La planète des singes de Pierre Boulle

Titre du roman: La planète des singes
Auteur: Pierre Boulle
Date de sortie: 4 septembre 2001
Editeur: Famot
Total de pages: 250
Genre: Dystopie, Science-fiction
Prix: 11,01

Résumé:
« Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie ? C’est la question que se posUlysse Mérou, lorsque, de leur vaisseau spatial, ils observent le paysage d’une planète proche de Bételgeuse: on y aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celle de notre terre.
Après s’y être posés, les trois hommes découvrent que la planète est habitée par des singes.
Ceux-ci s’emparent d’Ulysse Mérou et se livrent sur lui à des expériences. Il faudra que le journaliste fasse, devant les singes, la preuve de son humanité…. »

Avis: 
La planète des singes, un livre qui, de par le titre, ne m’intéressait pas. Je l’ai lu sans avoir lu le résumé. Je me suis jetée à l’eau comme un petit poisson. 

Le roman parle de deux protagonistes qui découvrent une bouteille avec une histoire à l’intérieur. 3 astronautes vont sur une planète encore peu connus. Leur but est de voir s’il y a une vie au-delà de la Terre. Il leur faut 2 ans afin de gagner la planète qui se nommera Soro. Elle est semblable à la Terre, mais la vie là-bas est très différente. Les singes sont les « humains » et les « humains » sont des singes… On suit donc l’histoire d’un des 3 astronautes qui se fait capturer. À travers ce roman, on voit les changements qu’il va apporter en bien ou en mal (à vous de découvrir)… 

J’ai adoré l’univers. Le fait que ça se passe dans une autre galaxie m’a fait réfléchir à plein de choses : comment sera le futur, est-ce-que les gens d’autres galaxies vivent comme nous ou bien différemment… Le fait que les singes sont au centre de l’attention montre qu’il nous considère comme des animaux au même titre que nous avec les singes et les animaux en général. Ils sont aussi curieux que nous. Ils font des tests sur les hommes, parlent, mangent, pensent, ont des corps de métier. Ils sont différents, mais dans un sens, pas tant que ça. C’est tout cela qui m’a plus.

Je ne me suis identifiée à aucun personnage, mais il y en a deux que j’ai beaucoup apprécié. Le personnage principal est futé, intelligent et surtout capable de s’adapter dans les pires situations. Je l’ai aimé parce qu’il a su faire preuve de sang-froid lorsqu’il était retenu contre son gré dans une prison et il a su être futé pour sortir et sauver sa peau. Il s’est défendu devant des êtres qui pensaient que cet homme n’était qu’un animal alors qu’il était bien plus. Zira est un personnage qui peut sembler froide, mais qui est capable de beaucoup plus par amour. Je me suis beaucoup attachée à elle. Elle a sauvé le prisonnier, car elle a fait confiance à son instinct, quitte à se mettre les autres à dos. Elle m’a ému.

J’ai beaucoup aimé le contexte aussi parce que c’est l’une des premières fois que je lis un roman qui parle d’espace et d’une vie au-delà de la Terre. La plume de l’auteur est précise et on rentre dans son univers assez facilement. Par contre, la fin ne m’a pas plus. Elle m’a un peu déçu. Quand je lisais les pages, je m’imaginais une fin géniale qui allait au-delà de mes rêves, mais j’ai vite compris qu’à trop rêver, on est parfois déçu… Au-delà de la fin, le roman est génial. Un coup de coeur…

Truismes de Marie Darrieussecq

Titre du roman: Truismes
Auteur: Marie Darrieussecq 
Date de sortie: 23 avril 1998
Editeur: Gallimard
Total de pages: 148
Genre: Fantastique, Dystopie
Prix: 6,90

Résumé:
« Le directeur a été très gentil avec moi le jour de mon embauche. J’ai eu la permission de gérer ma parfumerie toute seule. Ca marchait bien. Seulement, quand les premiers symptômes sont apparus, j’ai dû quitter la parfumerie. Ce n’était pas une histoire de décence ni rien ; c’est juste que tout devenait trop compliqué. Heureusement, j’ai rencontré Edgar, et Edgar, comme vous le savez, est devenu président de la République. C’était moi, l’égérie d’Edgar. Mais personne ne m’a reconnue. J’avais trop changé. Est-ce que j’avais raté la chance de ma vie ? En tout cas, je ne comprenais toujours pas très bien ce qui m’arrivait. C’était surtout ce bleu sous le sein droit qui m’inquiétait. »

Avis: 
Je l’ai lu en très peu de temps, mais il faut dire que le roman m’a dérouté. C’est une jeune femme vivant chez sa mère et profitant de sa situation. Elle ressent le besoin de travailler et va demander à un directeur de parfumerie. Elle est tout de suite acceptée, car elle est belle et désirée. Elle est en couple avec un homme. Celui-ci ne veut pas qu’elle travaille, car il dit, que travailler, perverti la pensée. Il pense donc qu’elle ne sera plus la même si elle travaille. Tout se passe bien dans la parfumerie. Elle fait son travail, ramène des clients et le directeur est conquis. Mais subitement, elle s’enlaidit et les clients commencent à la fuir. Elle grossit, son homme ne veut plus la toucher… Elle touche le fond. Elle se transforme…

A première vue, il faut dire que j’étais été attiré par ce roman, car on me l’a conseillé. J’ai lu le résumé et je me suis dit qu’il avait l’air bien. Je m’attendais à un beau roman où tout finit bien. Mais pas du tout ! A chaque page, mon étonnement était encore plus grand. Je ne dirais pas que je n’ai pas aimé, mais le résultat est déroutant.

Le personnage principal m’a rebuté. A première vue, elle a l’air d’être belle et sûre d’elle, mais dès le départ, je n’ai pas réussi à m’attacher. Elle m’avait l’air trop parfaite et il faut dire que je n’ai pas vraiment apprécié ce qu’elle dégageait. Mais au fil des pages, son regard sur elle change. Là non plus, je n’ai pas aimé. Il faut dire que la suite est bizarre. Vous n’allez peut-être pas me comprendre, car vous n’avez pas lu le livre. Il faut dire qu’avec les hommes qu’elle rencontre, tout n’est pas rose. 

Que dire de la fin… Je ne l’ai pas aimé ! Elle m’a déçue, mais en même temps, c’était logique. Donc ça allait avec l’histoire. 

Dans l’ensemble, même si ma chronique dit le contraire, j’ai aimé le roman. J’ai adoré la plume de Marie Darrieussecq. Elle écrit d’une façon qui m’emporte dans le roman, mais qui me mettait mal à l’aise. Oui, c’est bien ce mot mal à l’aise. Dès que j’avançais dans l’histoire, j’étais surprise par la femme, mais aussi par ses décisions. J’ai repensé à une question qu’on m’a posée un jour: pourquoi lisez-vous? Je dirais que j’ai lu ce livre pour me divertir d’une certaine manière. Dans ce livre, je ne me suis pas diverti. J’ai été mal à l’aise face au comportement de la femme et de la société. Il m’a fait réfléchir au regard de la société et surtout au regard envers la femme qui se doit d’être parfaite alors qu’elle ne peut pas l’être. Je dirais donc pour finir que Truisme est un roman qui m’a laissé sans voix et surtout sans avis fixe… 

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Il faut beaucoup aimer les hommes

Le Cercle de Dave Eggers

Titre du roman: Le Cercle
Auteur: Dave Eggers
Date de sortie: 8 juin 2017
Editeur: Gallimard
Total de pages: 576
Genre: Science-fiction, dystopie
Prix: 8,50

Résumé:
« Quand Mae Holland est embauchée par le Cercle, elle n’en revient pas. Installé sur un campus californien, ce fournisseur d’accès Internet relie les mails personnels, les réseaux sociaux, les achats des consommateurs et les transactions bancaires à un système d’exploitation universel, à l’origine d’une nouvelle ère hyper-numérique, prônant la civilité et la transparence. Alors que la jeune femme parcourt les open-spaces, les immenses cafétérias en verre, les dortoirs confortables pour ceux qui restent travailler le soir, la modernité des lieux et l’intense activité la ravissent. Mae n’en croit pas sa chance de travailler pour l’entreprise la plus influente qui soit – même si le campus l’absorbe entièrement, l’éloignant de plus en plus de ses proches, même si elle s’expose aux yeux du monde en participant au dernier projet du Cercle, d’une avancée technologique aussi considérable qu’inquiétante. »

Avis: 
Mae Holland est employée dans une entreprise de misère. Annie, une de ses amies lui téléphone pour lui dire qu’elle lui a obtenu un entretien dans son entreprise le Cercle. Elle le passe haut la main et se retrouve au plus bas de l’échelle: à l’Expérience client. Elle se montre pleine de volonté malgré la maladresse dont elle fait preuve (oubli de s’intégrer…). Elle voit le Cercle comme un paradis (les dortoirs, les restaurants, les lieux…). En retour, on attend de Mae qu’elle partage toutes ses données, ses faits et gestes et même ses pensées. Son père souffre de la sclérose en plaques. Ayant une mutuelle qui ne couvre pas tous les soins, sa mère est surmené. Le Cercle les prend sous son aile. Mais tout cela n’est pas gratuit et ils se rendent assez vite compte que tout n’est pas gratuit. Sa famille s’éloigne. Que doit-elle faire ?

La technologie est au cœur du roman et Dave Eggers va jusqu’à montrer les limites de toute la technologie. On se téléporte dans le futur pour voir ce qui va arriver si on ne met pas de limites à notre vie. Plus de vie privée, plus de secret, tout est exposé avec des caméras. Les personnes décrivent leur vie par seconde et l’once d’humanité de chacun d’eux s’envole. Tout le monde devient des sujets et celui qui ne veut pas s’intégrer, est rejeté par la société. 

Je n’ai pas eu particulièrement d’attaches dans ce roman. Le seul qui m’a donné un peu d’espoir est l’ami d’enfance de Mae, Il ne veut pas s’intégrer à ce mode de vie et va jusqu’à disparaître lorsque l’heure est grave. C’est un artiste qui n’est pas présent sur les réseaux sociaux. Il s’éloigne de Mae lorsqu’il voit qu’elle est à 100% pour cette secte. 

Dave Eggers, traduit par Emmanuelle et Philippe Aronson, nous donne à réfléchir sur la société actuelle et sur celle de demain. En écrivant ce livre, il montre que derrière le fictif, une part de réel sommeille. À celui ou celle qui est présent(e) sur les réseaux sociaux, ne lisez pas ce livre, car ils pourraient vous dégoûter de Facebook, Instagram et pleins d’autres. 

J’ai beaucoup aimé l’histoire et surtout cet univers. J’ai beaucoup appris et me suis beaucoup posé de questions comme par exemple: Si on mettait des caméras partout, ça donnerait quoi ? Si on implantait des puces à nos enfants dès le plus jeune âge, seraient-ils libres? Même si elles n’ont pas de réponses concrètes, elles m’ont donné un aperçu de cette société. Je dirais que le livre a fait son travail parce que ça me fait me questionner sur la société actuelle et sur le futur. Lisez-le et dites-moi ce que vous en pensez!