Le labyrinthe de Pharaon de Serge Brussolo

Titre du roman: Le labyrinthe de Pharaon
Auteur: Serge Brussolo
Date de sortie: 08/03/2000
Editeur:
Le livre de poche
Total de pages: 318
Genre:
Fantastique, Historique, Suspens, Polar, Thriller
Prix: 6,70

Résumé:
Pour conserver sa puissance dans le monde des morts, le pharaon Anathotep veut une sépulture inviolable. Avec le jeune architecte Dakomon, il imagine une pyramide-labyrinthe dont les clés sont des odeurs. Mais très vite, Dakomon aura une excellente raison de se venger de son commanditaire et de faire alliance avec un célèbre pilleur de tombes, Netoub Ashra. Il aura besoin des services d’Anouna, une jeune embaumeuse dotée d’un nez exceptionnel. Pour son malheur, car cet odorat hors du commun lui donne le très dangereux pouvoir d’accéder au trésor funéraire.

Avis :
Après avoir lu le tome 2, les prisonnières de Pharaon (eh oui, je n’ai pas respecté l’ordre), je me suis empressé d’acheter le tome 1. Je l’ai lu assez rapidement. Pour résumer, on retrouve Anouna, une jeune embaumeuse et parfumeuse, qui doit embaumer 50 cadavres avec son équipe dans le plus grand secret sur ordre d’Anathotep. A la suite de ça, Dakomon, un architecte parfumeur décide de l’enlever pour préparer sa vengeance contre son maître. A partir de là, Anouna devra faire des choix pour aller au bout du plan tout en survivant.

Anouna est une femme avec un nez exceptionnel. On voit en elle, une force qui lui permet de tout accomplir et elle ne se laisse jamais marcher sur les pieds. Dans une société où les hommes se croient supérieurs, Anouna doit se montrer ferme, futée et maligne. Les hommes pensent pouvoir la contrôler, mais ils se trompent. C’est en cela que je l’admire. Elle peut faire confiance aux mauvaises personnes, mais elle se remet toujours sur pied.

La aussi, on peut voir bien distinctement deux clans se former. Le clan de Pharaon composé d’Anathotep et de ses serviteurs et le clan de Dakomon, Netoub Ashra un bandit accompagné de ses hommes. Anouna est toujours au milieu et doit choisir entre les deux. Quand elle se rend compte que les deux clans sont aussi machiavéliques, elle décide de jouer dans le clan des vainqueurs. Elle joue les victimes alors qu’elle ne l’est pas du tout.

J’ai trouvé assez bien la fin du roman. Je trouvais que ça allait dans le sens du roman et je m’y attendais. Ce n’est pas en fin, une fin extraordinaire, mais je la trouve assez juste.

Mon avis général? Je trouve que Serge Brussolo a une écriture dynamique dans le sens où l’on s’ennuie jamais. Il y a toujours de l’action ou un retournement de situation qui fait que l’on ne peut pas poser le livre. Et si on le pose, on y pense. On se pose mille questions. J’aime les auteurs dans son genre. Ils savent capter l’attention et savent faire rêver. Dans un univers assez magique, il a su écrire une belle histoire. Je vous le conseille sans une once de regret.

Livres lus du même auteur:
○ Les prisonnières de Pharaon

Les Prisonnières de Pharaon de Serge Brussolo

Titre du roman: Les Prisonnières de Pharaon
Auteur: Serge Brussolo
Date de sortie: 23/08/2000
Editeur:
Le livre de poche
Total de pages: 318
Genre:
Fantastique, Historique, Suspens, Polar, Thriller
Prix: 6,70

Résumé:
Que faire quand on se retrouve prisonnière d’un harem perdu aux confins du désert, encerclée par les tempêtes de sable et les mirages trompeurs ?
Comment échapper aux pièges de cet univers clos où le crime rôde chaque nuit, cherchant une victime parmi les dormeuses du sérail ?
Comment rester en vie quand on est livrée, pieds et poings liés, à un prince reclus, dont les fièvres ont ravagé l’esprit ?
Grand maître du mystère, Serge Brussolo ouvre pour ses lecteurs les portes d’un univers trouble où le danger guette le promeneur imprudent à chaque coin d’ombre.
Quand les mille et une nuits se changent en mille et un cauchemars !

Avis :
On m’a prêtée ce livre, mais je ne l’ai pas lu de suite car je ne connaissais pas l’auteur et le résumé ne me disait pas énormément. Je me suis lancé dans la lecture et je peux vous dire que ce livre m’a surpris… Pour résumer, un groupe de femmes est enlevé en Egypte pour être emmené en plein milieu du désert, dans un palais. Au sein du groupe, se trouve une parfumeuse du nom d’Anouna. Elle est connue et c’est pour cette raison qu’elle a été enlevé. Elle a pour mission d’enquêter et de trouver qui est l’espion au sein du palais. Plusieurs problèmes se posent : le chef cache son visage car il a peur d’être vu et reconnu, c’est un harem où toutes les femmes appartiennent au chef et à chaque naissance masculines, le bébé meurt prématurément. Anouna doit donc enquêter et trouver tous les secrets de la cité.

Anouna est une femme intelligente qui n’hésite pas à se méfier de tout le monde. Elle arrive dans le palais en ayant la mission d’enquêter sur l’espion. Elle ne participe donc pas au harem. Elle devient parfumeuse. Elle peut ainsi aller et venir sans attirer l’attention. Elle se fait vite des ennemies, mais aussi des amis.

Deux clans se sont formés au sein du palais. Les deux clans pensent qu’Anouna travaille pour la rivale alors qu’elle ne prend pas de parti et qu’elle est assez solitaire. On suit son évolution, son enquête et son besoin de vérité. On découvre l’identité du tueur de bébé, le secret du hammam, mais aussi pleins de secrets.

L’auteur, Serge Brussolo, fait exprès de nous mettre sur de fausses pistes pour les détruire juste après. Du début à la fin, on ne sait rien. Un peu comme Anouna, on ne sait pas comment le roman va finir ni qui est l’identité de ce fameux chef.

Quant à la fin, j’ai été déçue. Extrêmement déçue au point de jeter le livre par terre après avoir lu la dernière page… Le roman est extra sauf dans les dix dernières où j’ai l’impression que l’auteur a voulu se débarrasser du roman en écrivant la fin. Je trouve qu’elle est complétement bâclée.

J’ai lu le tome 2 avant de lire le tome 1, donc je risque de faire une critique du tome 1 beaucoup plus tard… En soi, ça ne doit pas énormément compter de lire le tome 2 avant le 1 !

Mon avis général… J’ai eu du mal à entrer dans le roman. Il m’a fallu 4 chapitres pour arriver à me projeter. Mais une fois à l’intérieur, je me suis laissé emporter pour l’histoire. Je me suis laissé rêver de cet univers oriental et magique. Magique dans le sens beau et brillant. Jusqu’aux 10 dernières pages, je me suis demandé comment le livre allait finir. Je m’imaginais plein de fin mais je ne pouvais pas concevoir que la fin allait prendre 10 pages. Mon rêve s’est arrêté quand j’ai su qui était le chef et comment il mourrait. J’ai quand même fini le livre… Je dirais donc que mon avis est partagé entre vous le conseiller ou non. Je l’ai aimé mais détesté à la fin. A vous de vous faire votre opinion…

Livres lus du même auteur:
○ Le labyrinthe de Pharaon

Âme de pirate de Charlotte Macaron

Titre du roman: Âme de pirate
Auteur: Charlotte Macaron
Date de sortie: 9 janvier 2020
Editeur: 404 éditions
Genre: Aventure, fantastique, suspense, thriller
Partenariat: Netgalley
Prix: 7,99

Résumé:
« Il ne fait jamais bon aller dans les Mortes-Îles. Naviguer dans ce labyrinthe d’îles, si proches les unes des autres qu’elles frôlent la coque des navires qui s’y aventurent, affronter le brouillard opaque qui les recouvre, et les ombres qui s’y cachent, relève de la folie furieuse ! Mais, poursuivi par la Marine Royale, l’équipage pirate du Saule pleureur n’a pas le choix. Ils ne se laisseront pas intimider par la sombre réputation des Mortes-Îles. Ils ont à leur bord les meilleurs navigateurs, et rien n’arrêtera leur soif de liberté. Pourtant ce labyrinthe leur réserve bien des épreuves et ils n’en sortiront peut-être pas indemnes… »

Avis: 
C’est un roman que j’ai reçu en format epub dans ma liseuse. À son ouverture, j’étais étonnée qu’il n’ait pas beaucoup de pages. C’est une nouvelle d’une cinquantaine de pages environ où on se plonge directement dans l’univers des pirates, à l’entrée des Mortes-Îles. Pour résumer, c’est un équipage pirate qui est poursuivi par la Marine Royale. Une course-poursuite en pleine mer, qui va les conduire à se mettre en danger… Et surtout à démontrer une complicité entre les pirates. 

Le roman manque de description envers les personnages. On n’a pas le temps de bien les connaître et de s’attacher. On sait seulement que Jack Akerley est le capitaine du bateau Saule pleureur et qu’il est très discret et que son second est une femme prénommée Ramona Lakja. L’équipage est très peu décrit. Tout comme l’action, ils sont montrés en surface, comme si le narrateur était seulement externe. Je trouve ça dommage. 

Le roman raconte la traversée dans les brumes ainsi que la course poursuite. Il y a de la magie où diverses légendes et contes fantomatiques y sont contées, le chant : Larme du pirate qui est à la fois un hymne et une prière. C’est un peu comme une formule. J’ai beaucoup aimé ce chant et ce côté magique qui mélange piraterie et magie. 

Ce roman est un peu court pour l’histoire. Charlotte Macaron raconte en beauté cette poursuite, qui n’ait pas tout le temps facile pour les pirates ni même la Marine Royale. Cette part de magie qui accompagne les pirates durant ce voyage me fait rêver et voyager à leurs côtés. Toutefois, je trouve dommage qu’il soit aussi court. J’aurai aimée qu’elle approfondisse les personnages pour qu’on s’identifie à eux et pour qu’on s’attache. Je dois chapeau quand même à cette nouvelle qui nous met dans le bain dès le départ. Je recommande ce livre.  

Je remercie Netgalley France de m’avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l’aurais jamais lu.

Le Nombril de Solveig de Olivier Sorin

Titre du roman: Le nombril de Solveig
Auteur: Olivier Sorin
Date de sortie: 25 février 2020
Editeur: Editions des Lacs
Total de pages: 340 
Genre: Romance, suspense 
Prix: 19,90

Résumé:
« Standor a rencontré Solveig mais elle le quitte au seuil de chaque hiver puis lui donne la clef lui permettant de la retrouver à l’aurore de chaque automne. Quel est le secret de cette femme qui la pousse à fuir un bonheur parfait et à laisser cet homme en proie au vertige de l’abandon et de la solitude sans jamais lui avouer la blessure qui la ronge ? 
Ce roman décrit la relation pendant deux décennies entre Standor et Solveig, femme pointillant la vie du photographe amoureux d’un fantôme qu’il ne parvient pas à fixer dans sa vie. Standor Moire va tout au long de cette histoire tenter de retenir celle qui disparaissait et réapparaissait au gré de ses automnes. Le récit narre la fuite de cette femme, de ses retours grâce aux pellicules photographiques de Standor et de l’enquête de l’homme pour comprendre comment le nombril de sa promise n’avait pas d’autre alternative que de se donner rendez-vous sur ces vieux films argentiques. »

Avis
Je tiens tout d’abord à remercier Olivier Sorin de m’avoir envoyé le livre. Lu en deux jours, je peux clairement dire que le livre, je l’ai dévoré. Pour résumer, Standor rencontre une jeune femme du nom de Solveig à Monoprix. C’est le coup de foudre au rayon des sardines. En caisse, Solveig lui donne rendez-vous…Elle ne vient pas. Standor part à sa recherche. De nombreuses questions me viennent en tête: pourquoi part-elle? Pourquoi Standor la recherche-t-elle? Quelles sont les raisons de son départ?

Mon résumé ne tient en quelques lignes, mais vous en révélez plus retirerai de la magie à ce livre. Quand j’ai lu ce roman, j’avais quelques hypothèses quant à la suite et surtout pour la fin. J’avais pensé à la folie de l’un des deux personnages… J’avoue avoir été surprise à la fin du livre. Une agréable surprise dont je m’y attendais pas. 

Je me suis attachée aux deux personnages. Standor est un homme admirable et fort. Vivant à Paris, il a une vie banale. Il a des parents et un frère présents dans sa vie et inquiets qu’il soit toujours célibataire. Quand il fait la rencontre de Solveig, c’est la plus belle rencontre de sa vie. Il se projette enfin et sa vie prend un tout autre chemin. Il s’intéresse alors aux appareils photo et fait de nombreux voyages pour acheter des anciens dans les brocantes et les restaurer. Il part ainsi à Essaouira avec le désir de retrouver sa promise grâce aux pellicules anciennes. C’est une histoire d’amour rempli de poésie et de revirements.

J’ai aimé la plume de l’auteur qui mélange suspense, poésie et magie pour en faire un condensé d’une histoire d’amour. J’ai adoré le côté magique du roman qui mène, à chaque fois, ce couple à se retrouver. L’amour que porte Standor pour Solveig et surtout son nombril m’a fait sourire et surtout envie… J’ai vu les conséquences que l’amour pouvait avoir sur un homme qui aime passionnément et sur une femme qui ne cesse de fuir… J’ai souri, pleuré, rigolé, mais surtout j’ai espéré que la quête, que Standor avait commencée, allait bien finir. Je ne vous en dis pas plus. C’est un énorme coup de coeur. Bravo !!

Le journal de Claire Cassidy de Elly Griffiths

Titre du roman: Le journal de Claire Cassidy 
Auteur: Elly Griffiths
Date de sortie: 2 janvier 2020
Editeur: Hugo Thriller
Total de pages: 444 
Genre: Thriller, Policier, Polar, Fiction
Prix: 19,95

Résumé:
« Dans le collège anglais où elle enseigne, Claire Cassidy donne chaque année un cours sur un classique de la littérature gothique,  » L’Inconnu « , de R.M. Holland. Cet écrivain a vécu et enseigné dans le même collège que Claire, qui, fascinée par ce personnage qui hante encore les murs de l’établissement, travaille à l’écriture de sa biographie. Mais un jour, Ella, sa collègue et amie est retrouvée morte. À côté de son corps, une citation de  » L’Inconnu « … La littérature et la vraie vie entrent alors en collision, et Claire devient suspecte aux yeux de la police. Et le mystère s’épaissit lorsqu’elle ouvre son journal intime, ce journal dans lequel elle écrit chaque jour, et découvre une écriture qui n’est pas la sienne :  » Bonjour, Claire. Tu ne me connais pas.  » L’Inconnu, lui, connaît Claire, jusqu’à ses moindres secrets. »

Avis: 
Je n’ai pas l’habitude de lire des thrillers et j’avoue avoir eu du mal à rentrer dans le livre. Pour résumer, voici l’histoire: une jeune femme Claire Cassidy est professeur dans un collège. Ce collège était le lieu où résidait R.M. Holland où elle doit écrire un livre sur sa vie. Elle est passionnée par le roman « L’Inconnu » de ce défunt écrivain. Tout se passe bien jusqu’à ce qu’un individu décide de tuer les professeurs de ce collège. Le lien entre ses meurtres: Claire Cassidy. Le meurtrier s’adresse à elle à travers les corps et son journal. 

Comme dans chaque critique, je réponds à la question: dans quel personnage je me suis identifiée… Et ce n’est pas le personnage principal Claire Cassidy. Je l’ai beaucoup aimé. Elle n’hésite pas à aider les autres quitte à s’oublier elle-même et on dirait qu’elle porte le poids des responsabilités sur les épaules. Son divorce avec son ex-mari et le fait qu’elle est encaissée le fait qu’il a fait sa vie ailleurs l’a rendent attachante, mais j’ai aussi trouvé qu’il manquait de profondeur au personnage. Le fait qu’on ne sache pas beaucoup son passé ni qu’on ne sait pas qui elle est vraiment fait que je n’ai pas réussi à m’attacher. Je me suis plus attachée à sa fille Georgie de son vrai nom Georgia. J’ai vu beaucoup de points communs avec moi: le fait qu’elle adore écrire, est rebelle, a des parents divorcés et sort avec un homme plus âgé qu’elle, j’ai cru me voir dans ce personnage. J’ai trouvé qu’elle était plus importante dans le roman… Je vais vous parler d’un dernier personnage: Harbinder. J’ai trouvé qu’elle sortait du cliché du policier banal. J’étais étonnée qu’elle soit une femme tout d’abord, car le nom ne nous laisse pas penser son sexe. Je pense que c’est voulu. Ensuite, le fait qu’elle soit une ancienne étudiante du fameux collège fait qu’elle est plus attachée à l’enquête qu’un policier lambda. Et enfin, j’ai aimé qu’elle soit gay. J’ai même pensé que Claire et elle allaient finir ensemble. Je l’ai adoré.

J’ai énormément apprécié la fin. C’est une bonne chute… Je ne suis pas spécialiste des thrillers donc je ne peux pas trop en parler. Je peux juste dire que je ne m’attendais pas au coupable ni comment ça allait se terminer… Je pensais que c’était quelqu’un d’autre. J’ai aimé que l’auteure ait mis le texte de l’Inconnu à la fin. J’ai pu lire la nouvelle en entier et du coup mieux comprendre. 

Pour conclure, j’ai beaucoup aimé le roman. L’auteure était fluide et sa plume m’a fait que je n’ai pas pu lâcher le livre. Je l’ai dévoré de la première à la dernière page. Je le conseille les yeux fermés ou devrai-je dire les yeux grands ouverts. Attention quand même à ne pas oublier le monde extérieur…

Je remercie Netgalley France de m’avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l’aurais jamais lu.

La Joie de Georges Bernanos

Titre du roman: La Joie
Auteur: Georges Bernanos
Date de sortie: 12 septembre 1999
Editeur: Edition de Crémille
Total de pages: 258
Genre: Drame, folie
Prix: 12,56

Résumé:
« M. de Clergerie, sa mère (qui joue la comédie de la folie) et sa fille, Chantal, ont provisoirement quitté Paris pour un séjour à Laigneville. Ils profitent de l’agréable été normand. Au cours d’une discussion avec son père, la jeune Chantal laisse percevoir sa nature mystique, sa pureté et sa simplicité, mais elle ne se sent pas prête pour prendre le voile. Son père souhaite pourtant qu’elle s’établisse: il est surtout soucieux de sa carrière de savant et du fauteuil qu’il brigue à l’Académie. Une scène avec sa grand-mère qui a perdu la raison montre les aptitudes étranges et comme surnaturelles de Chantal de Clergerie: elle semble capable de communiquer avec les âmes… »

Avis: 
Ce roman était agréable à lire, mais je me perdais souvent entre les personnages et le contexte. Je vais essayer de vous résumer ce que j’ai compris. L’histoire tourne autour de Chantal. Elle et sa famille vont à Laigneville pour un court séjour. Son père veut qu’elle soit dans la religion, mais elle a un autre projet. Elle est d’une nature rêveuse et rêve au grand amour. Sa mère n’a que très peu de voix dans l’histoire. Sa grand-mère Françoise perd la tête et révèle des histoires qui n’ont ni queue ni tête. Elle vit sa vie jusqu’au jour où son père parle de mariage pour elle. Elle doit alors faire un choix.

J’ai beaucoup apprécié la grand-mère folle qui n’a pas peur des mots. Elle raconte des histoires avec aucun sens, prend des personnes pour des autres. Je l’ai apprécié, car elle m’a rappelé une histoire que j’avais écrite qui avait pour thème principal la folie. Ça montre aussi que la folie est l’un des contraires de la joie qui a donné son titre à l’oeuvre. J’ai aussi apprécié Chantal qui veut vivre sa vie comme bon lui chante et qui n’hésite pas à le dire à son père, académicien. 

Pour parler de la fin, que dire… La fin va bien avec le déroulement du roman, mais je ne l’aime pas pour autant. Je ne vais pas vous le dévoiler, mais je n’aime pas les romans qui se terminent mal. Je referme le livre en ressentant de la colère contre l’auteur qui a pu imaginer une telle fin et contre le roman. Je sais que la vraie vie ne se termine pas toujours bien, mais j’aimerais que le roman est cette possibilité et même cette obligation. Mais cela reste mon avis.

Pour en conclure, je m’excuse par avance de cette courte critique. Je suis en panne d’inspiration, car ce roman ne m’a pas inspiré. Je pense, qu’en grande partie, c’est dû au siècle de l’auteur, mais aussi à l’histoire. Malgré une écriture que j’ai aimée, je n’ai pas été touché par l’histoire. Elle ne m’a pas fait d’effet. C’est mon ressenti. J’ai pourtant lu des histoires de ce siècle, mais je ne sais pas. Quand on n’a pas le feeling avec le roman, rien y fait. C’est comme ça ! J’espère ne pas vous dégouter du roman. Comme je le dis souvent, il ne faut se fier qu’à son ressenti. Lisez-le pour savoir ce que vous en pensez.  

Le salaire de la peur de Georges Arnaud

Titre du roman: Le salaire de la peur
Auteur: Georges Arnaud
Date de sortie: 12 octobre 2002
Editeur: Edition Famot
Total de pages: 254
Genre: Aventure, suspens
Prix: 4,79

Résumé:
« Ils ont été pris au piège de ce port sordide du littoral sud-américain, dans un décor de fin du monde.
Pour ces vagabonds des tropiques, aventuriers faméliques, criminels, il ne reste plus qu’à mourir sur place ou récolter quelques dollars pour fuir cet enfer. 
Quitte à y laisser leur peau, un Français et trois autres desperados acceptent une mission suicide : convoyer, sur des pistes impraticables, un camion hors d’usage chargé de nitroglycérine. 
Un camion qui prend des allures de destin. Commence alors une épopée de l’angoisse pure et de l’absurde… »

Avis: 
J’ai eu énormément de mal à me mettre dans ce roman. Ce n’est pas un roman que je lirais en temps normal. Je n’aime pas les romans à suspense où l’histoire tourne autour d’une mission. Je ne me suis pas arrêtée à cela. J’ai continué à lire. Je l’ai lu, car on m’en a fait cadeau. Même si le début est long, j’ai commencé à m’accrocher à ce livre quand l’action commence : quand les 4 chauffeurs ont été choisis et que la mission commence.

Pour résumer, 4 personnes choisies grâce à des tests vont prendre la route pour ramener un camion contenant de la nitroglycérine dans un autre lieu. Ces 4 personnes ne se connaissent pas et vont devoir risquer leur vie pour mener cette mission à son terme. La récompense, c’est beaucoup d’argent. Mais le problème est le suivant : la nitroglycérine est très dangereuse. Elle est instable, une seule goutte tombe en dehors et le camion explose : menant les 4 personnes à mourir. Est-ce que la vie vaut plus que l’argent ?  

Je ferai donc une petite chronique pour vous dire ce que j’en pense. J’ai réussi à m’attacher à deux personnages qui forme un duo : Sturner et Mihalescu. Ce sont deux hommes qui vont tenter leur vie pour ramener la nitroglycérine à bon port. Ils sont au coeur de l’histoire. J’ai vécu leurs histoires à travers leurs yeux et j’ai ressenti leurs peurs, mais aussi leurs courages et leurs volontés. Il y a aussi un autre duo présent dans le roman, mais il m’a moins marqué: Luigi et Bimba. 

Quand les 4 personnes ont pris la route, je n’ai pas réussi à lâcher le roman. Il y a sans cesse des revirements et c’est ça qui m’a fait tenir. Je ne vous dirais rien, de peur de tout dévoiler. 

J’ai eu du mal avec le style de l’auteur, car, d’un paragraphe à l’autre, il change de point de vue sans mentionner de qui il parle. Il parle aussi des personnages en nommant soit avec le prénom, soit avec le nom de famille, mais jamais avec les deux. À force, je me suis souvent perdue et j’ai dû relire la page à maintes reprises.

Pour finir, je suis assez dubitative. J’ai beaucoup aimé les personnages, l’histoire quand les 4 prennent la route et la fin qui est scotchant, mais pas aussi prévisible. Mais le style de l’auteur et le début de l’histoire m’ont quelque peu freiné et m’ont laissé un arrière-goût amer. Je dirais donc que je ne l’ai pas autant apprécié que cela. Dites-moi ce que vous en avez pensé si vous l’avez lu…