Après elle de Céline Musmeaux

Titre du roman: Après elle
Auteur: Céline Musmeaux
Date de sortie: 15 mai 2020
Editeur: Nymphalis
Genre: Romance
Partenariat: Céline Musmeaux
Prix: 17,99

Résumé:
« Déborah et Julie étaient meilleures amies. Comme dans toute amitié, il y avait des hauts et des bas. Ce soir-là, elles devaient rester ensemble, mais elles se sont disputées et séparées. Déborah est rentrée chez elle. Julie n’est jamais revenue. Elle a été découverte morte au petit matin. Traumatisée par cette disparition violente, Déborah a essayé de mettre fin à ses jours. Après plusieurs mois d’hospitalisation, les médecins la pensent prête à reprendre une vie « normale ». C’est donc fébrilement qu’elle fait son retour au lycée pour recommencer son année de terminale. Ceux qu’elle a connus ont eu leur Bac, elle espère se faire oublier. Mais dès le premier jour, elle tombe sur Johan, le « petit frère » de Julie, et il n’a plus rien de petit. Les retrouvailles sont glaciales. Le fantôme de Julie rôde autour d’eux et va mettre à mal les deux adolescents qui tentent de se reconstruire. Entre culpabilité et colère, ce qui les unit finira-t-il par les détruire ? »

Avis: 
C’est le troisième livre que je lis de cette auteure et je ne suis toujours pas déçue. Pour résumer, Déborah vient de perdre sa meilleure amie à la suite d’une soirée qui a dégénéré. Elle fait une tentative de suicide et se retrouve à l’hôpital. Après plusieurs mois d’hospitalisation, elle reprend le chemin du lycée en pensant faire une terminale assez tranquille. Malheureusement, le frère de Julie, Johan, n’est pas du même avis. Déborah est, à ses yeux, coupable du meurtre de sa soeur. Il va alors s’en prendre à elle. 

J’ai énormément aimé Déborah. C’est une fille assez simple et timide qui n’aime pas être mise en avant. Avec Julie, elles formaient un beau duo : Julie, une fille qui aime se mettre en avant, draguer et dire ce qu’elle pense et Déborah qui est son ombre. J’ai vu l’évolution de Déborah: qui passe par la période complète du deuil. Elle passe les 7 étapes. Il y a d’abord la phase du choc où on apprend ce qu’il s’est passé et la cause de sa tentative de suicide. Le déni vient au début du roman, quand elle s’impose les trois règles afin de faire croire que tout va bien. La colère arrive quand il y a le rapprochement entre ses deux personnages : Déborah et Johan. Vient la tristesse quand elle se prend les reproches de son copain et que ses larmes coulent. La résignation apparaît lorsqu’elle se dit que la mort de Julie ne sera pas punie. L’acceptation et la reconstruction apparaissent quand le crime est résolu et qu’elle peut passer à autre chose. (J’espère avoir dit le moins de choses possible).

Johan est quelqu’un que j’ai beaucoup apprécié aussi, car il change tout au loin du livre. On se dit que c’est un crétin, mais on comprend sa douleur et on compatit. Tout comme Déborah, il passe par le deuil, mais c’est ensemble qu’ils pourront se reconstruire.

Quant à la fin, j’ai aimé comment se termine le livre et j’ai aimé le dernier chapitre qui explique beaucoup de choses.

Je ne suis toujours pas déçue de Céline Musmeaux. Elle a une belle plume et des sujets intéressants. Je n’ai pas tout lu, mais sur les trois qu’elle m’a envoyés, je dirais que c’est le meilleur. L’histoire est très bien écrite, le sujet intéressant, on passe par beaucoup d’émotions comme les personnages. On est dans leurs têtes et dans leurs vies. Hâte à son prochain roman…

Livres lus du même auteur:
○ Le match de nos cœurs
○ Mes mots pour ta mélodie
La théorie des contraires

Les loyautés de Delphine de Vigan

Titre du roman: Les loyautés
Auteur: Delphine de Vigan 
Date de sortie: 28 août 2019
Editeur: Le livre de poche 
Total de pages: 192
Genre: Psychologie
Prix: 16,00

Résumé:
«Chacun de nous abrite-t-il quelque chose d’innommable susceptible de se révéler un jour, comme une encre sale, antipathique, se révélerait sous la chaleur de la flamme ? Chacun de nous dissimule-t-il en lui-même ce démon silencieux capable de mener, pendant des années, une existence de dupe ?»

Avis: 
Delphine de Vigan reste une de mes auteures favoris. C’est un court roman qui raconte une histoire assez sombre. Pour résumer, deux amis, Mathis et Théo, fréquentent le même collège. Théo a des parents divorcés tandis que Mathis a une vie assez tranquille. Sa mère est femme au foyer et son père travaille. Les deux enfants sont en train de basculer. Leur professeur est assez inquiète et n’hésite pas à s’inquiéter pour l’un des enfants. Quitte à se mettre les autres professeurs à dos. 

Théo est le personnage principal. Il a 13 ans, est en 5ème. Ses parents ne se parlent jamais. Un contexte familial assez complexe. Tout gravite autour de lui. Mathis, son meilleur ami, qui n’hésite pas à le suivre dans ses bêtises, car il a pour but de le sauver, sa professeure qui se voit en effet miroir à travers Théo, la mère de Mathis qui ne l’apprécie guère. Théo vit assez mal cette situation et en a assez d’être au milieu de cette situation. Il tente par tous les moyens d’oublier.

Hélène, la professeure des deux collégiens, m’a touchée. Elle a un passé sombre avec un père qui l’a battait et une mère qui fermait les yeux. Comme dit l’expression : qui ne dit mot consens. Elle grandit avec ce traumatisme et quand elle voit Théo, elle s’imagine qu’il vit la même chose. Elle va donc vouloir l’aider, même si pour cela, elle doit aller à l’encontre de son métier et de ses collègues. 

J’ai à la fois aimé et détesté la fin. Comme l’expression dit si bien: il m’a laissé sur ma faim. C’est une fin ouverte, où seul toi, le lecteur, est en mesure d’inventer la fin. Elle nous laisse sur un moment crucial et nous dit : que veux-tu qu’il se passe ensuite ?  

Ce roman est peut-être court, mais il est intense. Il est bouleversant. Ce roman m’a pris qu’il est dur de sauver quelqu’un qui ne veut pas être sauvé. Je l’ai adoré et je le conseille. 

Livres lus du même auteur:
Les jolis garçons

La maison du bord de mer de Larème Debbah

Titre du roman: La maison du bord de mer
Auteur: Larème Debbah
Date de sortie: 19/09/2019
Editeur: Librinova
Total de pages: 262
Genre: Thriller
Prix: 14,90

Résumé: 
« Deux femmes dont le destin va être bouleversé, par des secrets, des mensonges, des trahisons. Une disparition incompréhensible. Une réalité inconcevable. La vie peut nous paraître belle et sournoise, délicate et destructrice, exceptionnelle et tragique. Comment rester rationnel face à ces irruptions inattendues qui nous arrachent à nos êtres chers ? Comment réagir et donner un sens à ce que nous ne pouvons concevoir ? Comment apprendre à revivre, à sourire lorsque le pire s’abat sur nous ? Parce que dans le fond, la vie est belle, quoi qu’elle puisse nous réserver. »

Avis: 
Je tiens à remercier Netgalley pour cet envoi. Pour résumer, deux couples vivent heureux dans leur ménage. Enfin, heureux est un bien grand mot… Rachel a un travail qui lui prend du temps et une grande ambition. Son compagnon est père au foyer. Il élève leurs jumeaux par choix et non par contrainte. Chloé est psychiatre et maman de deux enfants elle aussi. Son mari travaille dans le social. Il aide des jeunes défavorisés et va jusqu’à même s’attacher à eux. Il en oublie parfois ses propres enfants. Leur point commun? Leurs enfants se connaissent, car ils sont scolarisés dans la même école. Il suffit d’un jour, d’une décision (ou dans ce livre-là, plusieurs décisions, pour que le destin dérive…)

Dans cette histoire, je me suis beaucoup attachée aux personnages féminins. J’ai admiré Rachel pour sa force de caractère et son besoin de pardonner. Quant à Chloé, j’ai aimé son besoin d’aider les gens, quitte à mettre son couple entre parenthèses. Chloé veut aider Rachel malgré les circonstances. Ce lien d’amitié qui, au début, était improbable, voire impossible, est rendu possible grâce aux deux femmes et à leurs caractères (je ne vous en dis pas plus…)

Je n’ai pas été surprise par la fin, car en lisant le livre, on comprend que ça ne peut que se terminer d’une seule façon. Je l’ai beaucoup aimé à en verser une petite larme.

L’auteure, Larème Debbah, parle dans ce roman, d’un sujet assez délicat. Elle l’a su y mettre beaucoup de sensibilité. Elle a su donner à Rachel, le pouvoir du pardon, car ce n’est jamais facile de pardonner quelqu’un… Elle nous a montrés que le pardon est toujours possible et que l’amitié peut être improbable, mais pas impossible. J’ai aimé sa plume, son histoire et son style. Je n’ai pas vu défiler les pages et à la toute fin, j’avais encore l’histoire dans ma tête. Je dirais que c’est un coup de coeur…

Une enquête à la Belle-Epoque Tome 1 : La lettre froissée de Alice Quinn

Titre du roman: Une enquête à la Belle-Epoque Tome 1 : La lettre froissée
Auteur: Alice Quinn
Date de sortie: 7 novembre 2017
Editeur: Amazon Publishing
Total de pages: 415 
Genre: Fantastique, historique, policier, polar
Prix: 19,00

Résumé:
« Cannes, printemps 1884. Plus rien ne semble devoir sourire à Miss Gabriella Fletcher : l’aristocrate britannique, déjà déclassée en raison de sa ruine et de ses préférences amoureuses, vient de perdre son emploi en même temps que son amante, et son avenir s’annonce bien sombre. C’est alors qu’elle tombe sur une petite annonce qui pourrait bien devenir sa planche de salut… La voilà gouvernante de Filomena Giglio, dite « Lola » : sa villa « Les Pavots » est dans un état déplorable et ses murs sont pour le moins dissolues, mais cette patronne hors du commun n’est pas pour déplaire à Miss Fletcher, loin de là. Malheureusement, le répit est de courte durée. Un messager inattendu ? un certain Maupassant ? débarque, porteur malgré lui d’une mauvaise nouvelle : Lola, dont la rente va être suspendue, risque l’expulsion. Une sorte de fatalité semble s’acharner sur la jeune femme quand, peu de temps après, son amie d’enfance Clara, qui l’avait justement appelée à l’aide quelques jours plus tôt, est retrouvée morte dans des circonstances troublantes. »

Avis: 
J’ai découvert cette saga grâce à Netgalley. Ils m’ont envoyé le tome 3 alors que je ne n’avais lu ni le 1 ni le 2. Je me suis empressée d’acheter les deux premiers tomes et me voilà, devant vous (façon de parler), pour vous présenter ce premier tome. Je n’ai lu que celui-là pour le moment et il m’a donné l’eau à la bouche. Je compte bien lire les livres de Maupassant après cette saga, mais je vais trop vite. Pour résumer, l’histoire se passe en 1884. Miss Gabriella Fletcher se retrouve chassée de son ancien travail et donc de son ancien logement à cause d’une aventure. Une annonce vient changer sa vie. Elle se présente chez ladite personne qui la prend à ses services. S’ensuit une aventure assez délirante avec Maupassant, un écrivain à en devenir, sa patronne Lola Deslys et elle. L’aventure: ils doivent résoudre un meurtre quand tout le monde croit à un suicide et trouver de l’argent afin de ne pas perdre leur logement. 

Je suis très vite entrée dans cette époque du 19ème siècle, une époque qui m’a toujours fait fantasmer. Les auteurs classiques, les calèches, les plumes… Bref, une époque rêvée.

Je me suis attachée à tous les personnages, mais mon coeur a chaviré pour Miss Gabriella Fletcher. J’ai adoré ce côté assez unique… Le fait qu’elle soit homosexuelle à une époque où c’est très mal vu, où l’on considère que la femme n’a qu’un devoir, c’est de se marier et de faire des enfants (oui je sais que ça fait deux devoirs). Bref, j’ai aussi aimé la découvrir tout au long du roman. Le fait qu’elle ait souffert avec Lady Sarah, qu’elle n’ait pas eu une vie facile, qu’elle se doit de protéger Lola…J’ai été à deux doigts de tomber amoureuse d’elle. J’ai dit à deux doigts… Maupassant m’a aussi beaucoup touché. Un écrivain à en devenir, un journaliste assez connu en quête d’action et un homme qui a des soucis de santé. On ne peut que l’aimer. 

Quant à la fin, je ne peux pas encore m’exprimer, car il me faut lire les autres tomes afin de vous donner mon avis. En tout cas, je peux vous dire que ce premier tome est une réussite.

Mon avis général, j’ai adoré le livre. J’ai aimé l’époque, une époque rêvée… J’aurais voulu vivre au siècle du roman, mais je suis née fin 20ème siècle donc bon… J’ai tout imaginé, à croire que j’étais dans un film. Les vêtements, les lieux, les personnages, tout passait de mes pupilles à mon cerveau. Et tout ça, grâce à l’écriture d’Alice Quinn. Je n’ai pas trouvé de défaut à ce livre. L’enquête est excellente, je me suis doutée presque à la fin de qui était le coupable, l’histoire était bien construite et j’ai trouvé que les personnages ne se laissaient pas faire. Surtout Lola ! Hâte de découvrir le tome 2… 

Âme de pirate de Charlotte Macaron

Titre du roman: Âme de pirate
Auteur: Charlotte Macaron
Date de sortie: 9 janvier 2020
Editeur: 404 éditions
Genre: Aventure, fantastique, suspense, thriller
Partenariat: Netgalley
Prix: 7,99

Résumé:
« Il ne fait jamais bon aller dans les Mortes-Îles. Naviguer dans ce labyrinthe d’îles, si proches les unes des autres qu’elles frôlent la coque des navires qui s’y aventurent, affronter le brouillard opaque qui les recouvre, et les ombres qui s’y cachent, relève de la folie furieuse ! Mais, poursuivi par la Marine Royale, l’équipage pirate du Saule pleureur n’a pas le choix. Ils ne se laisseront pas intimider par la sombre réputation des Mortes-Îles. Ils ont à leur bord les meilleurs navigateurs, et rien n’arrêtera leur soif de liberté. Pourtant ce labyrinthe leur réserve bien des épreuves et ils n’en sortiront peut-être pas indemnes… »

Avis: 
C’est un roman que j’ai reçu en format epub dans ma liseuse. À son ouverture, j’étais étonnée qu’il n’ait pas beaucoup de pages. C’est une nouvelle d’une cinquantaine de pages environ où on se plonge directement dans l’univers des pirates, à l’entrée des Mortes-Îles. Pour résumer, c’est un équipage pirate qui est poursuivi par la Marine Royale. Une course-poursuite en pleine mer, qui va les conduire à se mettre en danger… Et surtout à démontrer une complicité entre les pirates. 

Le roman manque de description envers les personnages. On n’a pas le temps de bien les connaître et de s’attacher. On sait seulement que Jack Akerley est le capitaine du bateau Saule pleureur et qu’il est très discret et que son second est une femme prénommée Ramona Lakja. L’équipage est très peu décrit. Tout comme l’action, ils sont montrés en surface, comme si le narrateur était seulement externe. Je trouve ça dommage. 

Le roman raconte la traversée dans les brumes ainsi que la course poursuite. Il y a de la magie où diverses légendes et contes fantomatiques y sont contées, le chant : Larme du pirate qui est à la fois un hymne et une prière. C’est un peu comme une formule. J’ai beaucoup aimé ce chant et ce côté magique qui mélange piraterie et magie. 

Ce roman est un peu court pour l’histoire. Charlotte Macaron raconte en beauté cette poursuite, qui n’ait pas tout le temps facile pour les pirates ni même la Marine Royale. Cette part de magie qui accompagne les pirates durant ce voyage me fait rêver et voyager à leurs côtés. Toutefois, je trouve dommage qu’il soit aussi court. J’aurai aimée qu’elle approfondisse les personnages pour qu’on s’identifie à eux et pour qu’on s’attache. Je dois chapeau quand même à cette nouvelle qui nous met dans le bain dès le départ. Je recommande ce livre.  

Je remercie Netgalley France de m’avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l’aurais jamais lu.

Le Nombril de Solveig de Olivier Sorin

Titre du roman: Le nombril de Solveig
Auteur: Olivier Sorin
Date de sortie: 25 février 2020
Editeur: Editions des Lacs
Total de pages: 340 
Genre: Romance, suspense 
Prix: 19,90

Résumé:
« Standor a rencontré Solveig mais elle le quitte au seuil de chaque hiver puis lui donne la clef lui permettant de la retrouver à l’aurore de chaque automne. Quel est le secret de cette femme qui la pousse à fuir un bonheur parfait et à laisser cet homme en proie au vertige de l’abandon et de la solitude sans jamais lui avouer la blessure qui la ronge ? 
Ce roman décrit la relation pendant deux décennies entre Standor et Solveig, femme pointillant la vie du photographe amoureux d’un fantôme qu’il ne parvient pas à fixer dans sa vie. Standor Moire va tout au long de cette histoire tenter de retenir celle qui disparaissait et réapparaissait au gré de ses automnes. Le récit narre la fuite de cette femme, de ses retours grâce aux pellicules photographiques de Standor et de l’enquête de l’homme pour comprendre comment le nombril de sa promise n’avait pas d’autre alternative que de se donner rendez-vous sur ces vieux films argentiques. »

Avis
Je tiens tout d’abord à remercier Olivier Sorin de m’avoir envoyé le livre. Lu en deux jours, je peux clairement dire que le livre, je l’ai dévoré. Pour résumer, Standor rencontre une jeune femme du nom de Solveig à Monoprix. C’est le coup de foudre au rayon des sardines. En caisse, Solveig lui donne rendez-vous…Elle ne vient pas. Standor part à sa recherche. De nombreuses questions me viennent en tête: pourquoi part-elle? Pourquoi Standor la recherche-t-elle? Quelles sont les raisons de son départ?

Mon résumé ne tient en quelques lignes, mais vous en révélez plus retirerai de la magie à ce livre. Quand j’ai lu ce roman, j’avais quelques hypothèses quant à la suite et surtout pour la fin. J’avais pensé à la folie de l’un des deux personnages… J’avoue avoir été surprise à la fin du livre. Une agréable surprise dont je m’y attendais pas. 

Je me suis attachée aux deux personnages. Standor est un homme admirable et fort. Vivant à Paris, il a une vie banale. Il a des parents et un frère présents dans sa vie et inquiets qu’il soit toujours célibataire. Quand il fait la rencontre de Solveig, c’est la plus belle rencontre de sa vie. Il se projette enfin et sa vie prend un tout autre chemin. Il s’intéresse alors aux appareils photo et fait de nombreux voyages pour acheter des anciens dans les brocantes et les restaurer. Il part ainsi à Essaouira avec le désir de retrouver sa promise grâce aux pellicules anciennes. C’est une histoire d’amour rempli de poésie et de revirements.

J’ai aimé la plume de l’auteur qui mélange suspense, poésie et magie pour en faire un condensé d’une histoire d’amour. J’ai adoré le côté magique du roman qui mène, à chaque fois, ce couple à se retrouver. L’amour que porte Standor pour Solveig et surtout son nombril m’a fait sourire et surtout envie… J’ai vu les conséquences que l’amour pouvait avoir sur un homme qui aime passionnément et sur une femme qui ne cesse de fuir… J’ai souri, pleuré, rigolé, mais surtout j’ai espéré que la quête, que Standor avait commencée, allait bien finir. Je ne vous en dis pas plus. C’est un énorme coup de coeur. Bravo !!

Mes mots pour ta mélodie de Céline Musmeaux

Titre du roman: Mes mots pour ta mélodie
Auteur: Céline Musmeaux
Date de sortie: 15 avril 2020
Editeur: Nymphalis 
Total de pages: 382
Genre: Romance
Prix: 17,99  

Résumé:
« Tessa est douée avec les mots. Depuis le début de l’adolescence, elle écrit ce qu’elle ressent sur son blog. Diego, lui, fait des covers où il manie les notes à la perfection. Au hasard d’une soirée étudiante, leurs univers se rencontrent et s’opposent. Elle espère vivre de son don. Il veut percer dans la musique. Pourtant, aucun d’eux ne réussit son objectif. À première vue, rien ne pourra les réunir si ce n’est leur rejet mutuel. Cependant, il se pourrait que le destin en ait décidé autrement. Leurs rêves pourraient-ils se rejoindre ? »

Avis: 
Pour résumer, Tessa a 19 ans et vit aux crochets de son père. Il la contrôle par l’argent. Elle suit une licence en lettres, mais son père refuse qu’elle ait un rêve d’artiste. Il lui donne un an avant de l’inscrire dans une filière plus concrète, l’économie. Elle est sous pression et assez rigide. Elle rencontre, dans un bar, un musicien qu’elle considère comme raté. Il vient l’aborder, mais se prend un stop monumental. Ce gars, c’est Diego. Artiste, guitariste et chanteur, il a tout pour être populaire, mais stagne dans sa vie. Un studio, deux boulots, et son rêve reste loin et surtout hors de portée. Quand il pose les yeux sur Tessa, quelque chose se passe… À partir de ce moment, Diego va vouloir ce qu’il ne peut pas avoir et Tessa le fuira comme la peste. Mais jusqu’où?

Quand son dernier roman, La théorie des contraires, je me suis attachée aux deux personnages, car on ne peut que les aimés. Ils n’ont certes pas la même vie, mais ils ont les mêmes choix qui sont imposés et sont dans une carrière artistique, une carrière où il faut être le meilleur sinon on coule. Je me suis mise dans la peau de Tessa, car j’ai trouvé beaucoup de points communs. On fait la même licence, on tient toutes les deux un blog, même le caractère est quasiment le même. Elle se méfie de l’amour et surtout des mecs comme Diego. Quant à Diego, ce que j’admire, c’est son égo. Il ne pense qu’à lui et à sa carrière et est toujours dans le positif. Il voit tout en blanc malgré son passé compliqué. En tant que couple, je les adore.

Le thème principal change dans ce roman. Si dans son dernier roman, il était question du regard de la société. Ici, il est question de l’éducation et du regard de soi. Les deux personnages décident de dévier du chemin construit de leurs parents. Diego a décidé de partir à 16 ans de la maison pour être dans la musique. La guitare était sa meilleure amie. Il s’est battu contre le monde pour prouver qu’il avait raison. Tessa a décidé d’être plus sage. Elle a fait face à ses parents ou plutôt son père pour qu’elle soit blogueuse et enfin journaliste. Elle a fait le choix de faire une licence de lettres et son père la menace tout le temps de lui couper les vivres. Il la tient par l’argent. Tous les deux sont allés jusqu’au bout. Et ça, je ne peux qu’admirer. 

J’ai apprécié l’histoire, les personnages, les thèmes abordés. J’ai aimé que Céline Musmeaux parle de musique, d’écriture, marie ses deux thèmes et fasse de cette histoire, une belle histoire d’amour. En revanche, j’ai trouvé beaucoup de similitudes avec After de Anna Todd. Le nom féminin est le même, l’histoire du pari est là et c’est soit le personnage masculin qui en est la cause. Je me suis dit que ce n’était pas le hasard. Mais quand j’ai continué à lire, le pari n’était plus la cause de l’histoire, mais c’était autre chose. Je ne peux pas dire sans spoiler. C’est le seul petit reproche que je peux lui faire. Sinon, j’ai aimé l’histoire et je valide. 

Livres lus du même auteur:
○ Le match de nos cœurs
Après elle
La théorie des contraires

La Fin: (face A : La Malveillance) de Marius William

Titre du roman: La Fin (face A : La Malveillance)
Auteur: Marius William
Date de sortie: 21 février 2020
Editeur: Librinova
Total de pages: 476
Genre: Psychologie, récit de vie
Prix: 18,90

Résumé:
« William est un homme de 38 ans qui souffre. Un professeur. Alors il écrit. La fin est un premier roman dérangeant, vertigineux, un roman malade, un roman en deux faces qui, brouillant nos perceptions et nos certitudes, mise sur l’intelligence et le ressenti du lecteur. Dans un style très assuré, le cocktail détonnant – et follement original – que l’auteur a préparé mêle le récit cru, hilarant et dérangeant de la sexualité de William, la novlangue d’un capitalisme managérial éco-socio-responsable, les références d’une adolescence nineties et d’une jeunesse qui résiste à se dissoudre ; l’itinéraire passera par la série Game Of Thrones, l’Islande, la Croatie, le groupe Oasis, Stanley Kubrick, David Bowie – entre autres – le tout hanté par une Éducation Nationale aussi névrosée que les personnages qui peuplent cette quête d’un amour perdu ou (re) trouvé. En nous narrant un passé qui a ou aurait pu être vécu dans lequel les différents acteurs des irrépressibles douleurs – et espoirs – se superposent, la face A nous met face aux pièces de ce mystérieux et passionnant puzzle qu’est La Fin. La face b entraînera le lecteur au cœur du réacteur de la folie. Elle sortira lorsque l’hiver aura pris fin. »

Avis: 
Quand j’ai eu le roman entre les mains ou devrai-je dire sur ma liseuse, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je pensais lire un thriller, mais ce n’était pas du tout ça. Loin de là… 

Pour commencer, le prologue est assez long et pas évident. On comprend que deux personnages échangent par messages (messenger) et que l’on connaît l’identité d’un des deux: Williams. Ces échanges sont souvent longs et beaucoup de références aux films et aux séries y sont reportées. 

Commence le roman après quelques 60 pages où il a fallu m’y accrocher. Le roman devient « fluide ». Il comporte deux parties avec plusieurs chapitres. Pour résumer, on suit le parcours d’un homme de 38 ans, Williams, professeur d’économie dans deux lycées à Vitry. D’une façon réaliste, il raconte ses déboires amoureux, professionnels et personnels. En ouvrant le livre, on ne lit pas seulement l’histoire, mais on vit l’histoire dans sa peau. On est dans ses yeux, dans ses pensées souvent assez cru et dans sa vie. Il raconte les expériences avec les femmes qui ont partagé sa vie. Il a eu beaucoup d’aventures comme aussi quelques relations sérieuses. Il détaille ses relations sexuelles de manière assez crue, ce qui donne à ce roman, ce côté réaliste, mais aussi ce côté choquant voire pire. 

Des références au cinéma, aux séries (avec la série Games of Throne), à la police, mais aussi aux films (sa passion qui l’accompagne à chaque message sur messenger) sont inscrit dans ce roman. 

Mon avis sur ce roman? Je suis assez partagée. J’ai beaucoup aimé ce côté épistolaire qui relate les souvenirs de Williams. Il joue avec son présent et son passé. J’ai aimé les références aux diverses passions du personnage, mais j’avoue mettre perdu sur quelques passages. J’ai eu le sentiment de m’ennuyer quand je ne comprenais pas. Je ne peux donc pas dire que je l’ai aimé ni détesté. Je peux vous dire que j’ai ressenti de la colère (comment il traite les femmes), du rire, des larmes, mais aussi du malaise. J’ai tout ressenti dans ce roman. Je serai donc curieuse de lire la Face B avant de relire la Face A pour voir si mon avis change…

Je remercie Marius William de m’avoir envoyé ce livre. 

La théorie des contraires de Céline Musmeaux

Titre du roman: La théorie des contraires
Auteur: Céline Musmeaux
Date de sortie: 15/03/2020
Editeur: (Young Adulte) Nymphalis
Total de pages: 438
Genre: Romance
Prix: 17,99

Résumé:
« Pendant les grandes vacances, Mélissa est traînée par son père chez un vieil ami à lui. Elle y fait la rencontre de Maxence, le fils de ce dernier. Durant l’après-midi, les deux adolescents flirtent dans la piscine et échangent un baiser. « Un simple coup de cœur », voici ce dont Mélissa se convainc jusqu’à la rentrée. Mais à la reprise des cours, elle ne s’attend pas à tomber sur lui dans les couloirs de son lycée.
L’idylle tourne au cauchemar. Mélissa fait semblant de ne pas le reconnaître. D’autant plus qu’avec ses lunettes, ce n’est plus le beau garçon qu’elle a embrassé durant l’été, mais un intello ringard dont elle ne risque pas de s’enticher. De son côté, Maxence n’a pas une meilleure opinion de la garce qu’il voit en elle.
Pour ne rien arranger à la situation, ils se retrouvent dans la même classe. L’année s’annonce compliquée… »

Avis: 
Premier Young Adulte, romance sur ce blog, mais pas dans mes lectures. Il fut une période où je ne lisais que ça. Je me suis très vite éloignée de ce genre, car j’ai lu d’autres romans qui me correspondaient mieux. Le genre thriller faisait partie de mes favoris. Vous voyez l’espace grandiose entre ces deux genres? Bref… 

On m’a proposé un partenariat et j’ai sauté sur l’occasion pour redécouvrir ce genre-là. Pour résumer, Melissa et Maxence sont deux jeunes qui ont grandi séparément. Ils se retrouvent dans la même école, car ce dernier a dû changer radicalement de vie quand sa mère est partie sans se retourner. Ça a commencé par un baiser dans la piscine, puis ça s’est terminé dans le même lycée… Pendant un court instant, ils ont connu leurs vrais visages, mais une fois au lycée, les masques ressurgissent… Des lunettes au masque de pétasse, la haine surgit entre ses deux personnages. De la haine à l’amour, il n’y a qu’une seule barrière et elle s’avère être très fine…

Je me suis attachée aux deux personnages. Mélissa est à première vue, une pimbêche qui joue son rôle à la perfection. Elle est populaire, traîne avec des filles assez superficielles, montre sa vie sur les réseaux sociaux, en particulier sur toktok (j’ai immédiatement reconnu l’application tiktok et j’ai bien rigolé). Elle vit seule avec son père. Maxence, quant à lui, a dû déménager avec son père pour s’installer chez sa grand-mère. Il a le look bad boy, fais de la moto, a 18 ans. Quand il arrive au collège, comme il le dit si bien, il se transforme en Clark Kent. Il met ses lunettes, se comporte comme un intello et fait bonne figure. Au fil des pages, les deux personnages se rapprochent et malgré leur passé, les masques tombent. Ils tombent amoureux. J’ai trouvé que c’était dommage qu’il y ait beaucoup de disputes de couple. Le fait qu’elle soit toujours en train de chercher la petite bête et de vouloir partir après était un peu lourd. Mais j’ai compris que Mélissa avait peur de s’engager et créer des disputes permettait de tester Maxence. Donc c’est essentiel…

Ce livre a beau être fictif, le thème principal est le regard de la société. Si les jeunes d’aujourd’hui, comme les jeunes dans ce roman, portent des masques, c’est pour être bien vue par les autres. Le fait que Mélissa soit une pimbêche et refuse de laisser s’exprimer sa vraie nature est qu’elle a peur d’être jugé par les autres. Elle se protège, mais en même temps, elle s’expose à la moquerie et des vérités blessantes. Pour Maxence, c’est autre chose, il a peur que les gens s’intéressent à son physique et non à son intelligence et à ce qu’il peut donner. Le fait de cacher leur relation au monde entier montre que le regard de l’autre a une place importante et que cacher cette dite relation est plus sûr que de l’exposer en plein jour. J’ai beaucoup aimé qu’elle centre sur ce point-là. 

J’ai énormément apprécié ce roman. Les deux personnages sont attachant, l’entourage aussi. Je suis passée par les rires, les larmes et la colère. Ce livre est un concentré de ses émotions. La fin est fidèle au livre. Je ne peux rien dire… L’écriture de Céline Musmeaux est simple et fluide. C’est un film dans un livre. On voit tout, on entend tout et on imagine tout. Bravo… J’ai hâte de découvrir ses autres romans. Pour le moment, je ne suis pas déçue…

Livres lus du même auteur:
○ Le match de nos cœurs
Après elle
○ Mes mots pour ta mélodie

Eldrid Tome 3 de Camille Endell

Titre du roman: Eldrid Tome 3
Auteur: Camille Endell
Date de sortie: 21 février 2020
Nombre de volume: 3
Editeur: HLAB
Genre: Historique
Prix: 7,99

Résumé:
« Loin des rumeurs de la ville, Eldrid et Godwin se cachent. Pour les Danois comme pour les Saxons, ils sont des traîtres.À l’horizon, la grande armée danoise sème le chaos en Angleterre, et les villes cèdent les unes après les autres. Les alliances se font et se défont, les destins s’entremêlent une dernière fois. Le royaume anglo-saxon n’a jamais été aussi près de sombrer.Il n’y a plus de temps à perdre, il faut agir. L’heure du combat final a sonné. »

Avis: 
Je viens de finir la saga et je dois dire que je ne suis pas déçue du tome 3. Pour ceux qui viennent d’arriver et qui n’ont pas lu le tome 1, eh bah je vous invite à le faire avant de lire cette critique. Il y a des alertes spoilers dans toute la chronique. Pour résumer, ce tome est le final et beaucoup de choses se passent. Eldrid et Godwin doivent se cacher, car ils ont tous les deux trahi les Danois. La guerre fait des ravages et leur but unique est de mettre son roi sur le trône d’Angleterre. Les chefs des armées se battent non pas pour leurs idées, mais pour la victoire. Trahison est à l’ordre de tout ce roman. 

Eldrid continue à m’impressionner. Dans ce tome 3, ce n’est plus la princesse qui doit être sauvée par le prince charmant, mais une jeune fille qui ne compte que sur elle et sur ses talents. Elle apprend l’art de se battre et de mettre ses atouts en avant. Godwin reste le prince charmant qui n’hésite pas à la sauver… Mais peut-on sauver une fille qui ne veut pas être sauvé? Quant à Erling, très peu présent dans le tome 2, fait son grand retour et je dois dire que ce nouvel Erling n’est pas pour me déplaire… Même si le triangle amoureux est présent, on voit qu’Eldrid a fait son choix. Il aura fallu 3 tomes avant de décider… Je ne dis rien parce que je veux garder le suspens. Le seul indice que je puisse donner, eh bien… Je suis comblée. C’est tout ce que je dirais…

Dans la chronique du tome 1 et du tome 2, je n’ai jamais évoqué la fin, car je voulais terminer la saga, avant de dire ce que j’en pensais. En lisant le tome 1 et 2, je me suis attachée à Eldrid et mon coeur voulait qu’elle choisisse Godwin même si dans le fond, je n’étais pas certaine. En lisant le tome 3, la vision de la fin a changé. Retournement de situation. Je voulais encore qu’elle soit avec lui, mais mon coeur me disait que ce serait trop simple. Alors, je me suis imaginée une autre fin. Et il faut dire que j’en étais pas loin du tout. La fin m’a bluffée et je dois dire un grand bravo à Camille Endell d’avoir écrit cette saga magique et romantique. Même avec le côté historique et assez violent avec la guerre, elle ne m’a perdu à aucun moment…

Pour terminer et clore cette saga, je dois dire que j’étais réticente, mais Camille Endell a su le côté historique avec le côté romantique. J’ai énormément appris sur l’histoire d’Angleterre dans le temps avec les guerres. Qui doit être à la tête de l’Angleterre… Même si c’est une histoire imaginaire, il y a le contexte historique, qui lui est réel. Elle m’a conquise avec cette saga… Si vous passez par là, et que vous avez le même avis que moi, faites-le-lui savoir. En tout cas, elle m’a ému et bluffé. Je suis l’une de ses fans… 

Je remercie Netgalley France de m’avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l’aurais jamais lu.

Livres lus du même auteur:  
Eldrid Tome 1
Eldrid Tome 2