Une enquête à la Belle-Epoque Tome 1 : La lettre froissée de Alice Quinn

Titre du roman: Une enquête à la Belle-Epoque Tome 1 : La lettre froissée
Auteur: Alice Quinn
Date de sortie: 7 novembre 2017
Editeur: Amazon Publishing
Total de pages: 415 
Genre: Fantastique, historique, policier, polar
Prix: 19,00

Résumé:
« Cannes, printemps 1884. Plus rien ne semble devoir sourire à Miss Gabriella Fletcher : l’aristocrate britannique, déjà déclassée en raison de sa ruine et de ses préférences amoureuses, vient de perdre son emploi en même temps que son amante, et son avenir s’annonce bien sombre. C’est alors qu’elle tombe sur une petite annonce qui pourrait bien devenir sa planche de salut… La voilà gouvernante de Filomena Giglio, dite « Lola » : sa villa « Les Pavots » est dans un état déplorable et ses murs sont pour le moins dissolues, mais cette patronne hors du commun n’est pas pour déplaire à Miss Fletcher, loin de là. Malheureusement, le répit est de courte durée. Un messager inattendu ? un certain Maupassant ? débarque, porteur malgré lui d’une mauvaise nouvelle : Lola, dont la rente va être suspendue, risque l’expulsion. Une sorte de fatalité semble s’acharner sur la jeune femme quand, peu de temps après, son amie d’enfance Clara, qui l’avait justement appelée à l’aide quelques jours plus tôt, est retrouvée morte dans des circonstances troublantes. »

Avis: 
J’ai découvert cette saga grâce à Netgalley. Ils m’ont envoyé le tome 3 alors que je ne n’avais lu ni le 1 ni le 2. Je me suis empressée d’acheter les deux premiers tomes et me voilà, devant vous (façon de parler), pour vous présenter ce premier tome. Je n’ai lu que celui-là pour le moment et il m’a donné l’eau à la bouche. Je compte bien lire les livres de Maupassant après cette saga, mais je vais trop vite. Pour résumer, l’histoire se passe en 1884. Miss Gabriella Fletcher se retrouve chassée de son ancien travail et donc de son ancien logement à cause d’une aventure. Une annonce vient changer sa vie. Elle se présente chez ladite personne qui la prend à ses services. S’ensuit une aventure assez délirante avec Maupassant, un écrivain à en devenir, sa patronne Lola Deslys et elle. L’aventure: ils doivent résoudre un meurtre quand tout le monde croit à un suicide et trouver de l’argent afin de ne pas perdre leur logement. 

Je suis très vite entrée dans cette époque du 19ème siècle, une époque qui m’a toujours fait fantasmer. Les auteurs classiques, les calèches, les plumes… Bref, une époque rêvée.

Je me suis attachée à tous les personnages, mais mon coeur a chaviré pour Miss Gabriella Fletcher. J’ai adoré ce côté assez unique… Le fait qu’elle soit homosexuelle à une époque où c’est très mal vu, où l’on considère que la femme n’a qu’un devoir, c’est de se marier et de faire des enfants (oui je sais que ça fait deux devoirs). Bref, j’ai aussi aimé la découvrir tout au long du roman. Le fait qu’elle ait souffert avec Lady Sarah, qu’elle n’ait pas eu une vie facile, qu’elle se doit de protéger Lola…J’ai été à deux doigts de tomber amoureuse d’elle. J’ai dit à deux doigts… Maupassant m’a aussi beaucoup touché. Un écrivain à en devenir, un journaliste assez connu en quête d’action et un homme qui a des soucis de santé. On ne peut que l’aimer. 

Quant à la fin, je ne peux pas encore m’exprimer, car il me faut lire les autres tomes afin de vous donner mon avis. En tout cas, je peux vous dire que ce premier tome est une réussite.

Mon avis général, j’ai adoré le livre. J’ai aimé l’époque, une époque rêvée… J’aurais voulu vivre au siècle du roman, mais je suis née fin 20ème siècle donc bon… J’ai tout imaginé, à croire que j’étais dans un film. Les vêtements, les lieux, les personnages, tout passait de mes pupilles à mon cerveau. Et tout ça, grâce à l’écriture d’Alice Quinn. Je n’ai pas trouvé de défaut à ce livre. L’enquête est excellente, je me suis doutée presque à la fin de qui était le coupable, l’histoire était bien construite et j’ai trouvé que les personnages ne se laissaient pas faire. Surtout Lola ! Hâte de découvrir le tome 2… 

Les mots d’Owen de Gilles Voirin

Titre du roman: Les mots d’Owen
Auteur: Gilles Voirin
Date de sortie: 3 janvier 2020
Editeur: Nombre7
Total de pages: 380
Genre: Littérature générale
Prix: 19,90  

Résumé:
« Katmandou, Garden of Dreams, 1er août 2018, Owen reçoit un mail inattendu de Juliette, son amie des années Lycée, ses pensées s’évadent et voltigent. Elles remontent le temps comme un funambule avance sur son fil. Qui est Owen ? Petit garçon à l’enfance improbable et adulte inachevé, Owen nous offre un univers d’émotions, avec des personnages profondément attachants, des moments de vie drôles, délicats ou éprouvants, mais toujours authentiques. De Katmandou à Cannes, en passant par Paris, impossible d’oublier ce petit bonhomme aux yeux bleus « couleur carrelage de la salle de bains ». Des émotions et des mots, posés sur les maux, comme autant de possibles et de pensables. Des mots qui ne s’effacent pas, comme le dit Owen lui-même : « L’oubli est passé devant moi comme une insulte qu’on ne dit pas ». Des mots pour se réfugier, pour se construire, et se perdre parfois pour mieux se retrouver ensuite : Les mots d’Owen. Dans ce récit à fleur de peau et de mots. »

Avis: 
Je viens de fermer ma liseuse et le seul mot qui me vient à l’esprit, c’est « wah ». Je tiens à remercier Gilles Voirin de m’avoir envoyé le roman, car sans quoi, comme je le dis dans mes partenariats, je ne l’aurais jamais lu. Je vais être honnête comme dans toutes mes critiques et écrire sur mon ressenti.

Pour résumer, c’est l’histoire d’Owen, un jeune homme, qui n’a pas eu une vie facile. Il a trois demi-frères, de pères différents et son père à lui ne l’a pas désiré. Il est parti bien avant sa naissance. Sa mère lui donne la vie et refuse de lui donner un nom, car elle ne veut pas d’un garçon, mais d’une fille Isabelle. Ce sera son aide-soignante qui lui trouvera un nom. Il grandit, avec pour seule famille, sa mère, qui ne pense qu’à trouver « l’homme ». On assiste à son évolution physique, social, mais aussi mental.

Je me suis sentie proche d’Owen, car c’est un garçon assez solitaire. Il se sent mieux avec des livres qu’avec des gens. Il est intelligent pour son âge et assez sage. Il n’a eu que comme modèle une mère assez égocentrique et un père inconnu. Il se rapproche de Juliette en primaire, qui restera son amie à jamais. Du côté amour, on ne sait que très peu de choses sur le sujet. Il n’est jamais tombé amoureux et a eu des relations sans lendemain. J’ai beaucoup aimé Juliette qui a une passion: elle croque tout ce qui lui inspire. J’ai adoré ce côté d’elle. Je me suis même demandée s’ils allaient finir ensemble… Tous les amis d’Owen m’ont touchée parce qu’ils sont tout un côté attachant et arrivent à un moment où Owen a besoin d’eux. Leurs venues sont magiques. Même si ce roman n’a rien de fantastique, j’ai trouvé beaucoup de moments magiques.

Quant à la fin… J’ai aimé cette fin qui allait bien avec ce roman. J’avoue mettre attendu à autre chose, mais je me suis dit que ma fin à moi était trop fleur bleue et ne collait pas au roman. Mais je n’ai pas été déçu, loin de moi !

Pour décrire le livre, je dirais que c’est un coup de coeur. J’ai eu du mal à le commencer parce que j’ai eu du mal à me situer dans les dates (moi et les dates ça fait deux). J’ai quand même réussi à me repérer et une fois que j’ai pris le coup de main, j’ai enchaîné les pages tels de la nourriture. Je me suis nourrie de ses pages dans les transports, chez moi et même à la fac. J’ai été conquis par la plume de Gilles Voirin et c’est en fermant les yeux que je lirais son deuxième roman si c’est dans ses projets. 

Le journal de Claire Cassidy de Elly Griffiths

Titre du roman: Le journal de Claire Cassidy 
Auteur: Elly Griffiths
Date de sortie: 2 janvier 2020
Editeur: Hugo Thriller
Total de pages: 444 
Genre: Thriller, Policier, Polar, Fiction
Prix: 19,95

Résumé:
« Dans le collège anglais où elle enseigne, Claire Cassidy donne chaque année un cours sur un classique de la littérature gothique,  » L’Inconnu « , de R.M. Holland. Cet écrivain a vécu et enseigné dans le même collège que Claire, qui, fascinée par ce personnage qui hante encore les murs de l’établissement, travaille à l’écriture de sa biographie. Mais un jour, Ella, sa collègue et amie est retrouvée morte. À côté de son corps, une citation de  » L’Inconnu « … La littérature et la vraie vie entrent alors en collision, et Claire devient suspecte aux yeux de la police. Et le mystère s’épaissit lorsqu’elle ouvre son journal intime, ce journal dans lequel elle écrit chaque jour, et découvre une écriture qui n’est pas la sienne :  » Bonjour, Claire. Tu ne me connais pas.  » L’Inconnu, lui, connaît Claire, jusqu’à ses moindres secrets. »

Avis: 
Je n’ai pas l’habitude de lire des thrillers et j’avoue avoir eu du mal à rentrer dans le livre. Pour résumer, voici l’histoire: une jeune femme Claire Cassidy est professeur dans un collège. Ce collège était le lieu où résidait R.M. Holland où elle doit écrire un livre sur sa vie. Elle est passionnée par le roman « L’Inconnu » de ce défunt écrivain. Tout se passe bien jusqu’à ce qu’un individu décide de tuer les professeurs de ce collège. Le lien entre ses meurtres: Claire Cassidy. Le meurtrier s’adresse à elle à travers les corps et son journal. 

Comme dans chaque critique, je réponds à la question: dans quel personnage je me suis identifiée… Et ce n’est pas le personnage principal Claire Cassidy. Je l’ai beaucoup aimé. Elle n’hésite pas à aider les autres quitte à s’oublier elle-même et on dirait qu’elle porte le poids des responsabilités sur les épaules. Son divorce avec son ex-mari et le fait qu’elle est encaissée le fait qu’il a fait sa vie ailleurs l’a rendent attachante, mais j’ai aussi trouvé qu’il manquait de profondeur au personnage. Le fait qu’on ne sache pas beaucoup son passé ni qu’on ne sait pas qui elle est vraiment fait que je n’ai pas réussi à m’attacher. Je me suis plus attachée à sa fille Georgie de son vrai nom Georgia. J’ai vu beaucoup de points communs avec moi: le fait qu’elle adore écrire, est rebelle, a des parents divorcés et sort avec un homme plus âgé qu’elle, j’ai cru me voir dans ce personnage. J’ai trouvé qu’elle était plus importante dans le roman… Je vais vous parler d’un dernier personnage: Harbinder. J’ai trouvé qu’elle sortait du cliché du policier banal. J’étais étonnée qu’elle soit une femme tout d’abord, car le nom ne nous laisse pas penser son sexe. Je pense que c’est voulu. Ensuite, le fait qu’elle soit une ancienne étudiante du fameux collège fait qu’elle est plus attachée à l’enquête qu’un policier lambda. Et enfin, j’ai aimé qu’elle soit gay. J’ai même pensé que Claire et elle allaient finir ensemble. Je l’ai adoré.

J’ai énormément apprécié la fin. C’est une bonne chute… Je ne suis pas spécialiste des thrillers donc je ne peux pas trop en parler. Je peux juste dire que je ne m’attendais pas au coupable ni comment ça allait se terminer… Je pensais que c’était quelqu’un d’autre. J’ai aimé que l’auteure ait mis le texte de l’Inconnu à la fin. J’ai pu lire la nouvelle en entier et du coup mieux comprendre. 

Pour conclure, j’ai beaucoup aimé le roman. L’auteure était fluide et sa plume m’a fait que je n’ai pas pu lâcher le livre. Je l’ai dévoré de la première à la dernière page. Je le conseille les yeux fermés ou devrai-je dire les yeux grands ouverts. Attention quand même à ne pas oublier le monde extérieur…

Je remercie Netgalley France de m’avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l’aurais jamais lu.

La Joie de Georges Bernanos

Titre du roman: La Joie
Auteur: Georges Bernanos
Date de sortie: 12 septembre 1999
Editeur: Edition de Crémille
Total de pages: 258
Genre: Drame, folie
Prix: 12,56

Résumé:
« M. de Clergerie, sa mère (qui joue la comédie de la folie) et sa fille, Chantal, ont provisoirement quitté Paris pour un séjour à Laigneville. Ils profitent de l’agréable été normand. Au cours d’une discussion avec son père, la jeune Chantal laisse percevoir sa nature mystique, sa pureté et sa simplicité, mais elle ne se sent pas prête pour prendre le voile. Son père souhaite pourtant qu’elle s’établisse: il est surtout soucieux de sa carrière de savant et du fauteuil qu’il brigue à l’Académie. Une scène avec sa grand-mère qui a perdu la raison montre les aptitudes étranges et comme surnaturelles de Chantal de Clergerie: elle semble capable de communiquer avec les âmes… »

Avis: 
Ce roman était agréable à lire, mais je me perdais souvent entre les personnages et le contexte. Je vais essayer de vous résumer ce que j’ai compris. L’histoire tourne autour de Chantal. Elle et sa famille vont à Laigneville pour un court séjour. Son père veut qu’elle soit dans la religion, mais elle a un autre projet. Elle est d’une nature rêveuse et rêve au grand amour. Sa mère n’a que très peu de voix dans l’histoire. Sa grand-mère Françoise perd la tête et révèle des histoires qui n’ont ni queue ni tête. Elle vit sa vie jusqu’au jour où son père parle de mariage pour elle. Elle doit alors faire un choix.

J’ai beaucoup apprécié la grand-mère folle qui n’a pas peur des mots. Elle raconte des histoires avec aucun sens, prend des personnes pour des autres. Je l’ai apprécié, car elle m’a rappelé une histoire que j’avais écrite qui avait pour thème principal la folie. Ça montre aussi que la folie est l’un des contraires de la joie qui a donné son titre à l’oeuvre. J’ai aussi apprécié Chantal qui veut vivre sa vie comme bon lui chante et qui n’hésite pas à le dire à son père, académicien. 

Pour parler de la fin, que dire… La fin va bien avec le déroulement du roman, mais je ne l’aime pas pour autant. Je ne vais pas vous le dévoiler, mais je n’aime pas les romans qui se terminent mal. Je referme le livre en ressentant de la colère contre l’auteur qui a pu imaginer une telle fin et contre le roman. Je sais que la vraie vie ne se termine pas toujours bien, mais j’aimerais que le roman est cette possibilité et même cette obligation. Mais cela reste mon avis.

Pour en conclure, je m’excuse par avance de cette courte critique. Je suis en panne d’inspiration, car ce roman ne m’a pas inspiré. Je pense, qu’en grande partie, c’est dû au siècle de l’auteur, mais aussi à l’histoire. Malgré une écriture que j’ai aimée, je n’ai pas été touché par l’histoire. Elle ne m’a pas fait d’effet. C’est mon ressenti. J’ai pourtant lu des histoires de ce siècle, mais je ne sais pas. Quand on n’a pas le feeling avec le roman, rien y fait. C’est comme ça ! J’espère ne pas vous dégouter du roman. Comme je le dis souvent, il ne faut se fier qu’à son ressenti. Lisez-le pour savoir ce que vous en pensez.