Âme de pirate de Charlotte Macaron

Titre du roman: Âme de pirate
Auteur: Charlotte Macaron
Date de sortie: 9 janvier 2020
Editeur: 404 éditions
Genre: Aventure, fantastique, suspense, thriller
Partenariat: Netgalley
Prix: 7,99

Résumé:
« Il ne fait jamais bon aller dans les Mortes-Îles. Naviguer dans ce labyrinthe d’îles, si proches les unes des autres qu’elles frôlent la coque des navires qui s’y aventurent, affronter le brouillard opaque qui les recouvre, et les ombres qui s’y cachent, relève de la folie furieuse ! Mais, poursuivi par la Marine Royale, l’équipage pirate du Saule pleureur n’a pas le choix. Ils ne se laisseront pas intimider par la sombre réputation des Mortes-Îles. Ils ont à leur bord les meilleurs navigateurs, et rien n’arrêtera leur soif de liberté. Pourtant ce labyrinthe leur réserve bien des épreuves et ils n’en sortiront peut-être pas indemnes… »

Avis: 
C’est un roman que j’ai reçu en format epub dans ma liseuse. À son ouverture, j’étais étonnée qu’il n’ait pas beaucoup de pages. C’est une nouvelle d’une cinquantaine de pages environ où on se plonge directement dans l’univers des pirates, à l’entrée des Mortes-Îles. Pour résumer, c’est un équipage pirate qui est poursuivi par la Marine Royale. Une course-poursuite en pleine mer, qui va les conduire à se mettre en danger… Et surtout à démontrer une complicité entre les pirates. 

Le roman manque de description envers les personnages. On n’a pas le temps de bien les connaître et de s’attacher. On sait seulement que Jack Akerley est le capitaine du bateau Saule pleureur et qu’il est très discret et que son second est une femme prénommée Ramona Lakja. L’équipage est très peu décrit. Tout comme l’action, ils sont montrés en surface, comme si le narrateur était seulement externe. Je trouve ça dommage. 

Le roman raconte la traversée dans les brumes ainsi que la course poursuite. Il y a de la magie où diverses légendes et contes fantomatiques y sont contées, le chant : Larme du pirate qui est à la fois un hymne et une prière. C’est un peu comme une formule. J’ai beaucoup aimé ce chant et ce côté magique qui mélange piraterie et magie. 

Ce roman est un peu court pour l’histoire. Charlotte Macaron raconte en beauté cette poursuite, qui n’ait pas tout le temps facile pour les pirates ni même la Marine Royale. Cette part de magie qui accompagne les pirates durant ce voyage me fait rêver et voyager à leurs côtés. Toutefois, je trouve dommage qu’il soit aussi court. J’aurai aimée qu’elle approfondisse les personnages pour qu’on s’identifie à eux et pour qu’on s’attache. Je dois chapeau quand même à cette nouvelle qui nous met dans le bain dès le départ. Je recommande ce livre.  

Je remercie Netgalley France de m’avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l’aurais jamais lu.

Le Nombril de Solveig de Olivier Sorin

Titre du roman: Le nombril de Solveig
Auteur: Olivier Sorin
Date de sortie: 25 février 2020
Editeur: Editions des Lacs
Total de pages: 340 
Genre: Romance, suspense 
Prix: 19,90

Résumé:
« Standor a rencontré Solveig mais elle le quitte au seuil de chaque hiver puis lui donne la clef lui permettant de la retrouver à l’aurore de chaque automne. Quel est le secret de cette femme qui la pousse à fuir un bonheur parfait et à laisser cet homme en proie au vertige de l’abandon et de la solitude sans jamais lui avouer la blessure qui la ronge ? 
Ce roman décrit la relation pendant deux décennies entre Standor et Solveig, femme pointillant la vie du photographe amoureux d’un fantôme qu’il ne parvient pas à fixer dans sa vie. Standor Moire va tout au long de cette histoire tenter de retenir celle qui disparaissait et réapparaissait au gré de ses automnes. Le récit narre la fuite de cette femme, de ses retours grâce aux pellicules photographiques de Standor et de l’enquête de l’homme pour comprendre comment le nombril de sa promise n’avait pas d’autre alternative que de se donner rendez-vous sur ces vieux films argentiques. »

Avis
Je tiens tout d’abord à remercier Olivier Sorin de m’avoir envoyé le livre. Lu en deux jours, je peux clairement dire que le livre, je l’ai dévoré. Pour résumer, Standor rencontre une jeune femme du nom de Solveig à Monoprix. C’est le coup de foudre au rayon des sardines. En caisse, Solveig lui donne rendez-vous…Elle ne vient pas. Standor part à sa recherche. De nombreuses questions me viennent en tête: pourquoi part-elle? Pourquoi Standor la recherche-t-elle? Quelles sont les raisons de son départ?

Mon résumé ne tient en quelques lignes, mais vous en révélez plus retirerai de la magie à ce livre. Quand j’ai lu ce roman, j’avais quelques hypothèses quant à la suite et surtout pour la fin. J’avais pensé à la folie de l’un des deux personnages… J’avoue avoir été surprise à la fin du livre. Une agréable surprise dont je m’y attendais pas. 

Je me suis attachée aux deux personnages. Standor est un homme admirable et fort. Vivant à Paris, il a une vie banale. Il a des parents et un frère présents dans sa vie et inquiets qu’il soit toujours célibataire. Quand il fait la rencontre de Solveig, c’est la plus belle rencontre de sa vie. Il se projette enfin et sa vie prend un tout autre chemin. Il s’intéresse alors aux appareils photo et fait de nombreux voyages pour acheter des anciens dans les brocantes et les restaurer. Il part ainsi à Essaouira avec le désir de retrouver sa promise grâce aux pellicules anciennes. C’est une histoire d’amour rempli de poésie et de revirements.

J’ai aimé la plume de l’auteur qui mélange suspense, poésie et magie pour en faire un condensé d’une histoire d’amour. J’ai adoré le côté magique du roman qui mène, à chaque fois, ce couple à se retrouver. L’amour que porte Standor pour Solveig et surtout son nombril m’a fait sourire et surtout envie… J’ai vu les conséquences que l’amour pouvait avoir sur un homme qui aime passionnément et sur une femme qui ne cesse de fuir… J’ai souri, pleuré, rigolé, mais surtout j’ai espéré que la quête, que Standor avait commencée, allait bien finir. Je ne vous en dis pas plus. C’est un énorme coup de coeur. Bravo !!

Mes mots pour ta mélodie de Céline Musmeaux

Titre du roman: Mes mots pour ta mélodie
Auteur: Céline Musmeaux
Date de sortie: 15 avril 2020
Editeur: Nymphalis 
Total de pages: 382
Genre: Romance
Prix: 17,99  

Résumé:
« Tessa est douée avec les mots. Depuis le début de l’adolescence, elle écrit ce qu’elle ressent sur son blog. Diego, lui, fait des covers où il manie les notes à la perfection. Au hasard d’une soirée étudiante, leurs univers se rencontrent et s’opposent. Elle espère vivre de son don. Il veut percer dans la musique. Pourtant, aucun d’eux ne réussit son objectif. À première vue, rien ne pourra les réunir si ce n’est leur rejet mutuel. Cependant, il se pourrait que le destin en ait décidé autrement. Leurs rêves pourraient-ils se rejoindre ? »

Avis: 
Pour résumer, Tessa a 19 ans et vit aux crochets de son père. Il la contrôle par l’argent. Elle suit une licence en lettres, mais son père refuse qu’elle ait un rêve d’artiste. Il lui donne un an avant de l’inscrire dans une filière plus concrète, l’économie. Elle est sous pression et assez rigide. Elle rencontre, dans un bar, un musicien qu’elle considère comme raté. Il vient l’aborder, mais se prend un stop monumental. Ce gars, c’est Diego. Artiste, guitariste et chanteur, il a tout pour être populaire, mais stagne dans sa vie. Un studio, deux boulots, et son rêve reste loin et surtout hors de portée. Quand il pose les yeux sur Tessa, quelque chose se passe… À partir de ce moment, Diego va vouloir ce qu’il ne peut pas avoir et Tessa le fuira comme la peste. Mais jusqu’où?

Quand son dernier roman, La théorie des contraires, je me suis attachée aux deux personnages, car on ne peut que les aimés. Ils n’ont certes pas la même vie, mais ils ont les mêmes choix qui sont imposés et sont dans une carrière artistique, une carrière où il faut être le meilleur sinon on coule. Je me suis mise dans la peau de Tessa, car j’ai trouvé beaucoup de points communs. On fait la même licence, on tient toutes les deux un blog, même le caractère est quasiment le même. Elle se méfie de l’amour et surtout des mecs comme Diego. Quant à Diego, ce que j’admire, c’est son égo. Il ne pense qu’à lui et à sa carrière et est toujours dans le positif. Il voit tout en blanc malgré son passé compliqué. En tant que couple, je les adore.

Le thème principal change dans ce roman. Si dans son dernier roman, il était question du regard de la société. Ici, il est question de l’éducation et du regard de soi. Les deux personnages décident de dévier du chemin construit de leurs parents. Diego a décidé de partir à 16 ans de la maison pour être dans la musique. La guitare était sa meilleure amie. Il s’est battu contre le monde pour prouver qu’il avait raison. Tessa a décidé d’être plus sage. Elle a fait face à ses parents ou plutôt son père pour qu’elle soit blogueuse et enfin journaliste. Elle a fait le choix de faire une licence de lettres et son père la menace tout le temps de lui couper les vivres. Il la tient par l’argent. Tous les deux sont allés jusqu’au bout. Et ça, je ne peux qu’admirer. 

J’ai apprécié l’histoire, les personnages, les thèmes abordés. J’ai aimé que Céline Musmeaux parle de musique, d’écriture, marie ses deux thèmes et fasse de cette histoire, une belle histoire d’amour. En revanche, j’ai trouvé beaucoup de similitudes avec After de Anna Todd. Le nom féminin est le même, l’histoire du pari est là et c’est soit le personnage masculin qui en est la cause. Je me suis dit que ce n’était pas le hasard. Mais quand j’ai continué à lire, le pari n’était plus la cause de l’histoire, mais c’était autre chose. Je ne peux pas dire sans spoiler. C’est le seul petit reproche que je peux lui faire. Sinon, j’ai aimé l’histoire et je valide. 

Livres lus du même auteur:
○ Le match de nos cœurs
Après elle
La théorie des contraires

La Fin: (face A : La Malveillance) de Marius William

Titre du roman: La Fin (face A : La Malveillance)
Auteur: Marius William
Date de sortie: 21 février 2020
Editeur: Librinova
Total de pages: 476
Genre: Psychologie, récit de vie
Prix: 18,90

Résumé:
« William est un homme de 38 ans qui souffre. Un professeur. Alors il écrit. La fin est un premier roman dérangeant, vertigineux, un roman malade, un roman en deux faces qui, brouillant nos perceptions et nos certitudes, mise sur l’intelligence et le ressenti du lecteur. Dans un style très assuré, le cocktail détonnant – et follement original – que l’auteur a préparé mêle le récit cru, hilarant et dérangeant de la sexualité de William, la novlangue d’un capitalisme managérial éco-socio-responsable, les références d’une adolescence nineties et d’une jeunesse qui résiste à se dissoudre ; l’itinéraire passera par la série Game Of Thrones, l’Islande, la Croatie, le groupe Oasis, Stanley Kubrick, David Bowie – entre autres – le tout hanté par une Éducation Nationale aussi névrosée que les personnages qui peuplent cette quête d’un amour perdu ou (re) trouvé. En nous narrant un passé qui a ou aurait pu être vécu dans lequel les différents acteurs des irrépressibles douleurs – et espoirs – se superposent, la face A nous met face aux pièces de ce mystérieux et passionnant puzzle qu’est La Fin. La face b entraînera le lecteur au cœur du réacteur de la folie. Elle sortira lorsque l’hiver aura pris fin. »

Avis: 
Quand j’ai eu le roman entre les mains ou devrai-je dire sur ma liseuse, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je pensais lire un thriller, mais ce n’était pas du tout ça. Loin de là… 

Pour commencer, le prologue est assez long et pas évident. On comprend que deux personnages échangent par messages (messenger) et que l’on connaît l’identité d’un des deux: Williams. Ces échanges sont souvent longs et beaucoup de références aux films et aux séries y sont reportées. 

Commence le roman après quelques 60 pages où il a fallu m’y accrocher. Le roman devient « fluide ». Il comporte deux parties avec plusieurs chapitres. Pour résumer, on suit le parcours d’un homme de 38 ans, Williams, professeur d’économie dans deux lycées à Vitry. D’une façon réaliste, il raconte ses déboires amoureux, professionnels et personnels. En ouvrant le livre, on ne lit pas seulement l’histoire, mais on vit l’histoire dans sa peau. On est dans ses yeux, dans ses pensées souvent assez cru et dans sa vie. Il raconte les expériences avec les femmes qui ont partagé sa vie. Il a eu beaucoup d’aventures comme aussi quelques relations sérieuses. Il détaille ses relations sexuelles de manière assez crue, ce qui donne à ce roman, ce côté réaliste, mais aussi ce côté choquant voire pire. 

Des références au cinéma, aux séries (avec la série Games of Throne), à la police, mais aussi aux films (sa passion qui l’accompagne à chaque message sur messenger) sont inscrit dans ce roman. 

Mon avis sur ce roman? Je suis assez partagée. J’ai beaucoup aimé ce côté épistolaire qui relate les souvenirs de Williams. Il joue avec son présent et son passé. J’ai aimé les références aux diverses passions du personnage, mais j’avoue mettre perdu sur quelques passages. J’ai eu le sentiment de m’ennuyer quand je ne comprenais pas. Je ne peux donc pas dire que je l’ai aimé ni détesté. Je peux vous dire que j’ai ressenti de la colère (comment il traite les femmes), du rire, des larmes, mais aussi du malaise. J’ai tout ressenti dans ce roman. Je serai donc curieuse de lire la Face B avant de relire la Face A pour voir si mon avis change…

Je remercie Marius William de m’avoir envoyé ce livre. 

La théorie des contraires de Céline Musmeaux

Titre du roman: La théorie des contraires
Auteur: Céline Musmeaux
Date de sortie: 15/03/2020
Editeur: (Young Adulte) Nymphalis
Total de pages: 438
Genre: Romance
Prix: 17,99

Résumé:
« Pendant les grandes vacances, Mélissa est traînée par son père chez un vieil ami à lui. Elle y fait la rencontre de Maxence, le fils de ce dernier. Durant l’après-midi, les deux adolescents flirtent dans la piscine et échangent un baiser. « Un simple coup de cœur », voici ce dont Mélissa se convainc jusqu’à la rentrée. Mais à la reprise des cours, elle ne s’attend pas à tomber sur lui dans les couloirs de son lycée.
L’idylle tourne au cauchemar. Mélissa fait semblant de ne pas le reconnaître. D’autant plus qu’avec ses lunettes, ce n’est plus le beau garçon qu’elle a embrassé durant l’été, mais un intello ringard dont elle ne risque pas de s’enticher. De son côté, Maxence n’a pas une meilleure opinion de la garce qu’il voit en elle.
Pour ne rien arranger à la situation, ils se retrouvent dans la même classe. L’année s’annonce compliquée… »

Avis: 
Premier Young Adulte, romance sur ce blog, mais pas dans mes lectures. Il fut une période où je ne lisais que ça. Je me suis très vite éloignée de ce genre, car j’ai lu d’autres romans qui me correspondaient mieux. Le genre thriller faisait partie de mes favoris. Vous voyez l’espace grandiose entre ces deux genres? Bref… 

On m’a proposé un partenariat et j’ai sauté sur l’occasion pour redécouvrir ce genre-là. Pour résumer, Melissa et Maxence sont deux jeunes qui ont grandi séparément. Ils se retrouvent dans la même école, car ce dernier a dû changer radicalement de vie quand sa mère est partie sans se retourner. Ça a commencé par un baiser dans la piscine, puis ça s’est terminé dans le même lycée… Pendant un court instant, ils ont connu leurs vrais visages, mais une fois au lycée, les masques ressurgissent… Des lunettes au masque de pétasse, la haine surgit entre ses deux personnages. De la haine à l’amour, il n’y a qu’une seule barrière et elle s’avère être très fine…

Je me suis attachée aux deux personnages. Mélissa est à première vue, une pimbêche qui joue son rôle à la perfection. Elle est populaire, traîne avec des filles assez superficielles, montre sa vie sur les réseaux sociaux, en particulier sur toktok (j’ai immédiatement reconnu l’application tiktok et j’ai bien rigolé). Elle vit seule avec son père. Maxence, quant à lui, a dû déménager avec son père pour s’installer chez sa grand-mère. Il a le look bad boy, fais de la moto, a 18 ans. Quand il arrive au collège, comme il le dit si bien, il se transforme en Clark Kent. Il met ses lunettes, se comporte comme un intello et fait bonne figure. Au fil des pages, les deux personnages se rapprochent et malgré leur passé, les masques tombent. Ils tombent amoureux. J’ai trouvé que c’était dommage qu’il y ait beaucoup de disputes de couple. Le fait qu’elle soit toujours en train de chercher la petite bête et de vouloir partir après était un peu lourd. Mais j’ai compris que Mélissa avait peur de s’engager et créer des disputes permettait de tester Maxence. Donc c’est essentiel…

Ce livre a beau être fictif, le thème principal est le regard de la société. Si les jeunes d’aujourd’hui, comme les jeunes dans ce roman, portent des masques, c’est pour être bien vue par les autres. Le fait que Mélissa soit une pimbêche et refuse de laisser s’exprimer sa vraie nature est qu’elle a peur d’être jugé par les autres. Elle se protège, mais en même temps, elle s’expose à la moquerie et des vérités blessantes. Pour Maxence, c’est autre chose, il a peur que les gens s’intéressent à son physique et non à son intelligence et à ce qu’il peut donner. Le fait de cacher leur relation au monde entier montre que le regard de l’autre a une place importante et que cacher cette dite relation est plus sûr que de l’exposer en plein jour. J’ai beaucoup aimé qu’elle centre sur ce point-là. 

J’ai énormément apprécié ce roman. Les deux personnages sont attachant, l’entourage aussi. Je suis passée par les rires, les larmes et la colère. Ce livre est un concentré de ses émotions. La fin est fidèle au livre. Je ne peux rien dire… L’écriture de Céline Musmeaux est simple et fluide. C’est un film dans un livre. On voit tout, on entend tout et on imagine tout. Bravo… J’ai hâte de découvrir ses autres romans. Pour le moment, je ne suis pas déçue…

Livres lus du même auteur:
○ Le match de nos cœurs
Après elle
○ Mes mots pour ta mélodie

Eldrid Tome 3 de Camille Endell

Titre du roman: Eldrid Tome 3
Auteur: Camille Endell
Date de sortie: 21 février 2020
Nombre de volume: 3
Editeur: HLAB
Genre: Historique
Prix: 7,99

Résumé:
« Loin des rumeurs de la ville, Eldrid et Godwin se cachent. Pour les Danois comme pour les Saxons, ils sont des traîtres.À l’horizon, la grande armée danoise sème le chaos en Angleterre, et les villes cèdent les unes après les autres. Les alliances se font et se défont, les destins s’entremêlent une dernière fois. Le royaume anglo-saxon n’a jamais été aussi près de sombrer.Il n’y a plus de temps à perdre, il faut agir. L’heure du combat final a sonné. »

Avis: 
Je viens de finir la saga et je dois dire que je ne suis pas déçue du tome 3. Pour ceux qui viennent d’arriver et qui n’ont pas lu le tome 1, eh bah je vous invite à le faire avant de lire cette critique. Il y a des alertes spoilers dans toute la chronique. Pour résumer, ce tome est le final et beaucoup de choses se passent. Eldrid et Godwin doivent se cacher, car ils ont tous les deux trahi les Danois. La guerre fait des ravages et leur but unique est de mettre son roi sur le trône d’Angleterre. Les chefs des armées se battent non pas pour leurs idées, mais pour la victoire. Trahison est à l’ordre de tout ce roman. 

Eldrid continue à m’impressionner. Dans ce tome 3, ce n’est plus la princesse qui doit être sauvée par le prince charmant, mais une jeune fille qui ne compte que sur elle et sur ses talents. Elle apprend l’art de se battre et de mettre ses atouts en avant. Godwin reste le prince charmant qui n’hésite pas à la sauver… Mais peut-on sauver une fille qui ne veut pas être sauvé? Quant à Erling, très peu présent dans le tome 2, fait son grand retour et je dois dire que ce nouvel Erling n’est pas pour me déplaire… Même si le triangle amoureux est présent, on voit qu’Eldrid a fait son choix. Il aura fallu 3 tomes avant de décider… Je ne dis rien parce que je veux garder le suspens. Le seul indice que je puisse donner, eh bien… Je suis comblée. C’est tout ce que je dirais…

Dans la chronique du tome 1 et du tome 2, je n’ai jamais évoqué la fin, car je voulais terminer la saga, avant de dire ce que j’en pensais. En lisant le tome 1 et 2, je me suis attachée à Eldrid et mon coeur voulait qu’elle choisisse Godwin même si dans le fond, je n’étais pas certaine. En lisant le tome 3, la vision de la fin a changé. Retournement de situation. Je voulais encore qu’elle soit avec lui, mais mon coeur me disait que ce serait trop simple. Alors, je me suis imaginée une autre fin. Et il faut dire que j’en étais pas loin du tout. La fin m’a bluffée et je dois dire un grand bravo à Camille Endell d’avoir écrit cette saga magique et romantique. Même avec le côté historique et assez violent avec la guerre, elle ne m’a perdu à aucun moment…

Pour terminer et clore cette saga, je dois dire que j’étais réticente, mais Camille Endell a su le côté historique avec le côté romantique. J’ai énormément appris sur l’histoire d’Angleterre dans le temps avec les guerres. Qui doit être à la tête de l’Angleterre… Même si c’est une histoire imaginaire, il y a le contexte historique, qui lui est réel. Elle m’a conquise avec cette saga… Si vous passez par là, et que vous avez le même avis que moi, faites-le-lui savoir. En tout cas, elle m’a ému et bluffé. Je suis l’une de ses fans… 

Je remercie Netgalley France de m’avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l’aurais jamais lu.

Livres lus du même auteur:  
Eldrid Tome 1
Eldrid Tome 2

Eldrid Tome 2 de Camille Endell

Titre du roman: Eldrid Tome 2
Auteur: Camille Endell
Date de sortie: 3 janvier 2020
Nombre de volume: 3
Editeur: HLAB
Genre: Historique
Prix: 7,99

Résumé:
« Alors que les rois d’Angleterre et du Danemark signent une paix fragile, dans les deux pays, on rêve de vengeance et de combat. Isolée dans un village loin des côtes anglaises, Eldrid, elle, tente d’accomplir la tâche que lui a confiée Erling Bjarnason : espionner les Saxons pour le compte des Danois. Mais comment mener à bien sa mission quand, où qu’elle soit, on la traite comme une ennemie ? Pour les Saxons, elle est une espionne barbare. Pour les Danois, elle n’est qu’une esclave qui les a trahis. Elle-même ne sait plus qui elle est vraiment. Il est pourtant grand temps pour Eldrid de choisir son camp. Car la trêve est sur le point d’être rompue, et sa décision pourrait bien déterminer l’issue de la guerre à venir… »

Avis: 
Dans ce deuxième volet, Eldrid doit choisir entre ces deux pays: les Saxons ou les Danois. Une fois de plus, Erling Bjarnason, son chef de clan, l’abandonne en lui donnant la mission d’espionner les ennemis. Si le premier tome s’achève par le mariage d’Eldrid et Godwin, le deuxième annonce trahison, kidnapping et retour sur ses terres (pas dans cet ordre-là). 

J’ai beaucoup aimé la transformation d’Eldrid. Dans le 1er tome, on va qu’elle est danoise et qu’elle n’hésite pas à trahir Godwin pour aller retrouver son chef. Dans le 2e tome, elle se considère encore danoise, mais son passé ne cesse de ressurgir et la fait douter de son origine. Elle a quelques souvenirs de sa vie d’avant, la vie quand les Danois ont décimé sa famille. Ses sentiments évoluent en même temps que sa vie. Elle se rend compte des facettes des deux personnages masculins, Erling et Godwin… Ce que j’ai moins aimé chez elle, c’est qu’Eldrid a toujours besoin d’être secouru par Godwin. Son impulsivité la conduit toujours à des ennuis et Godwin, qui ne se résigne pas à la laisser tomber pour son propre bien et la sauve souvent. Du côté d’Erling, tout lui échappe, sa vie, ses fonctions et son esclave… Il tente de se les réappropriér. Quant à Godwin, il est partagé entre son amour et son devoir. Il doit choisir les deux choses qu’ils aiment le plus au monde. Le tome 2 s’annonce avec plein de choix, de décisions et de déceptions…

Ce tome 2 se lit très vite et très facilement, comme le tome 1. Il n’y a pas beaucoup d’aventure, car l’action, contrairement au tome 1, tourne autour des 3 personnages principaux. Le triangle est toujours présent. Eldrid est partagé entre les deux hommes, Godwin est amoureux d’Eldrid et Erling veut à tout prix se venger de sa soi-disant trahison. Je pense qu’il a des sentiments pour Eldrid, mais est dans le déni. La guerre continue d’être présente. Des rails, des plans pour piéger l’autre et les rois des deux pays qui veulent l’Angleterre. Qui va gagner cette guerre? La réponse est dans le tome 3. 

Je ne suis pas déçue de ce tome 2. Ce que je peux reprocher à ce tome 2, c’est le côté d’Eldrid qui doit être sauvé par Godwin, ce côté un peu princesse. Mais dans son ensemble, j’ai adoré. Godwin commence à se rendre compte qu’il a peut-être une chance et ça j’adore. Je suis dans la team Godwin et ce rapprochement entre les deux personnages, je ne peux que le valider… J’ai hâte et en même temps je suis triste de terminer ce tome 3. J’aurais enfin ma réponse. Team Godwin ou Team Erling ??

Je remercie Netgalley France de m’avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l’aurais jamais lu.

Livres lus du même auteur:  
Eldrid Tome 1
Eldrid Tome 3

Eldrid Tome 1 de Camille Endell

Titre du roman: Eldrid Tome 1
Auteur: Camille Endell
Date de sortie: 13 novembre 2019
Nombre de volume: 3
Editeur: HLAB
Genre: Historique
Prix: 7,99

Résumé:
« Angleterre, XIe siècle. Les combats entre Saxons et Vikings ravagent le pays tout entier. Eldrid est née saxonne, mais a été capturée très jeune par les hommes du Nord. Elle a grandi au sein d’un clan viking et nourrit depuis toujours un amour défendu pour Erling Bjarnason, le chef de la horde. Alors qu’un raid saxon approche, ceux qu’elle considère désormais comme les siens décident de partir pour le Danemark. Mais un affrontement sanglant survient, et seule Eldrid, du fait de ses origines, échappe au massacre.Elle est recueillie par Godwin, un soldat saxon. Pour lui, elle est une captive qu’il vient de libérer. Pour elle, il est l’homme qui a exécuté ceux qu’elle aime.Pour survivre, Eldrid devra choisir. Liens du cœur ou liens du sang ? Dans un pays déchiré par la guerre, il n’y a pas de compromis possible… »

Avis: 
Ce roman se lit très vite et très facilement. Je ne suis pas adepte de fiction historique à part quand ça parle de royauté. Mais là, j’ai accroché du début à la fin. Pour résumer, c’est l’histoire d’une femme qui a été élevée par les Vikings en tant qu’esclave. Une guerre se crée entre Saxons et Vikings et Eldrid a un choix à faire. Rester parmi les « siens » ou rejoindre les Saxons. Elle rejoint les Saxons non pas par choix, mais par devoir. Elle doit infiltrer les rangs des Saxons pour son chef. Par amour, elle obéit aux ordres, mais où s’arrête cet amour quand sa vie est en jeux?

Je me suis assez facilement identifiée à Eldrid. C’est une femme forte en caractère, mais qui a tendance à se soumettre par amour. Tant qu’elle aime quelqu’un, elle peut lui donner sa vie sans limites. Elle a aussi ce côté rebelle, qui n’écoute pas les ordres et qui fait souvent l’inverse de ce qu’on lui ordonne. Elle n’a pas sa langue dans sa poche. Quand elle a quelque chose à dire, elle le dit haut et fort, quitte à se prendre des coups et des reproches. J’ai été touchée par sa fidélité et sa dévotion non seulement envers son maitre et son chef, mais aussi envers la religion qui l’a accueilli. Les deux hommes m’ont aussi touchés. Ils ont beau être fort et puissant, ils ont aussi un coeur et n’hésite pas à protéger ce qu’ils aiment. 

Il y a un triangle amoureux qui se crée tout au long du roman. Eldrid est au coeur de ce triangle amoureux. Erling Bjarnason est le chef des Viking et le maitre d’Eldrid. Il fait tout pour la repousser, ce qui a le don de m’exaspérer. Quand Eldrid rencontre Godwin (je ne sais pas si c’est voulu ou non le jeu de mot « dieu gagne » qui peut faire référence à la religion, mais aussi qu’il soit le chef des armés), c’est elle qui le repousse. Elle comprend alors à son tour, ce que s’est d’être aimé à sens unique. Les deux hommes se croisent, se recroisent avec pour unique but de gagner cette guerre et de vaincre l’ennemi. J’ai hâte de découvrir les deux autres tomes pour savoir qui gagnera le coeur d’Eldrid. En tout cas, pour ma part, je suis team Godwin. 

J’ai aimé le roman dans son ensemble. Le style de Camille Endell est simple, mais en même temps, il faut avoir des connaissances historiques. Il y a plein de mots dont j’ai eu besoin d’aller chercher afin de comprendre. Il m’a fallu un temps d’adaptation avant que le schéma du livre soit net dans ma tête. Au final, j’ai passé un bon moment et j’ai hâte de voir ce que donne la suite. Je croise les doigts pour qu’elle soit avec Godwin…

Livres lus du même auteur: 
Eldrid Tome 2
Eldrid Tome 3

Elle était belle ma mère… de Valérie Timsit

Titre du roman: Elle était belle ma mère…
Auteur: Valérie Timsit
Date de sortie: 11 novembre 2017
Editeur: Auto édition 
Total de pages: 243
Genre: Souvenirs d’enfance, témoignage, fiction
Prix: 19,90

Résumé:
« C’est un sujet délicat et triste, mais il vous renvoie si loin dans l’émotion que l’on y trouve un cocktail d’amour assez surprenant pour nous permettre également de rire et de toujours faire référence à quelque chose de notre vie. C’est un bouillon de sentiments dans lequel on se noie ou bien l’on survie. C’est aussi un besoin de ne pas faire taire ses souvenirs et de permettre à notre mémoire de ne pas s’éteindre. »

Avis: 
Quand j’ai eu ce livre entre les mains, j’avais une idée assez précise du roman. Je pensais voir l’histoire d’un homme ou d’une femme qui perd sa mère et qui vit sans elle. Je pensais voir les souvenirs d’avant sa mère, puis la période du deuil. J’avoue été surprise quand j’ai commencé le roman. Ce n’était pas du tout ce que j’imaginais et j’ai eu du mal à commencer le roman. Pour résumer, on se retrouve dans la tête du personnage. On ne sait rien: ni son nom, ni son âge… J’ai seulement su son sexe avec l’accord toujours au masculin donc j’en ai déduit que c’était un homme. Cet homme ou ce petit garçon a eu une relation fusionnelle avec sa mère. Fils unique et sans père, il grandit dans une maison avec sa mère. On le voit grandir et s’éloigner de sa mère quand il devient adulte. Tout le roman est vu à travers ses yeux et par période, à travers son imagination.

J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le personnage, car on ne sait rien et ça m’a perturbé. Je pense qu’elle voulait qu’on s’identifie à lui assez facilement en restant dans le flou. J’ai quand même, avec un peu d’effort, à voir à travers ses yeux et j’avoue avoir aimé être dans sa tête. J’ai aimé le côté enfantin du personnage qui prend chaque situation et arrive à le transformer en quelque chose de magique. J’ai adoré le lien entre les deux personnages: une mère seule, mais qui fait tout son possible pour que son fils soit heureux et un fils rêveur qui idéalise sa mère. J’ai envié ce lien, mais si le lien entre ma mère et moi est quand même proche. 

A ce livre, je n’ai pas trouvé de fin en elle-même. Je pensais terminer sur le décès de sa mère et en savoir un peu plus, mais non. Peut-être qu’il a été mentionné, mais je n’ai pas de trace dans la tête. J’aurais aimé savoir de quoi elle est morte. Ça ne gâche en aucun cas la beauté du livre. Je n’ai pas été déçu, loin de là.

Dans l’ensemble, même si j’ai eu du mal au début, j’ai aimé le livre. J’ai aimé voir l’évolution de l’enfant en adulte, le fait qu’il idéalise sa mère, la magie qu’il dévoile à chaque moment du livre. J’ai adoré voir que son imagination prenait de la place et que sa mère le soutenait. J’ai trouvé extrêmement beau le lien entre les deux personnages, qui sont seuls contre tout le monde et le fait que l’on voit ses coups de colère qui sont calmés par un geste ou un cadeau de la mère. Le livre raconte une belle histoire et comme le dit c’est bien le titre, elle était belle sa mère…

Les sans-sommeils de Elisa Delbarre

Titre du roman: Les sans-sommeils
Auteur: Elisa Delbarre
Date de sortie: 4 avril 2019
Editeur: Autoédition
Total de pages: 482
Genre: Fiction
Prix: 0,99

Résumé:
« Paris et sa proche banlieue, de nos jours. Tandis que Rhéa passe ses nuits dans les livres pour oublier la misère de sa condition, Zoé se lasse de n’avoir trouvé que le sommeil comme remède à sa solitude. Du temps où elles étaient meilleures amies, elles avaient pourtant juré de ne jamais se séparer. À l’aube de l’âge adulte, cette amitié d’enfance semble n’être plus qu’une lointaine illusion. Mais en quête de vérité, Zoé se lance un jour à la poursuite de sa meilleure amie, disparue deux années auparavant, explorant un univers parisien dont elle ignorait jusqu’à l’existence, et espérant que chaque nouvelle rencontre la rapprochera de celle qu’elle recherche. C’était sans compter sur Gauthier, un ancien garçon de leur école dont elle était amoureuse à l’époque, et qui a brusquement recroisé le chemin de Rhéa… »

Avis: 
Pour vous avouer, j’ai eu beaucoup de mal à faire la critique. J’ai tellement aimé le livre que je ne savais pas quoi en dire. J’ai pu prendre un peu de recul pour réfléchir et mettre des mots sur ce que j’en pensais. Pour résumer, c’est l’histoire de trois jeunes: Rhéa, Zoé et Gautier unis par le passé, mais séparés par l’avenir. On part à la découverte de leurs histoires, mais aussi de leurs retrouvailles… On voit leurs déboires à travers leurs yeux. 

Pour commencer, j’ai apprécié les trois personnages. Zoé est une fille perdue, qui a tendance à trop suivre les règles. Elle fait des études par défaut et suit le même chemin que sa soeur. Rhéa est une fille qui a arrêté ses études et qui vit actuellement dans un appartement à louer. Elle n’a pas le bac ni de papiers et doit se prostituer pour survivre. Gauthier est un garçon qui a dû quitter son école à la suite du divorce de ses parents et arrive dans un quartier huppé. Il doit s’adapter pour s’intégrer. On part à la découverte de ces trois jeunes adultes, tout marqués par la vie. Ils ont tous des caractères différents.

J’ai aimé le roman, mais la fin n’était pas ce que j’attendais. Elle m’a surprise dans le bon sens. D’un côté, j’ai envie de dire que je n’ai pas aimé la fin parce que je suis quelqu’un qui adore les histoires qui ont un happy end. Mais d’un autre côté, elle est bien parce que c’est tout à fait représentatif du roman. Si vous voulez savoir de quoi je parle, lisez le roman !

En lisant le livre, je me suis dit qu’on pouvait tous se reconnaître dans ces personnages parce qu’ils sont assez réels. Ils ont une vie certes pas très joyeuse, mais assez proche de notre vie pour qu’on puisse, pendant un roman, se mettre à leur place et vivre leur vie. Je pourrais dire que c’est un coup de coeur, car je l’ai réellement aimé, au point de le lire très vite. Peu de livres m’ont fait cet effet: l’effet que je ne peux pas lire un autre, car celui-là est trop ancré dans ma mémoire, ce livre qui attend une chose, que je passe à autre chose, un livre qui me prend aux tripes. Bref, si vous l’avez compris : je l’ai adoré.