avec l’histoire. Quand j’ai eu le livre en main pour la première fois, j’ai pensé lire un roman parlant de livre, de librairie, mais avec du positif. Je n’ai pensé à aucun moment que ce livre allait parler de deuil et de renouveau. Ce n’est pas la librairie (son nom est : Les gens heureux lisent et boivent du café) qui est mise en valeur dans le roman, mais bien Déborah, la femme dont la vie ne lui a pas fait de cadeau. J’ai trouvé ça dommage et ça m’a permis de comprendre les critiques négatives à l’égard du livre.

Mon avis général ? Même si le titre du roman m’a dérangée, j’ai été agréablement surprise par le roman. Je l’ai lu en une journée. Je l’ai dévorée. J’ai vécu à travers elle… J’ai beaucoup aimé la plume d’Agnès Martin-Lugand, qui est à la fois simple, mais belle. Elle écrit comme si on regardait un film. On pourrait se demander s’il n’a pas un côté réaliste dans ce qu’elle écrit parce qu’écrit sur une personne en deuil n’est pas facile quand on ne l’a pas vécu soi-même. J’ai hâte de découvrir ce tome 2 afin de continuer à rêver à travers Diane. 

Livres lus du même auteur:
 La vie est facile, ne t’inquiète pas

Après elle de Céline Musmeaux

Titre du roman: Après elle
Auteur: Céline Musmeaux
Date de sortie: 15 mai 2020
Editeur: Nymphalis
Genre: Romance
Partenariat: Céline Musmeaux
Prix: 17,99

Résumé:
« Déborah et Julie étaient meilleures amies. Comme dans toute amitié, il y avait des hauts et des bas. Ce soir-là, elles devaient rester ensemble, mais elles se sont disputées et séparées. Déborah est rentrée chez elle. Julie n’est jamais revenue. Elle a été découverte morte au petit matin. Traumatisée par cette disparition violente, Déborah a essayé de mettre fin à ses jours. Après plusieurs mois d’hospitalisation, les médecins la pensent prête à reprendre une vie « normale ». C’est donc fébrilement qu’elle fait son retour au lycée pour recommencer son année de terminale. Ceux qu’elle a connus ont eu leur Bac, elle espère se faire oublier. Mais dès le premier jour, elle tombe sur Johan, le « petit frère » de Julie, et il n’a plus rien de petit. Les retrouvailles sont glaciales. Le fantôme de Julie rôde autour d’eux et va mettre à mal les deux adolescents qui tentent de se reconstruire. Entre culpabilité et colère, ce qui les unit finira-t-il par les détruire ? »

Avis: 
C’est le troisième livre que je lis de cette auteure et je ne suis toujours pas déçue. Pour résumer, Déborah vient de perdre sa meilleure amie à la suite d’une soirée qui a dégénéré. Elle fait une tentative de suicide et se retrouve à l’hôpital. Après plusieurs mois d’hospitalisation, elle reprend le chemin du lycée en pensant faire une terminale assez tranquille. Malheureusement, le frère de Julie, Johan, n’est pas du même avis. Déborah est, à ses yeux, coupable du meurtre de sa soeur. Il va alors s’en prendre à elle. 

J’ai énormément aimé Déborah. C’est une fille assez simple et timide qui n’aime pas être mise en avant. Avec Julie, elles formaient un beau duo : Julie, une fille qui aime se mettre en avant, draguer et dire ce qu’elle pense et Déborah qui est son ombre. J’ai vu l’évolution de Déborah: qui passe par la période complète du deuil. Elle passe les 7 étapes. Il y a d’abord la phase du choc où on apprend ce qu’il s’est passé et la cause de sa tentative de suicide. Le déni vient au début du roman, quand elle s’impose les trois règles afin de faire croire que tout va bien. La colère arrive quand il y a le rapprochement entre ses deux personnages : Déborah et Johan. Vient la tristesse quand elle se prend les reproches de son copain et que ses larmes coulent. La résignation apparaît lorsqu’elle se dit que la mort de Julie ne sera pas punie. L’acceptation et la reconstruction apparaissent quand le crime est résolu et qu’elle peut passer à autre chose. (J’espère avoir dit le moins de choses possible).

Johan est quelqu’un que j’ai beaucoup apprécié aussi, car il change tout au loin du livre. On se dit que c’est un crétin, mais on comprend sa douleur et on compatit. Tout comme Déborah, il passe par le deuil, mais c’est ensemble qu’ils pourront se reconstruire.

Quant à la fin, j’ai aimé comment se termine le livre et j’ai aimé le dernier chapitre qui explique beaucoup de choses.

Je ne suis toujours pas déçue de Céline Musmeaux. Elle a une belle plume et des sujets intéressants. Je n’ai pas tout lu, mais sur les trois qu’elle m’a envoyés, je dirais que c’est le meilleur. L’histoire est très bien écrite, le sujet intéressant, on passe par beaucoup d’émotions comme les personnages. On est dans leurs têtes et dans leurs vies. Hâte à son prochain roman…

Livres lus du même auteur:
○ Le match de nos cœurs
○ Mes mots pour ta mélodie
La théorie des contraires

La maison du bord de mer de Larème Debbah

Titre du roman: La maison du bord de mer
Auteur: Larème Debbah
Date de sortie: 19/09/2019
Editeur: Librinova
Total de pages: 262
Genre: Thriller
Prix: 14,90

Résumé: 
« Deux femmes dont le destin va être bouleversé, par des secrets, des mensonges, des trahisons. Une disparition incompréhensible. Une réalité inconcevable. La vie peut nous paraître belle et sournoise, délicate et destructrice, exceptionnelle et tragique. Comment rester rationnel face à ces irruptions inattendues qui nous arrachent à nos êtres chers ? Comment réagir et donner un sens à ce que nous ne pouvons concevoir ? Comment apprendre à revivre, à sourire lorsque le pire s’abat sur nous ? Parce que dans le fond, la vie est belle, quoi qu’elle puisse nous réserver. »

Avis: 
Je tiens à remercier Netgalley pour cet envoi. Pour résumer, deux couples vivent heureux dans leur ménage. Enfin, heureux est un bien grand mot… Rachel a un travail qui lui prend du temps et une grande ambition. Son compagnon est père au foyer. Il élève leurs jumeaux par choix et non par contrainte. Chloé est psychiatre et maman de deux enfants elle aussi. Son mari travaille dans le social. Il aide des jeunes défavorisés et va jusqu’à même s’attacher à eux. Il en oublie parfois ses propres enfants. Leur point commun? Leurs enfants se connaissent, car ils sont scolarisés dans la même école. Il suffit d’un jour, d’une décision (ou dans ce livre-là, plusieurs décisions, pour que le destin dérive…)

Dans cette histoire, je me suis beaucoup attachée aux personnages féminins. J’ai admiré Rachel pour sa force de caractère et son besoin de pardonner. Quant à Chloé, j’ai aimé son besoin d’aider les gens, quitte à mettre son couple entre parenthèses. Chloé veut aider Rachel malgré les circonstances. Ce lien d’amitié qui, au début, était improbable, voire impossible, est rendu possible grâce aux deux femmes et à leurs caractères (je ne vous en dis pas plus…)

Je n’ai pas été surprise par la fin, car en lisant le livre, on comprend que ça ne peut que se terminer d’une seule façon. Je l’ai beaucoup aimé à en verser une petite larme.

L’auteure, Larème Debbah, parle dans ce roman, d’un sujet assez délicat. Elle l’a su y mettre beaucoup de sensibilité. Elle a su donner à Rachel, le pouvoir du pardon, car ce n’est jamais facile de pardonner quelqu’un… Elle nous a montrés que le pardon est toujours possible et que l’amitié peut être improbable, mais pas impossible. J’ai aimé sa plume, son histoire et son style. Je n’ai pas vu défiler les pages et à la toute fin, j’avais encore l’histoire dans ma tête. Je dirais que c’est un coup de coeur…

Elle était belle ma mère… de Valérie Timsit

Titre du roman: Elle était belle ma mère…
Auteur: Valérie Timsit
Date de sortie: 11 novembre 2017
Editeur: Auto édition 
Total de pages: 243
Genre: Souvenirs d’enfance, témoignage, fiction
Prix: 19,90

Résumé:
« C’est un sujet délicat et triste, mais il vous renvoie si loin dans l’émotion que l’on y trouve un cocktail d’amour assez surprenant pour nous permettre également de rire et de toujours faire référence à quelque chose de notre vie. C’est un bouillon de sentiments dans lequel on se noie ou bien l’on survie. C’est aussi un besoin de ne pas faire taire ses souvenirs et de permettre à notre mémoire de ne pas s’éteindre. »

Avis: 
Quand j’ai eu ce livre entre les mains, j’avais une idée assez précise du roman. Je pensais voir l’histoire d’un homme ou d’une femme qui perd sa mère et qui vit sans elle. Je pensais voir les souvenirs d’avant sa mère, puis la période du deuil. J’avoue été surprise quand j’ai commencé le roman. Ce n’était pas du tout ce que j’imaginais et j’ai eu du mal à commencer le roman. Pour résumer, on se retrouve dans la tête du personnage. On ne sait rien: ni son nom, ni son âge… J’ai seulement su son sexe avec l’accord toujours au masculin donc j’en ai déduit que c’était un homme. Cet homme ou ce petit garçon a eu une relation fusionnelle avec sa mère. Fils unique et sans père, il grandit dans une maison avec sa mère. On le voit grandir et s’éloigner de sa mère quand il devient adulte. Tout le roman est vu à travers ses yeux et par période, à travers son imagination.

J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le personnage, car on ne sait rien et ça m’a perturbé. Je pense qu’elle voulait qu’on s’identifie à lui assez facilement en restant dans le flou. J’ai quand même, avec un peu d’effort, à voir à travers ses yeux et j’avoue avoir aimé être dans sa tête. J’ai aimé le côté enfantin du personnage qui prend chaque situation et arrive à le transformer en quelque chose de magique. J’ai adoré le lien entre les deux personnages: une mère seule, mais qui fait tout son possible pour que son fils soit heureux et un fils rêveur qui idéalise sa mère. J’ai envié ce lien, mais si le lien entre ma mère et moi est quand même proche. 

A ce livre, je n’ai pas trouvé de fin en elle-même. Je pensais terminer sur le décès de sa mère et en savoir un peu plus, mais non. Peut-être qu’il a été mentionné, mais je n’ai pas de trace dans la tête. J’aurais aimé savoir de quoi elle est morte. Ça ne gâche en aucun cas la beauté du livre. Je n’ai pas été déçu, loin de là.

Dans l’ensemble, même si j’ai eu du mal au début, j’ai aimé le livre. J’ai aimé voir l’évolution de l’enfant en adulte, le fait qu’il idéalise sa mère, la magie qu’il dévoile à chaque moment du livre. J’ai adoré voir que son imagination prenait de la place et que sa mère le soutenait. J’ai trouvé extrêmement beau le lien entre les deux personnages, qui sont seuls contre tout le monde et le fait que l’on voit ses coups de colère qui sont calmés par un geste ou un cadeau de la mère. Le livre raconte une belle histoire et comme le dit c’est bien le titre, elle était belle sa mère…