After Saison 1 de Anna Todd

Titre du roman: After
Tome: 1
Auteur: Anna Todd
Date de sortie: 02/01/2015
Editeur:
Hugo Roman
Total de pages: 600
Genre:
Romance
Prix: 17,00

Résumé:
« Tessa est une jeune fille ambitieuse, volontaire, réservée. Elle contrôle sa vie. Son petit ami Noah est le gendre idéal. Celui que sa mère adore, celui qui ne fera pas de vagues. Son avenir est tout tracé : de belles études, un bon job à la clé, un mariage heureux…
Mais ça, c’était avant qu’il ne ne la bouscule dans le dortoir.
Lui, c’est Hardin, bad boy, sexy, tatoué, piercé, avec un « p… d’accent anglais ! » Il est grossier, provocateur et cruel, bref, il est le type le plus détestable que Tessa ait jamais croisé.Et pourtant, le jour où elle se retrouve seule avec lui, elle perd tout contrôle…
Cet homme ingérable, au caractère sombre, la repousse sans cesse, mais il fait naître en elle une passion sans limites. Une passion qui, contre toute attente, semble réciproque…
Initiation, sexe, jalousie, mensonges, entre Tessa et Hardin… »

Avis:
Après ma deuxième lecture, je ne suis pas déçue. L’histoire d’amour entre Tessa et Hardin me fait rêver. Enfin le début… Tessa est une fille qui vient de sortir du lycée. Son rêve ? Intégrer l’université WCU. Elle est travailleuse, déterminée et surtout, elle aime plus que tout le contrôle. Ça lui permet de ne pas partir à la dérive. Elle a un petit ami et une mère qui aspire Tessa pour qu’elle soit à son image. À son entré à la fac, elle se rend compte qu’elle va partager sa chambre avec une deuxième année qui est tout son opposé. Sa mère veut lui changer de chambre, mais elle refuse. Ce début d’année va, alors, lui échapper… Elle va vouloir continuer à jouer son petit rôle à la perfection, mais Hardin va la chambouler au plus haut point. Sa vie va ainsi partir à la dérive…

J’ai beaucoup aimé l’histoire d’amour entre Tessa et Hardin. Ce sont deux opposés qui tentent de s’aimer. Le problème, c’est qui ne savent pas s’y prendre. Tessa est une sage, travailleuse et a besoin de contrôler sa vie de A à Z. Hardin est quelqu’un d’impulsif, qui ne cesse de passer de soirée en soirée et a une fille différente chaque soir. Il traine avec ses potes, car il déteste la solitude. Quand ils se rencontrent pour la première fois, on se rend compte, nous lecteurs, que ces deux-là vont s’aimer, se changer et se briser. C’est un amour destructeur. C’est Noah, Landon, leurs parents qui vont prendre cher.

Quant à la fin… Je dois dire que quelques larmes sont tombées et que je suis restée sous le choc. Il me fallait absolument le tome 2 que je suis en train de lire en ce moment. C’est ma deuxième lecture et je redoutais ce moment plus que tout. Je ne voulais pas que ça arrive… Pourquoi l’auteure a-t-elle fait une fin comme celle-la?

Concernant le roman, j’ai aimé le roman du début jusqu’à la fin. Je dois dire qu’il est un peu long et que ça devient long et répétitif, les je t’aime moi non plus… Je dois dire que l’écriture d’Anna Todd est assez prenante. Tu ouvres le roman et tu ne peux le lâcher seulement qu’à la toute dernière page… Cela fait longtemps que je ne lisais pas un livre et me remettre à lire avec ce roman est réjouissant. Je suis en train de lire le tome 2. J’espère vous écrire très prochainement la chronique. Dites-moi ce que vous en avez pensé en commentaire…

Le match de nos coeurs de Céline Musmeaux

Titre du roman: Le match de nos coeurs
Auteur: Céline Musmeaux
Date de sortie: 15/06/2020
Editeur:
Nymphalis
Total de pages: 340
Genre:
Romance
Prix: 17,99

Résumé:
« Après des années de sacrifices et d’entraînements, Yoan vient de signer son premier contrat en club professionnel. Dès les premiers matchs, l’argent coule à flots et les femmes se jettent sur lui. Tout s’enchaîne très vite dans son existence. Peut-être même trop ?
Voici que déjà son agent et son club le poussent à se marier. Quelle drôle d’idée ? Il n’a que dix-neuf ans et ne veut pas s’engager, d’autant plus qu’il n’a jamais vraiment pu oublier la fille qu’il a laissée derrière lui en entrant en centre de formation.
Lors d’une visite chez ses parents, le destin la remet sur sa route. Mathilde n’est plus une petite fille, mais une belle jeune femme. Choisira-t-il de saisir cette chance ou se laissera-t-il imposer sa vie ? »

Avis: 
Comme d’habitude, je ne suis jamais déçue. Mathilde et Yoan se connaissent depuis toujours… Un amour de jeunesse. Il décide de partir jeune pour réaliser son rêve. Six ans après, il revient en ayant accompli son rêve. Il a richesse, popularité, mais il lui manque une chose… L’amour ! Mathilde, quant à elle, n’a pas oublié sa souffrance et son coeur brisé. Elle est restée dans cette ville… Yoan va devoir faire des efforts pour la reconquérir et Mathilde va devoir apprendre à lui pardonner.

J’ai beaucoup aimé les deux personnages. L’alchimie entre les deux personnages fait qu’on ne peut que les aimer. Mathilde est une jeune coiffeuse qui aide sa mère. Avec le départ de Yoan, elle s’est entourée d’une carapace. Elle paraît insensible, mais ce n’est qu’une image qu’elle veut refléter. Elle tente de combattre ses sentiments pour lui avec le passé… Quant à Yoan, on le perçoit comme un prétentieux, mais au fil des pages, on se rend compte qu’il s’est battu pour ses rêves, quitte à perdre Mathilde. Pour les autres personnages, il n’y en a qu’un que j’ai détesté (pour ceux qui ont lu le livre, ils sauront de quoi je parle).

Le roman traite du passé, du pardon et de la reconstruction du couple. Ce couple est passé par quatre faces:
L’abandon, six ans avant, avec le départ de Yoan. On a lu le chagrin de Mathilde, mais aussi de Yoan, qui n’est pas insensible.
Les retrouvailles, au début du roman, qui ne se passe pas comme prévu. Il faut se mettre à la place de Mathilde, qui se fait quitter par Yoan et qui revient ensuite sans une once de remords.
Le pardon, qui dure un peu trop dans le temps, mais qui se justifie de Mathilde envers son copain.
La reconstruction

J’ai beaucoup aimé le roman, mais j’avoue que ce n’est pas l’un de mes favoris. C’est une soft romance et ça se lit facilement. On ressent les émotions des personnages et on s’y attache. Comme tout bon roman, on a envie qu’il se termine bien et ça se termine bien. J’aime la plume de Céline Musmeaux, mais j’ai envie de voir autre chose d’elle. J’ai envie de la découvrir sous d’autres livres qu’il ne ressemble à aucun autre. Je peux dire que je la place dans mon top 10 des écrivains 2000…

Livres lus du même auteur:
Après elle
○ Mes mots pour ta mélodie
La théorie des contraires

Les jolis garçons de Delphine de Vigan

Titre du roman: Les jolis garçons
Auteur: Delphine de Vigan
Date de sortie: 10 février 2010
Editeur: Le livre de poche
Total de pages: 160
Genre: Nouvelles, romance
Prix: 6,70

Résumé:
«Prenez un homme qui aime les femmes, le corps des femmes surtout. Il a une quarantaine d’années, il est beau mais fatigué. Prenez une femme qui aime les hommes, la peau des hommes mais pas seulement. Elle va avoir trente ans, elle est jolie quand elle y prête attention, parfois on se retourne sur elle, on la dévisage, parfois elle est grise, on ne la voit pas. Trois hommes dans la vie d’Emma. Trois rencontres sur des musiques différentes, basses et douloureuses, rieuses et légères, hantées par un même motif : l’illusion. Combien de fois faut-il rejouer la fable pour être capable de s’en défaire ?»

Avis:
Cette auteure est l’une de mes favoris. Mais j’avoue que c’est loin d’être un coup de coeur. Pour résumer, c’est l’histoire d’Emma qui va avoir 30 ans et qui tombe amoureuse trois fois. Les hommes n’ont aucun point commun, mais Emma se comporte toujours de la même manière. Elle s’oublie… Elle s’imagine vivre une histoire passionnante, vivre avec la personne toute sa vie. Mais non, elle vit dans l’illusion.

Je n’ai pas réussi à m’attacher à Emma. Emma est certes jolie et intelligente, je ne la comprends pas. Pour la première histoire avec son premier amour, Mark Stevenson, je n’ai pas tout compris. Elle vit une relation illusoire. Pour comprendre, je crois qu’il faut le vivre. Pour ma part, cela m’a mise mal à l’aise. Pour Ethan Castor et Milan Mikaev, j’ai accroché plus facilement. Emma a su dès le départ que l’histoire était impossible, mais a quand même tenté sans mettre les sentiments. Elle se disait amoureuse, mais son comportement ne le montrait pas. Sur les trois histoires, j’ai préféré celui de Milan Mikaev. C’est une histoire qui m’a énormément touché, car elle a dû vivre dans l’ombre de Milan. Elle a tenté le tout pour le tout que cette histoire fonctionne quitte à voir déformer sa vie à la seule fin de mettre Milan au-devant de la scène. Elle a su quand il fallait s’arrêter.

Les trois histoires ont pour thème l’illusion. Dans chacune des histoires, on voit qu’Emma se perd dans ses histoires d’amours. On sort de l’image de la femme belle, avec un beau corps et un désir. On redécouvre une facette d’elle : une femme raisonnable qui cherche à vivre des expériences même si parfois, on peut voir qu’elle peut à tout moment flancher.  Je n’ai pas aimé le livre. Je ne pense pas que ce soit l’écriture de Delphine de Vigan, car elle reste une des préférées. Je pense que le thème ne me plait pas. Pour lire et apprécier un livre, j’ai besoin d’avoir ce lien avec le personnage : pour m’identifier à lui, le comprendre. L’apprécier ou pas est un autre point. Je n’ai rien eu avec Emma. Je n’ai pas pu m’identifier à elle, car ses actions et ses réactions sont à l’inverse des miennes. Par exemple, je ne peux pas envisager une histoire d’amour avec un homme marié ou m’effacer pour que mon homme soit sur le devant de la scène. Elle oui… Je ne dis pas que c’est un mauvais livre, car c’est loin de la vérité. C’est un bon livre, avec une bonne plume et un bon sujet (l’illusion), mais ce livre n’est pas fait pour moi. J’ai entendu dire qu’il fallait pour tous les goûts… Je tiens donc à prendre ma revanche plus tard et voir si mon avis reste le même ou pas…

Livres lus du même auteur:
Les loyautés

Les gens heureux lisent et boivent du café de Agnès Martin-Lugand

Titre du roman: Les gens heureux lisent et boivent du café
Auteur: Agnès Martin-Lugand
Date de sortie: 5 septembre 2019
Editeur: Pocket
Total de pages: 192
Genre: Romance, deuil
Prix: 6,50 € 

Résumé:
«Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. » Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.»

Avis:
J’ai acheté ce livre il y a un moment. Il était dans ma pile à lire, au chaud, dans ma bibliothèque. J’ai donc décidé de le sortir de cette pile afin de le lire. Le résultat m’a quelque peu surprise. Pour résumer, Diane a perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture il y a un an. Déprimé, triste et en deuil, elle suit le cours de sa vie dans son appartement à se remémorer ses souvenirs. Elle décide de partir quasiment du jour au lendemain en Irlande, là où son mari aurait aimé aller avec elle, pour faire son deuil et avancer. Elle quitte tout : sa famille, ses amis. Arrivé là-bas, elle fait sa vie en tentant d’avancer. Mais est si facile?

Je me suis attachée à Déborah. C’est une femme qui s’est vu priver des deux amours de sa vie. Elle tente au mieux de se relever, mais ce n’est pas facile. Tout lui fait penser à eux et ce n’est pas facile d’avancer dans un milieu pareil. Son meilleur ami est présent dans cette période. J’ai aimé la voir avancer, rire comme avant, s’ouvrir aux autres petit à petit et la faire aimer de nouveau. Elle m’a fait comprendre qu’on peut se remettre de tout, même de l’impossible, si on le veut. Avec le temps, on peut tout combattre. 

La fin m’a frustrée… Ne pas vous dire la fin m’est difficile, mais je ne vous le dirai pas à vous d’aller chercher. La fin m’a surprise, car je m’attendais à un happy end (mince, j’ai un peu spoiler). Je m’attendais à une fin un peu cliché. Mais pas du tout et c’est ça qui m’a frustrée. Cette fin était à la hauteur du livre. J’ai compris son choix.

Ce que je peux reprocher à ce livre, c’est que le titre ne va pas avec l’histoire. Quand j’ai eu le livre en main pour la première fois, j’ai pensé lire un roman parlant de livre, de librairie, mais avec du positif. Je n’ai pensé à aucun moment que ce livre allait parler de deuil et de renouveau. Ce n’est pas la librairie (son nom est : Les gens heureux lisent et boivent du café) qui est mise en valeur dans le roman, mais bien Déborah, la femme dont la vie ne lui a pas fait de cadeau. J’ai trouvé ça dommage et ça m’a permis de comprendre les critiques négatives à l’égard du livre.

Mon avis général ? Même si le titre du roman m’a dérangée, j’ai été agréablement surprise par le roman. Je l’ai lu en une journée. Je l’ai dévorée. J’ai vécu à travers elle… J’ai beaucoup aimé la plume d’Agnès Martin-Lugand, qui est à la fois simple, mais belle. Elle écrit comme si on regardait un film. On pourrait se demander s’il n’a pas un côté réaliste dans ce qu’elle écrit parce qu’écrit sur une personne en deuil n’est pas facile quand on ne l’a pas vécu soi-même. J’ai hâte de découvrir ce tome 2 afin de continuer à rêver à travers Déborah. 

Après elle de Céline Musmeaux

Titre du roman: Après elle
Auteur: Céline Musmeaux
Date de sortie: 15 mai 2020
Editeur: Nymphalis
Genre: Romance
Partenariat: Céline Musmeaux
Prix: 17,99

Résumé:
« Déborah et Julie étaient meilleures amies. Comme dans toute amitié, il y avait des hauts et des bas. Ce soir-là, elles devaient rester ensemble, mais elles se sont disputées et séparées. Déborah est rentrée chez elle. Julie n’est jamais revenue. Elle a été découverte morte au petit matin. Traumatisée par cette disparition violente, Déborah a essayé de mettre fin à ses jours. Après plusieurs mois d’hospitalisation, les médecins la pensent prête à reprendre une vie « normale ». C’est donc fébrilement qu’elle fait son retour au lycée pour recommencer son année de terminale. Ceux qu’elle a connus ont eu leur Bac, elle espère se faire oublier. Mais dès le premier jour, elle tombe sur Johan, le « petit frère » de Julie, et il n’a plus rien de petit. Les retrouvailles sont glaciales. Le fantôme de Julie rôde autour d’eux et va mettre à mal les deux adolescents qui tentent de se reconstruire. Entre culpabilité et colère, ce qui les unit finira-t-il par les détruire ? »

Avis: 
C’est le troisième livre que je lis de cette auteure et je ne suis toujours pas déçue. Pour résumer, Déborah vient de perdre sa meilleure amie à la suite d’une soirée qui a dégénéré. Elle fait une tentative de suicide et se retrouve à l’hôpital. Après plusieurs mois d’hospitalisation, elle reprend le chemin du lycée en pensant faire une terminale assez tranquille. Malheureusement, le frère de Julie, Johan, n’est pas du même avis. Déborah est, à ses yeux, coupable du meurtre de sa soeur. Il va alors s’en prendre à elle. 

J’ai énormément aimé Déborah. C’est une fille assez simple et timide qui n’aime pas être mise en avant. Avec Julie, elles formaient un beau duo : Julie, une fille qui aime se mettre en avant, draguer et dire ce qu’elle pense et Déborah qui est son ombre. J’ai vu l’évolution de Déborah: qui passe par la période complète du deuil. Elle passe les 7 étapes. Il y a d’abord la phase du choc où on apprend ce qu’il s’est passé et la cause de sa tentative de suicide. Le déni vient au début du roman, quand elle s’impose les trois règles afin de faire croire que tout va bien. La colère arrive quand il y a le rapprochement entre ses deux personnages : Déborah et Johan. Vient la tristesse quand elle se prend les reproches de son copain et que ses larmes coulent. La résignation apparaît lorsqu’elle se dit que la mort de Julie ne sera pas punie. L’acceptation et la reconstruction apparaissent quand le crime est résolu et qu’elle peut passer à autre chose. (J’espère avoir dit le moins de choses possible).

Johan est quelqu’un que j’ai beaucoup apprécié aussi, car il change tout au loin du livre. On se dit que c’est un crétin, mais on comprend sa douleur et on compatit. Tout comme Déborah, il passe par le deuil, mais c’est ensemble qu’ils pourront se reconstruire.

Quant à la fin, j’ai aimé comment se termine le livre et j’ai aimé le dernier chapitre qui explique beaucoup de choses.

Je ne suis toujours pas déçue de Céline Musmeaux. Elle a une belle plume et des sujets intéressants. Je n’ai pas tout lu, mais sur les trois qu’elle m’a envoyés, je dirais que c’est le meilleur. L’histoire est très bien écrite, le sujet intéressant, on passe par beaucoup d’émotions comme les personnages. On est dans leurs têtes et dans leurs vies. Hâte à son prochain roman…

Livres lus du même auteur:
○ Le match de nos cœurs
○ Mes mots pour ta mélodie
La théorie des contraires

Le Nombril de Solveig de Olivier Sorin

Titre du roman: Le nombril de Solveig
Auteur: Olivier Sorin
Date de sortie: 25 février 2020
Editeur: Editions des Lacs
Total de pages: 340 
Genre: Romance, suspense 
Prix: 19,90

Résumé:
« Standor a rencontré Solveig mais elle le quitte au seuil de chaque hiver puis lui donne la clef lui permettant de la retrouver à l’aurore de chaque automne. Quel est le secret de cette femme qui la pousse à fuir un bonheur parfait et à laisser cet homme en proie au vertige de l’abandon et de la solitude sans jamais lui avouer la blessure qui la ronge ? 
Ce roman décrit la relation pendant deux décennies entre Standor et Solveig, femme pointillant la vie du photographe amoureux d’un fantôme qu’il ne parvient pas à fixer dans sa vie. Standor Moire va tout au long de cette histoire tenter de retenir celle qui disparaissait et réapparaissait au gré de ses automnes. Le récit narre la fuite de cette femme, de ses retours grâce aux pellicules photographiques de Standor et de l’enquête de l’homme pour comprendre comment le nombril de sa promise n’avait pas d’autre alternative que de se donner rendez-vous sur ces vieux films argentiques. »

Avis
Je tiens tout d’abord à remercier Olivier Sorin de m’avoir envoyé le livre. Lu en deux jours, je peux clairement dire que le livre, je l’ai dévoré. Pour résumer, Standor rencontre une jeune femme du nom de Solveig à Monoprix. C’est le coup de foudre au rayon des sardines. En caisse, Solveig lui donne rendez-vous…Elle ne vient pas. Standor part à sa recherche. De nombreuses questions me viennent en tête: pourquoi part-elle? Pourquoi Standor la recherche-t-elle? Quelles sont les raisons de son départ?

Mon résumé ne tient en quelques lignes, mais vous en révélez plus retirerai de la magie à ce livre. Quand j’ai lu ce roman, j’avais quelques hypothèses quant à la suite et surtout pour la fin. J’avais pensé à la folie de l’un des deux personnages… J’avoue avoir été surprise à la fin du livre. Une agréable surprise dont je m’y attendais pas. 

Je me suis attachée aux deux personnages. Standor est un homme admirable et fort. Vivant à Paris, il a une vie banale. Il a des parents et un frère présents dans sa vie et inquiets qu’il soit toujours célibataire. Quand il fait la rencontre de Solveig, c’est la plus belle rencontre de sa vie. Il se projette enfin et sa vie prend un tout autre chemin. Il s’intéresse alors aux appareils photo et fait de nombreux voyages pour acheter des anciens dans les brocantes et les restaurer. Il part ainsi à Essaouira avec le désir de retrouver sa promise grâce aux pellicules anciennes. C’est une histoire d’amour rempli de poésie et de revirements.

J’ai aimé la plume de l’auteur qui mélange suspense, poésie et magie pour en faire un condensé d’une histoire d’amour. J’ai adoré le côté magique du roman qui mène, à chaque fois, ce couple à se retrouver. L’amour que porte Standor pour Solveig et surtout son nombril m’a fait sourire et surtout envie… J’ai vu les conséquences que l’amour pouvait avoir sur un homme qui aime passionnément et sur une femme qui ne cesse de fuir… J’ai souri, pleuré, rigolé, mais surtout j’ai espéré que la quête, que Standor avait commencée, allait bien finir. Je ne vous en dis pas plus. C’est un énorme coup de coeur. Bravo !!

Mes mots pour ta mélodie de Céline Musmeaux

Titre du roman: Mes mots pour ta mélodie
Auteur: Céline Musmeaux
Date de sortie: 15 avril 2020
Editeur: Nymphalis 
Total de pages: 382
Genre: Romance
Prix: 17,99  

Résumé:
« Tessa est douée avec les mots. Depuis le début de l’adolescence, elle écrit ce qu’elle ressent sur son blog. Diego, lui, fait des covers où il manie les notes à la perfection. Au hasard d’une soirée étudiante, leurs univers se rencontrent et s’opposent. Elle espère vivre de son don. Il veut percer dans la musique. Pourtant, aucun d’eux ne réussit son objectif. À première vue, rien ne pourra les réunir si ce n’est leur rejet mutuel. Cependant, il se pourrait que le destin en ait décidé autrement. Leurs rêves pourraient-ils se rejoindre ? »

Avis: 
Pour résumer, Tessa a 19 ans et vit aux crochets de son père. Il la contrôle par l’argent. Elle suit une licence en lettres, mais son père refuse qu’elle ait un rêve d’artiste. Il lui donne un an avant de l’inscrire dans une filière plus concrète, l’économie. Elle est sous pression et assez rigide. Elle rencontre, dans un bar, un musicien qu’elle considère comme raté. Il vient l’aborder, mais se prend un stop monumental. Ce gars, c’est Diego. Artiste, guitariste et chanteur, il a tout pour être populaire, mais stagne dans sa vie. Un studio, deux boulots, et son rêve reste loin et surtout hors de portée. Quand il pose les yeux sur Tessa, quelque chose se passe… À partir de ce moment, Diego va vouloir ce qu’il ne peut pas avoir et Tessa le fuira comme la peste. Mais jusqu’où?

Quand son dernier roman, La théorie des contraires, je me suis attachée aux deux personnages, car on ne peut que les aimés. Ils n’ont certes pas la même vie, mais ils ont les mêmes choix qui sont imposés et sont dans une carrière artistique, une carrière où il faut être le meilleur sinon on coule. Je me suis mise dans la peau de Tessa, car j’ai trouvé beaucoup de points communs. On fait la même licence, on tient toutes les deux un blog, même le caractère est quasiment le même. Elle se méfie de l’amour et surtout des mecs comme Diego. Quant à Diego, ce que j’admire, c’est son égo. Il ne pense qu’à lui et à sa carrière et est toujours dans le positif. Il voit tout en blanc malgré son passé compliqué. En tant que couple, je les adore.

Le thème principal change dans ce roman. Si dans son dernier roman, il était question du regard de la société. Ici, il est question de l’éducation et du regard de soi. Les deux personnages décident de dévier du chemin construit de leurs parents. Diego a décidé de partir à 16 ans de la maison pour être dans la musique. La guitare était sa meilleure amie. Il s’est battu contre le monde pour prouver qu’il avait raison. Tessa a décidé d’être plus sage. Elle a fait face à ses parents ou plutôt son père pour qu’elle soit blogueuse et enfin journaliste. Elle a fait le choix de faire une licence de lettres et son père la menace tout le temps de lui couper les vivres. Il la tient par l’argent. Tous les deux sont allés jusqu’au bout. Et ça, je ne peux qu’admirer. 

J’ai apprécié l’histoire, les personnages, les thèmes abordés. J’ai aimé que Céline Musmeaux parle de musique, d’écriture, marie ses deux thèmes et fasse de cette histoire, une belle histoire d’amour. En revanche, j’ai trouvé beaucoup de similitudes avec After de Anna Todd. Le nom féminin est le même, l’histoire du pari est là et c’est soit le personnage masculin qui en est la cause. Je me suis dit que ce n’était pas le hasard. Mais quand j’ai continué à lire, le pari n’était plus la cause de l’histoire, mais c’était autre chose. Je ne peux pas dire sans spoiler. C’est le seul petit reproche que je peux lui faire. Sinon, j’ai aimé l’histoire et je valide. 

Livres lus du même auteur:
○ Le match de nos cœurs
Après elle
La théorie des contraires

La théorie des contraires de Céline Musmeaux

Titre du roman: La théorie des contraires
Auteur: Céline Musmeaux
Date de sortie: 15/03/2020
Editeur: (Young Adulte) Nymphalis
Total de pages: 438
Genre: Romance
Prix: 17,99

Résumé:
« Pendant les grandes vacances, Mélissa est traînée par son père chez un vieil ami à lui. Elle y fait la rencontre de Maxence, le fils de ce dernier. Durant l’après-midi, les deux adolescents flirtent dans la piscine et échangent un baiser. « Un simple coup de cœur », voici ce dont Mélissa se convainc jusqu’à la rentrée. Mais à la reprise des cours, elle ne s’attend pas à tomber sur lui dans les couloirs de son lycée.
L’idylle tourne au cauchemar. Mélissa fait semblant de ne pas le reconnaître. D’autant plus qu’avec ses lunettes, ce n’est plus le beau garçon qu’elle a embrassé durant l’été, mais un intello ringard dont elle ne risque pas de s’enticher. De son côté, Maxence n’a pas une meilleure opinion de la garce qu’il voit en elle.
Pour ne rien arranger à la situation, ils se retrouvent dans la même classe. L’année s’annonce compliquée… »

Avis: 
Premier Young Adulte, romance sur ce blog, mais pas dans mes lectures. Il fut une période où je ne lisais que ça. Je me suis très vite éloignée de ce genre, car j’ai lu d’autres romans qui me correspondaient mieux. Le genre thriller faisait partie de mes favoris. Vous voyez l’espace grandiose entre ces deux genres? Bref… 

On m’a proposé un partenariat et j’ai sauté sur l’occasion pour redécouvrir ce genre-là. Pour résumer, Melissa et Maxence sont deux jeunes qui ont grandi séparément. Ils se retrouvent dans la même école, car ce dernier a dû changer radicalement de vie quand sa mère est partie sans se retourner. Ça a commencé par un baiser dans la piscine, puis ça s’est terminé dans le même lycée… Pendant un court instant, ils ont connu leurs vrais visages, mais une fois au lycée, les masques ressurgissent… Des lunettes au masque de pétasse, la haine surgit entre ses deux personnages. De la haine à l’amour, il n’y a qu’une seule barrière et elle s’avère être très fine…

Je me suis attachée aux deux personnages. Mélissa est à première vue, une pimbêche qui joue son rôle à la perfection. Elle est populaire, traîne avec des filles assez superficielles, montre sa vie sur les réseaux sociaux, en particulier sur toktok (j’ai immédiatement reconnu l’application tiktok et j’ai bien rigolé). Elle vit seule avec son père. Maxence, quant à lui, a dû déménager avec son père pour s’installer chez sa grand-mère. Il a le look bad boy, fais de la moto, a 18 ans. Quand il arrive au collège, comme il le dit si bien, il se transforme en Clark Kent. Il met ses lunettes, se comporte comme un intello et fait bonne figure. Au fil des pages, les deux personnages se rapprochent et malgré leur passé, les masques tombent. Ils tombent amoureux. J’ai trouvé que c’était dommage qu’il y ait beaucoup de disputes de couple. Le fait qu’elle soit toujours en train de chercher la petite bête et de vouloir partir après était un peu lourd. Mais j’ai compris que Mélissa avait peur de s’engager et créer des disputes permettait de tester Maxence. Donc c’est essentiel…

Ce livre a beau être fictif, le thème principal est le regard de la société. Si les jeunes d’aujourd’hui, comme les jeunes dans ce roman, portent des masques, c’est pour être bien vue par les autres. Le fait que Mélissa soit une pimbêche et refuse de laisser s’exprimer sa vraie nature est qu’elle a peur d’être jugé par les autres. Elle se protège, mais en même temps, elle s’expose à la moquerie et des vérités blessantes. Pour Maxence, c’est autre chose, il a peur que les gens s’intéressent à son physique et non à son intelligence et à ce qu’il peut donner. Le fait de cacher leur relation au monde entier montre que le regard de l’autre a une place importante et que cacher cette dite relation est plus sûr que de l’exposer en plein jour. J’ai beaucoup aimé qu’elle centre sur ce point-là. 

J’ai énormément apprécié ce roman. Les deux personnages sont attachant, l’entourage aussi. Je suis passée par les rires, les larmes et la colère. Ce livre est un concentré de ses émotions. La fin est fidèle au livre. Je ne peux rien dire… L’écriture de Céline Musmeaux est simple et fluide. C’est un film dans un livre. On voit tout, on entend tout et on imagine tout. Bravo… J’ai hâte de découvrir ses autres romans. Pour le moment, je ne suis pas déçue…

Livres lus du même auteur:
○ Le match de nos cœurs
Après elle
○ Mes mots pour ta mélodie

Les sans-sommeils de Elisa Delbarre

Titre du roman: Les sans-sommeils
Auteur: Elisa Delbarre
Date de sortie: 4 avril 2019
Editeur: Autoédition
Total de pages: 482
Genre: Fiction
Prix: 0,99

Résumé:
« Paris et sa proche banlieue, de nos jours. Tandis que Rhéa passe ses nuits dans les livres pour oublier la misère de sa condition, Zoé se lasse de n’avoir trouvé que le sommeil comme remède à sa solitude. Du temps où elles étaient meilleures amies, elles avaient pourtant juré de ne jamais se séparer. À l’aube de l’âge adulte, cette amitié d’enfance semble n’être plus qu’une lointaine illusion. Mais en quête de vérité, Zoé se lance un jour à la poursuite de sa meilleure amie, disparue deux années auparavant, explorant un univers parisien dont elle ignorait jusqu’à l’existence, et espérant que chaque nouvelle rencontre la rapprochera de celle qu’elle recherche. C’était sans compter sur Gauthier, un ancien garçon de leur école dont elle était amoureuse à l’époque, et qui a brusquement recroisé le chemin de Rhéa… »

Avis: 
Pour vous avouer, j’ai eu beaucoup de mal à faire la critique. J’ai tellement aimé le livre que je ne savais pas quoi en dire. J’ai pu prendre un peu de recul pour réfléchir et mettre des mots sur ce que j’en pensais. Pour résumer, c’est l’histoire de trois jeunes: Rhéa, Zoé et Gautier unis par le passé, mais séparés par l’avenir. On part à la découverte de leurs histoires, mais aussi de leurs retrouvailles… On voit leurs déboires à travers leurs yeux. 

Pour commencer, j’ai apprécié les trois personnages. Zoé est une fille perdue, qui a tendance à trop suivre les règles. Elle fait des études par défaut et suit le même chemin que sa soeur. Rhéa est une fille qui a arrêté ses études et qui vit actuellement dans un appartement à louer. Elle n’a pas le bac ni de papiers et doit se prostituer pour survivre. Gauthier est un garçon qui a dû quitter son école à la suite du divorce de ses parents et arrive dans un quartier huppé. Il doit s’adapter pour s’intégrer. On part à la découverte de ces trois jeunes adultes, tout marqués par la vie. Ils ont tous des caractères différents.

J’ai aimé le roman, mais la fin n’était pas ce que j’attendais. Elle m’a surprise dans le bon sens. D’un côté, j’ai envie de dire que je n’ai pas aimé la fin parce que je suis quelqu’un qui adore les histoires qui ont un happy end. Mais d’un autre côté, elle est bien parce que c’est tout à fait représentatif du roman. Si vous voulez savoir de quoi je parle, lisez le roman !

En lisant le livre, je me suis dit qu’on pouvait tous se reconnaître dans ces personnages parce qu’ils sont assez réels. Ils ont une vie certes pas très joyeuse, mais assez proche de notre vie pour qu’on puisse, pendant un roman, se mettre à leur place et vivre leur vie. Je pourrais dire que c’est un coup de coeur, car je l’ai réellement aimé, au point de le lire très vite. Peu de livres m’ont fait cet effet: l’effet que je ne peux pas lire un autre, car celui-là est trop ancré dans ma mémoire, ce livre qui attend une chose, que je passe à autre chose, un livre qui me prend aux tripes. Bref, si vous l’avez compris : je l’ai adoré. 

Il faut beaucoup aimer les hommes de Marie Darrieussecq

Titre du roman: Il faut beaucoup aimer les hommes
Auteur: Marie Darrieussecq
Date de sortie: 5 mars 2015
Editeur: Folio
Total de pages: 304
Genre: Amour, Aventure.
Prix: 8,00  

Résumé:
« Une femme rencontre un homme. Coup de foudre. Il se trouve que l’homme est noir. « C’est quoi, un noir ? Et d’abord, c’est de quelle couleur ?  » la question que pose Jean Gewnet dans « Les nègres, » cette femme va y être confrontée comme par surprise.
Et c’est quoi, l’Afrique ? Elle essaie de se renseigner. Elle lit, elle pose des questions. C’est la Solange du dernier roman de Marie Darrieussecq, « Clèves, » elle a fait du chemin depuis son village natal, dans sa « tribu » à elle, ou tout le monde était blanc. » 

Avis: 
Je l’ai lu il y a longtemps. C’est une critique que j’ai posté sur Instagram et que j’ai décidé de reprendre pour le rendre plus complet. 

C’est un des rares livres que j’ai adoré de la première à la dernière page. Aucune envie de le poser sur ma table de chevet. J’ai aimé la plume de l’auteure, qui nous emmène, tel un film dans l’Afrique ainsi que la France… Un court roman qui retrace une histoire d’amour entre un noir et une blanche. Solange est une actrice assez connue « sort » avec Kouhouesso, les yeux pleins de rêves, qui rêve d’écrire son propre film et de le produire. On voit la femme tomber amoureuse au fil des pages et l’homme être attiré par son rêve.

On voit dès le début que l’histoire est impossible entre eux avec leurs couleurs de peau ainsi que leurs rêves trop différents. Elle est amoureuse de Kouhouesso. Lui, il aime à sa façon sans jamais l’exprimer. Ils sont attirés l’un à l’autre, tels des aimants. 

Solange est attirée par l’histoire de l’Afrique. Elle questionne souvent sur le sujet.

Lorsque le projet de Kouhouesso devient réel, ils partent tous les deux avec l’équipe de tournage en Afrique. Elle se rapproche de ses questions ainsi que de son partenaire.

Je suis tombée amoureuse de ce livre au même titre que Solange pour Kouhouesso. L’histoire d’amour m’a énormément touché, car on sait qu’il n’est pas possible. C’est en partie à cause du regard de la société. Je m’identifie à Solange, car comme moi, c’est une sentimentale qui s’accroche à l’amour. Elle est dans l’émotion constamment et refuse de se séparer de son amour. Elle s’intéresse à son histoire, car c’est un moyen de s’intéresser à lui et donc de l’approcher un peu plus. Lui, en revanche, ne montre pas vraiment ces sentiments. C’est quelqu’un de fier et de mon point de vue, c’est quelqu’un qui n’a pas besoin de mots pour exprimer ce qu’il ressent. Il a seulement besoin de le montrer. Il est plus terre à terre qu’elle. Ce sont deux opposés qui s’attirent au même titre qu’ils s’éloignent. 

Quant à la fin… Je ne garde pas un joli souvenir. C’est tout ce que je peux dire.

Marie Darrieussecq est une auteure que j’admire, car elle m’a touchée avec ses mots. J’ai lu seulement deux livres d’elle et les deux m’ont fait de l’effet (dans le mauvais comme dans le bon sens). J’aime sa plume et j’avoue que pour le moment, c’est l’une de mes auteures favorites.

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